Chapitre 88 : L'Aveu du SilenceSon visage était tellement proche de moi que je pouvais sentir son souffle.C’était un souffle court, saccadé, brûlant d’une douleur physique atroce mais traversé par une dévotion si pure qu’il en devenait vertigineux. Accroupi au-dessus de moi sur le parquet froid, ses grands bras m'enveloppant pour protéger mon corps de la chute, Yohan luttait contre le déchirement de ses côtes avec un stoïcisme terrifiant. Ses yeux noirs, baignés d'une lueur sauvage et vulnérable, ne me quittaient pas d'un millimètre, buvant chaque trait de mon visage comme un homme assoiffé au milieu du désert.Sans savoir pourquoi, je l'ai tiré vers moi.Ce ne fut pas un acte réfléchi, ni une stratégie mûrement balancée. C’était une impulsion brute, irrésistible, venue des profondeurs de ces cinq années d’exil, d’angoisse, de colère et d’amour refoulé. Mes mains encore mouillées sont remontées le long de sa nMuque, mes doigts s’ancrant fermement dans ses cheveux sombres et humides
최신 업데이트 : 2026-10-19 더 보기