Chapitre 19MathisElle recule, elle me regarde avec ces yeux terrifiés, ces yeux immenses qui ne me reconnaissent plus, ces yeux qui me jugent et me condamnent sans appel, et je sens la rage monter en moi comme une marée noire, tout submerger, tout noyer sur son passage. Elle va partir, elle va me quitter, elle va retourner vers lui, vers ce mari parfait, vers cette vie de conte de fées dont je l'ai arrachée il y a sept ans. Je ne peux pas la laisser faire, je ne peux pas la perdre, pas maintenant, pas comme ça, pas après tout ce que j'ai sacrifié, tout ce que j'ai enduré, toutes ces années passées à jouer un rôle, à porter un masque, à aimer dans l'ombre une femme qui ne me verrait jamais autrement que comme un frère.Elle est là, à un mètre de moi, tremblante, le dos plaqué contre la tapisserie à motifs floraux qu'elle a choisie elle-même, qu'elle a posée elle-même un dimanche de printemps en riant, en disant que cette tapisserie lui rappelait quelque chose, un jardin, une enfance,
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-07-11 อ่านเพิ่มเติม