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Novels by Songey

Les désirs impurs de Prunelle

Les désirs impurs de Prunelle

Prunelle Delacroix dirige un empire pesant des milliards. À la ville, elle est la CEO de glace qui verrouille les partenariats d’une poignée de main. Dans l’ombre de sa chambre, son époux Yassir ne lui offre qu’une sexualité polie, bornée, qui l’étouffe. Ce qu’elle cache sous ses tailleurs stricts, c’est un désir brûlant pour un homme brutal, dominant, un bad boy aux désirs impurs capable de la posséder sans permission. Quand Gérald entre dans son bureau pour un simple entretien, tout bascule. Trente ans, une mâchoire de prédateur, un regard orageux qui traverse ses défenses en une seconde. Il murmure « je suis sûr que nous allons très bien nous entendre, Madame la Présidente », et un courant électrique la consume. Elle l’engage le soir même. Très vite, il devient son amant possessif, comble ses fantasmes les plus inavouables et l’entraîne dans une spirale sensuelle qui fait exploser tous ses repères. Mais sous la passion torride se cache un piège. Fuites, trahisons, messages cryptés. Gérald n’est pas un simple secrétaire : il a un plan. Un matin, il lui tend une clé USB et articule, glacial : « Sois à minuit à l’adresse que je t’enverrai, sinon les médias recevront tout. Ne préviens personne. » Prunelle comprend que l’homme qu’elle a laissé entrer dans son lit détient désormais sa chute tout entière.
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Chapter: CHAPITRE 50: La décision contre-attaque
Chapitre 50 : La décision de contre-attaqueLe jour se levait à peine, gris et froid, quand Prunelle composa le numéro de Yassir. Elle était assise dans son bureau, les stores encore baissés, le visage défait par la nuit blanche, mais les yeux secs. La crise de la veille avait laissé place à une détermination glacée, celle des survivants. Elle ne pleurerait plus. Elle ne supplierait plus. Elle allait se battre.— C’est moi, dit-elle lorsque Yassir décrocha, la voix enrouée par le manque de sommeil.— Je t’écoute.— J’ai réfléchi. Tu avais raison. Sur tout.Un silence. Puis la voix de Yassir, prudente :— Qu’est-ce que tu proposes ?— Je veux te voir. Avant l’ouverture des bureaux. Dans mon bureau.— J’arrive.Elle raccrocha, fixa le téléphone un instant, puis se leva pour se passer un peu d’eau sur le visage. Elle se regarda dans le miroir de la salle d’eau, et pour la première fois depuis des semaines, elle ne détourna pas les yeux. La femme qui la fixait était brisée, mais debout.Q
Last Updated: 2026-08-24
Chapter: Chapitre 49: Le cri muet
Chapitre 49 : Le cri muetLe penthouse était vide, silencieux comme une tombe. Yassir était reparti, après lui avoir laissé les photos, après lui avoir dit qu'il ne pouvait rien faire si elle continuait à mentir. Il avait claqué la porte, et le bruit s'était répercuté dans les pièces immenses, comme un couperet. Prunelle était restée assise sur le canapé, les photographies éparpillées autour d'elle, les yeux secs, le corps en état de choc.Elle attendit. Elle ne savait pas quoi. Peut-être un message de Gérald, un appel, un signe. Mais le téléphone resta muet. Elle regarda l'écran, espérant malgré elle, puis le reposa, écœurée. Elle n'était même pas capable de savoir si elle voulait qu'il appelle ou qu'il disparaisse.Elle se leva, traversa le salon, monta l'escalier de marbre. Chaque pas résonnait, lourd, comme si elle traînait des chaînes. Dans la chambre, elle s'arrêta devant le grand miroir en pied, celui qui reflétait autrefois la reine de glace, sûre d'elle, invincible. Elle leva
Last Updated: 2026-08-24
Chapter: Chapitre 48: Le passé de Gérald
Chapitre 48 : Le passé de GéraldVingt ans plus tôt, dans une petite ville de la banlieue lyonnaise, Gérald n’était encore que Tristan Moreau. Un garçon mince, trop sensible, qui écrivait des poèmes dans des cahiers à spirale et croyait que l’amour pouvait tout sauver. Il avait les cheveux en bataille, un sourire désarmant, et une fiancée du nom d’Élise.Élise était douce. Elle travaillait comme comptable dans une filiale logistique de Delacroix Industries, une tour grise où les salariés n’étaient que des numéros. Elle rentrait le soir, épuisée mais confiante, racontait à Tristan ses journées, les chiffres qu’elle alignait, les humiliations qu’elle subissait. Il l’écoutait, la serrait contre lui, lui promettait un avenir meilleur. Ils rêvaient d’un petit appartement, d’un enfant, d’une vie simple.Puis la filiale avait été restructurée. Un plan social, froidement exécuté. Des dizaines de licenciements, sans préavis, sans indemnités décentes. Élise avait reçu sa lettre un matin de nove
