AlyssonJe ne dors pas. Encore. Les nuits sont devenues difficiles depuis que je vis au manoir, pas à cause du danger, pas à cause des changements, mais à cause de l'excès de sensations, de tous ces bruits que mes oreilles nouvelles captent dans le noir : les rondes des gardes, les souris dans les murs, le vent dans les pins, les rêves murmurés des loups endormis. Mon cerveau n'a pas encore appris à filtrer, à trier, à laisser passer le sommeil à travers tout ce bruit de fond.Alors je me lève, j'enfile un gilet par-dessus ma chemise de nuit, et je sors dans le couloir, pieds nus sur la pierre froide, pour aller chercher un verre d'eau à la cuisine du rez-de-chaussée.Et c'est en passant devant la porte-fenêtre de la terrasse ouest que je le vois.Il est là, dehors, dans la nuit. Assis sur la rambarde de pierre, immobile, le visage levé vers le ciel. La lune n'est pas pleine, elle est à son premier quartier, un croissant épais qui pend au-dessus des collines, mais sa lumière suffit à
آخر تحديث : 2026-10-02 اقرأ المزيد