Chapitre 47 Elena Le vent s'est levé dans les jardins des Carmichaël, un vent froid qui fait frissonner les roses et rider la surface de la fontaine. Mais je n'ai pas froid. La veste de Julian est toujours sur mes épaules, chaude de sa chaleur, imprégnée de son parfum de santal et de nuit. Et ses bras sont autour de moi, solides, rassurants, réels. Après tout ce temps, après tous ces mois de solitude et de silence, il est là. Vraiment là. Il m'aime. Il me l'a dit, avec des mots simples et nus, des mots qui ne ressemblaient pas à ceux d'un contrat, des mots qui venaient du cœur. Et cette vérité, cette vérité que j'ai cherchée si longtemps, cette vérité que j'ai failli perdre tant de fois, est en train de me réchauffer tout entière, de l'intérieur, comme un soleil qui se lève après
Last Updated : 2026-09-03 Read more