MON PSYCHOPATHE ET MOI
Anouk
Je détourne les yeux, la bouche soudain trop sèche, une chaleur liquide et coupable se répandant dans mon bas-ventre. Ma peau picote, vivante, sous la robe. C’est absurde. C’est malsain au plus haut point. C’est la réaction pervertie de quelqu’un qui a été trop longtemps privé de tout contact, même hostile, et dont la colère cherche un exutoire charnel. La proximité forcée, la tension électrique, l’ennui luxueux, la peur sous-jacente… tout se mélange en une curiosité toxique et brûlante. Je déteste cet homme. Je le hais pour ce qu’il m’a pris, pour cette cage de soie. Alors pourquoi est-ce que je me demande à quoi ressemblerait le poids de ce corps anguleux et musclé contre le mien, l’
Sikat na Kabanata