AdamFin septembre, nuit.Il est deux heures du matin, peut-être trois. Je ne regarde pas l'heure. Regarder l'heure, c'est admettre qu'on compte les minutes, et compter les minutes, c'est admettre qu'on n'arrive pas à dormir, et ne pas arriver à dormir, chez Adam Stern, est une défaillance du système qu'il convient de corriger en silence.Sauf que ce soir, je ne veux pas corriger. Je veux rester là, éveillé, dans le noir du loft de Brooklyn, à écouter Scarlett dormir.Elle est tournée vers moi. Son souffle est lent, régulier, ce petit souffle chaud qui me frappe le torse à intervalles fixes et qui est devenu, sans que je sache exactement comment, le son le plus important de ma vie. Un de ses bras est jeté sur mon ventre, possessif même dans le sommeil. Ses cheveux sentent le shampoing à la fleur d'oranger et la peinture à l'huile. Ce mélange ne devrait exister nulle part. Il existe ici.Je la regarde. Dans le noir, je ne vois presque rien, juste la courbe de son épaule, la ligne de sa
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-09-20 อ่านเพิ่มเติม