Last Updated: 2026-08-24
Chapter: CHAPITRE 47: La confrontation calculée
Chapitre 47 : La confrontation calculéeLe penthouse baignait dans un silence de plomb lorsque Yassir entra dans le salon, l’enveloppe kraft serrée sous le bras. Prunelle était assise sur le canapé, les pieds repliés sous elle, un verre de vin à peine entamé posé sur la table basse. Elle n’avait pas allumé le grand lustre, préférant la lumière tamisée d’une lampe d’appoint. Dehors, la pluie avait cessé, laissant derrière elle une odeur de bitume mouillé qui montait jusqu’à la terrasse.Elle leva les yeux vers lui, le visage marqué par des jours d’insomnie. Il s’arrêta à quelques pas, le regard fixe, la mâchoire serrée. Elle comprit immédiatement que quelque chose était grave. Yassir n’avait pas cette expression depuis des années, depuis l’époque où ils négociaient des contrats hostiles, où chaque mot pouvait faire basculer un empire.— Assieds-toi, dit-il d’une voix sans timbre.— Pourquoi ? demanda-t-elle, méfiante.— Assieds-toi, Prunelle.Elle obéit lentement, le cœur battant. Yass
Last Updated: 2026-08-24
Chapter: Chapitre 46: L'alerte de minuit
Chapitre 46 : L’alerte de minuitLa nuit était noire et muette, à peine troublée par le bourdonnement lointain de la ville. Yassir se tenait dans son bureau du penthouse, les stores baissés, une seule lampe allumée. Il n’avait pas rejoint la chambre conjugale. Il n’y avait plus sa place depuis longtemps, et il ne tenait pas à croiser le regard de Prunelle, ce regard fuyant qui le rendait fou.Le téléphone sécurisé vibra sur le buvard. Un message du détective. Trois mots : « J’arrive. Maintenant. »Yassir hocha la tête, le visage fermé. Il savait ce que cela signifiait. L’homme qu’il avait engagé n’appelait jamais pour des banalités. S’il se déplaçait à minuit, c’est qu’il tenait enfin une preuve.La porte de service s’ouvrit doucement, et le détective entra sans bruit. C’était un homme d’une cinquantaine d’années, trapu, le cheveu ras, les yeux gris comme la pluie. Il portait un blouson sombre et tenait une enveloppe kraft sous le bras. Yassir lui désigna un fauteuil, mais il resta de
Last Updated: 2026-08-23
Chapter: Chapitre 45: La clé USB
Chapitre 45 : La clé USBL’appartement du vingtième arrondissement était silencieux, volets clos, lumière crue de la lampe de bureau découpant un cercle blanc sur la table. Gérald était assis, le dos droit, une cigarette se consumant dans un cendrier débordant. Devant lui, un ordinateur portable ouvert, un câble reliant l’appareil à une clé USB noire posée sur un mouchoir. Il travaillait depuis des heures, le visage concentré, les doigts volant sur le clavier.Il avait commencé par trier les photographies. Des dizaines, prises à différents moments, sous différents angles. Certaines volées à son insu dans les bureaux de la tour, d’autres extraites de la vidéosurveillance qu’il avait piratée, d’autres encore prises par lui-même lors de leurs nuits clandestines. Il les passa en revue, froidement, comme un greffier de l’enfer. Le visage de Prunelle y apparaissait sous toutes ses facettes : la présidente au port altier, la femme troublée dans le miroir des toilettes, l’amante offerte contr
Last Updated: 2026-08-23
À la merci de mon beau-frère

À la merci de mon beau-frère

Je m’appelle Staline Fladig. Et j’ai commis l’erreur impardonnable : tomber amoureuse du diable qui dort sous le même toit que moi. Il est le fils de mon beau-père. Mon beau-frère. L’interdit absolu. Un monstre aux yeux de braise qui me dévore du regard quand personne ne regarde, qui murmure des menaces enrobées de velours noir derrière les portes closes. La nuit, il me fait trembler. Le jour, je dois sourire à notre famille recomposée comme si de rien n’était. Personne ne sait qu’il m’a volé mon premier baiser sous les combles, personne ne soupçonne l’enfer qu’il tisse autour de moi. Il m’a prévenue : « Tu es à moi, Staline. Un seul mot, et je détruis tout ce que tu aimes. » Je suis à sa merci. Prisonnière d’un désir interdit, d’une tension qui fera exploser notre famille. Il est diabolique. Il est mon bourreau. Et le pire ? Je ne suis plus sûre de vouloir qu’il s’arrête.
