Il se rapproche. Ses mains se posent sur mes joues, encadrent mon visage. Ses paumes sont chaudes, rugueuses.— Je peux te protéger, Vittoria. Je peux te cacher. Personne ne te trouvera , pas Leonardo, pas Jacopo, pas L'Ombra. Nous disparaîtrons. Nous changerons de noms, de visages, de vies. Personne ne nous trouvera jamais. Mais il faut que tu me fasses confiance.— Confiance ? Je ris , un rire amer, brisé, presque fou, un rire qui résonne sous les voûtes de l'entrepôt comme un glas. Tu as tué notre père, Matteo. Tu as passé trois ans à me mentir, à me regarder pleurer sa mort, à me regarder souffrir. Tu as couché à côté de moi, tu as pris mon petit-déjeuner, tu as ri à mes blagues , tout en sachant que tu avais le sang de papa sur les mains. Et tu veux que j'aie confiance ?— Oui.Ses yeux sont
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