LyraLe bracelet est trop lourd. Il pèse à mon poignet comme une chaîne, comme une accusation, comme un rappel permanent de ce que je suis en train de trahir. Chaque fois que je le regarde, je vois le sceau royal , le croissant et l'épée, les armes de mon père détournées par l'usurpateur, transformées en symbole de ma soumission et je sens mon cœur se déchirer entre la gratitude et la honte, entre l'attirance et la loyauté, entre tout ce que je ressens pour Aldric et tout ce que je dois à mon père mort.Ce soir, dans ma chambre, je tente de retirer le bracelet. Je tire sur le métal, je force sur le fermoir, je me débats comme un animal pris au piège, mais le mécanisme est trop solide, trop bien conçu, impossible à ouvrir sans une clé que je n'ai pas. Mes doigts glissent sur l'or, mes ongles s'y cassent, et bientôt la peau de mon poignet est à vif, écorchée, ensanglantée. Le sang coule sur le bracelet, sur mes doigts, sur les draps de mon lit, et je ne se
Última atualização : 2026-08-05 Ler mais