Chapitre 44Rafael Valse. Elle ne savait pas danser, elle me l'avait avoué d'une voix paniquée au bord de la piste, ses doigts crispés sur sa coupe de champagne, ses yeux noisette agrandis par l'angoisse, et j'avais souri malgré moi, attendri par cette vulnérabilité qu'elle ne montrait presque jamais. « Laisse-toi guider », lui avais-je dit, et ces mots, qui auraient pu être anodins, résonnaient en moi avec une signification bien plus profonde que je ne voulais l'admettre. Son corps contre le mien, sa main dans la mienne, sa taille sous ma paume, et soudain la salle de bal tout entière a disparu, les autres danseurs, les lustres, les regards, il n'est resté qu'elle, Alya, mon refuge, ma lumière, mon seul ancrage dans ce monde de ténèbres que je m'étais construit. Ses yeux. Tout au long de la danse, elle a gardé ses yeux
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