Chapitre 8RafaelJe suis assis dans mon bureau, au sommet de la tour Vargas, et je tiens le document entre mes mains. La ville scintille derrière la baie vitrée, un tapis de lumières qui s'étend jusqu'au fleuve, jusqu'aux collines noyées de brume. La nuit est tombée depuis longtemps, mais je ne suis pas rentré chez moi. Je ne rentre jamais vraiment chez moi. Mon appartement est un penthouse froid et luxueux, un endroit où je dors sans jamais y vivre, un endroit qui ressemble à une vitrine plus qu'à un foyer. Mon vrai foyer a brûlé il y a quinze ans, avec mon père, avec mon enfance, avec tout ce que j'étais avant.Le contrat est plié en trois, exactement comme le testament d'Helena Monteiro la première fois qu'Alya l'a découvert. Le papier est ordinaire, un simple bloc-notes à en-tête, mais les mots sont précis, bien alignés, sans faille juridique apparente. Elle a fait des efforts, la petite Monteiro. Elle a dû passer des heures à formuler chaque clause, à peser chaque terme, à essay
Read more