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Chapter: Chapitre 29: La guerre commence
CHAPITRE 29 — LA GUERRE COMMENCEJe retrouvai Lucian dans le bureau de son père.Il m’avait envoyé un message quelques minutes après la scène du salon : « Attends-moi dans ma chambre. Ne bouge pas. » Mais je n’avais pas obéi. J’avais suivi la silhouette furieuse qui traversait le hall, et je m’étais glissée derrière lui jusqu’à la porte du bureau, restant dans l’ombre du couloir.La pièce était vaste, tapissée de boiseries sombres, avec une immense bibliothèque qui couvrait tout un mur. Armand était assis derrière son bureau en acajou, un verre de whisky à la main. Il n’avait pas l’air surpris de voir Lucian entrer sans frapper.« Ferme la porte, » dit-il calmement.Lucian la claqua derrière lui avec une violence qui fit trembler les murs. Je reculai d’un pas, le cœur battant.« Tu as signé un contrat avec Victor Hale sans même en parler à Staline, » attaqua Lucian, la voix vibrante de rage. « Tu savais très bien ce que cela signifiait. Tu l’as condamnée à un enfer. »Armand but une g
Last Updated: 2026-09-02
Chapter: Chapitre 28: La vente
CHAPITRE 28 — LA VENTEJe n’ai pas dormi.Après que Lucian m’eut ramenée à ma chambre, après ses promesses murmurées dans l’obscurité, après le baiser brûlant qu’il déposa sur mon front avant de s’éclipser, je restai allongée sur mon lit, les yeux grands ouverts, à fixer le plafond. Les heures s’égrenèrent, lentes, impitoyables. Dans ma tête tournaient en boucle les mots de mon beau-père : une proposition de mariage, pour toi, Staline.Je me sentais vendue. Livrée à un inconnu comme une pièce de bétail, sans qu’on m’ait seulement demandé mon avis. Ma mère m’avait élevée dans l’idée que le mariage était un choix, pas une contrainte. Si elle me voyait aujourd’hui, enfermée dans ce manoir de marbre et de secrets, elle pleurerait de rage.Au matin, je n’eus même pas la force de descendre. Je restai sous la couette, les genoux repliés contre la poitrine, écoutant les bruits étouffés de la maison qui s’éveillait. Des pas dans le couloir, des portes qui claquent, des chuchotements. Puis, ver
Last Updated: 2026-09-02
Chapter: Chapitre 27: La mariage familial
CHAPITRE 27 — LE MARIAGE FAMILIALLe salon entier semblait retenir son souffle.Lucian se tenait dans l'embrasure de la porte, le visage blême de rage contenue, les poings serrés le long du corps. Son regard allait de son père à moi, comme s'il cherchait une issue à ce piège qui venait de se refermer sur nous.« Tu ne peux pas faire ça, » dit-il d'une voix sourde, menaçante.Mon beau-père, Armand Delacroix, ne cilla pas. Il se cala dans son fauteuil, croisa les jambes, et planta ses yeux froids dans ceux de son fils.« Je peux, et je vais le faire. Staline n'est pas ta sœur par le sang, mais elle porte notre nom depuis que sa mère m'a épousé. Elle a des devoirs envers cette famille, comme nous tous. »« Elle n'a rien à voir avec tes dettes ! » explosa Lucian en faisant un pas dans la pièce. « Tu ne vas pas la vendre comme une marchandise pour sauver tes affaires pourries. »Armand haussa un sourcil, un sourire mauvais aux lèvres. « Tu parles de dettes, mon fils. Mais c'est toi qui as
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 26: Le retour
