Chapitre 65 Lorenzo La lumière du matin filtre à travers les rideaux de lin, une lumière pâle, douce, presque timide, qui caresse les meubles, le parquet, les draps froissés, comme si l'aube elle-même retenait son souffle pour ne pas troubler ce moment, pour ne pas briser cette paix fragile qui emplit la chambre. Les particules de poussière dansent dans les rais de soleil, montent, descendent, tourbillonnent avec une lenteur infinie, et l'odeur de la cire, du vieux bois, de la lavande, flotte dans l'air, mêlée à celle, plus subtile, plus intime, de nos deux corps enlacés. Je me réveille lentement, les sens engourdis, le corps lourd de sommeil et d'amour, l'esprit embrumé par les souvenirs de la nuit, par les images qui défilent derrière mes paupières encore closes, ses yeux, ses lèvres, sa peau, ses gémissements, son pr&
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