CHAPITRE 26 — LE RETOURLe jour se levait à peine lorsque nous reprîmes la route.Lucian conduisait en silence, les yeux rivés sur la route, le visage marqué par la fatigue et la douleur. Son épaule blessée semblait le faire souffrir, mais il ne s'en plaignait pas. Il se contentait de serrer les dents, les doigts crispés sur le volant.« On ne peut pas rentrer ensemble, dit-il finalement. Quelqu'un pourrait nous voir. »Je hochai la tête. « Je sais. Dépose-moi à l'arrêt de bus près de la grille, je finirai à pied. »Il me jeta un regard en coin. « Tu crois que je vais te laisser marcher seule après ce qui s'est passé ? »« Je crois que tu n'as pas le choix. Si on veut éviter les soupçons, il faut qu'on arrive séparément. »Il grogna, mais ne protesta pas davantage. Il se gara un peu plus loin, à l'abri d'un bosquet, et se tourna vers moi. Ses yeux étaient sombres, inquiets.« Staline, si quelqu'un te pose des questions, tu ne sais rien. Tu as passé la nuit dans ta chambre. Compris ? »
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 25: La liberté
CHAPITRE 25 — LA LIBERTÉLa portière ouverte laissait entrer le froid de la nuit, mais je ne frissonnai pas. J'étais ailleurs, suspendue entre deux mondes : celui de la raison qui me criait de fuir, et celui de mon cœur qui me clouait sur place.Lucian n'avait pas bougé. Il fixait le pare-brise, les mains posées sur ses cuisses, le visage impassible. Pourtant, je percevais la tension qui irradiait de tout son être, cette retenue douloureuse, comme s'il luttait contre lui-même pour ne pas refermer la portière et m'enfermer à jamais dans sa cage.Je fis un pas. Un seul.Mon pied toucha le sol gravillonneux, et le bruit me sembla démesuré dans le silence. Je m'extirpai lentement de la voiture, le souffle court, le cœur battant à un rythme insoutenable. L'air glacé me gifla le visage, me ramenant brutalement à la réalité.J'étais dehors. Libre.La route s'étendait devant moi, sombre et déserte, bordée d'arbres décharnés dont les branches griffaient le ciel. Je fis un pas, puis un autre. C
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 24: La confession
CHAPITRE 24 — LA CONFESSIONLes mots de Lucian claquèrent dans l'habitacle comme un coup de fouet.Je restai figée, le souffle coupé, le regard plongé dans le sien. La pénombre de la nuit l'enveloppait, soulignant les contours de son visage tuméfié, la dureté de sa mâchoire, la lueur fiévreuse qui brûlait dans ses yeux.« Tu ne me crois pas ? » demandai-je d'une voix blanche.Il resserra sa main sur ma nuque, juste assez pour m'ancrer à lui, sans me faire mal. « Je crois ce que je vois. Et ce que je vois, c'est une jeune femme qui se ment à elle-même. Qui préfère les belles excuses aux vérités qui dérangent. »Je déglutis, sentant la chaleur de ses doigts se diffuser dans ma nuque. « Et quelle serait cette vérité, selon toi ? »Il se pencha encore, jusqu'à ce que son front touche presque le mien. « Que tu es venue parce que tu m'aimes. Parce que tu ne supportes pas l'idée de me perdre. Parce que je te manque, même quand je suis là. Et parce que, malgré tout ce que je t'ai fait, tu ne
Last Updated: 2026-08-28
Je pensais qu'il m'aimait

Je pensais qu'il m'aimait

Je pensais qu’il m’aimait. C’était mon erreur, ma condamnation, et bientôt ma force. Sarly Vauvert a toujours cru que l’amour devait consumer. Alors quand il entre dans sa vie — charismatique, magnétique, dangereux — elle y voit la promesse d’une passion absolue. Il l’isole, la façonne, la brise. Chaque caresse a le goût d’une chaîne. Chaque « je t’aime » est une lame. Sarly encaisse, se tait, saigne en silence, parce qu’elle veut croire qu’au fond, il l’aime. Que ses blessures sont la preuve d’un amour trop grand. Mais il y a un point de rupture. Une nuit de trop. Une trahison qui fait tout basculer. Et Sarly cesse d’être la proie. La douleur ne disparaît pas : elle se transforme en colère froide. Elle ne fuira pas. Elle restera. Elle apprendra ses faiblesses, jouera son jeu et frappera là où ça fait mal. Car il croyait l’avoir brisée. Il n’a fait que la réveiller.
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Chapter: Chapitre 21: Les anciennes victimes
Chapitre 21 — Les anciennes victimesLe mur de photos semblait respirer. Des dizaines de visages, des dizaines d'histoires, toutes achevées en une même nuit, un même silence. Sarly s'était approchée lentement, comme on s'approche d'un autel. Ses jambes tremblaient, mais elle ne détournait plus les yeux. Elle voulait voir. Elle devait voir.Marthe se tenait en retrait, les bras croisés, le visage grave. Elle n'avait pas allumé la pièce ; la lumière venait d'une verrière sale, filtrée, grise, qui donnait aux photos un air de mausolée. L'odeur de poussière et de papier ancien prenait à la gorge.Sarly s'arrêta devant le visage d'une femme blonde, les yeux clairs, le sourire figé dans un élan de vie. Sous la photo, un prénom : Justine. Une date : disparue il y a quatre ans. À côté, une autre photo, plus récente, où la même Justine paraissait amaigrie, le regard vide. Et une annotation : « Récidive. Retour volontaire. Jamais revue. »— Elle est revenue, murmura Sarly, la voix blanche.— Ou
Last Updated: 2026-09-16
Chapter: Chapitre 21: Le refuge
Chapitre 21— Le refugeLa pièce était exiguë, éclairée par une ampoule nue qui pendait du plafond. La femme qui venait de parler se tenait debout face à Sarly, les bras croisés, le visage indéchiffrable. Elle devait avoir une cinquantaine d'années, des cheveux poivre et sel tirés en arrière, des rides profondes autour de la bouche. Ses yeux sombres ne lâchaient pas Sarly, comme si elles cherchaient à lire en elle.Sarly resta muette, la main brûlée serrée contre sa poitrine. Son cœur battait si fort qu'elle l'entendait résonner dans ses tempes. Cette femme savait. Elle savait pour Adrian, pour la villa, pour la prison dorée. Et elle venait de la reconnaître.— Comment… comment savez-vous ? balbutia Sarly.La femme esquissa un sourire sans chaleur.— Ici, nous savons beaucoup de choses. Nous savons ce que fait Adrian Valtor aux femmes qui ont le malheur de croiser sa route. Nous savons comment il les isole, les brise, les détruit. Et nous savons reconnaître les marques qu'il laisse.So
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 20: La photo brûlée
Chapitre 20 — La photo brûléeLa bibliothèque sentait la fumée et le papier consumé. Sarly était agenouillée sur le sol, le fragment de photo serré dans sa main brûlée. La douleur pulsait dans ses doigts, lancinante, mais elle ne desserrait pas l'étreinte. Adrian était parti, la laissant seule avec les cendres du journal d'Elisa et ce morceau calciné qui semblait peser une tonne.Elle se releva lentement, les jambes flageolantes. Sa paume la brûlait atrocement. Elle regarda autour d'elle : le feu achevait de dévorer les derniers vestiges du carnet. Il ne restait rien des mots de la sœur d'Adrian, rien de ses cris écrits à l'encre. Rien, sauf ce fragment de photo qu'elle avait arraché aux flammes au péril de sa main.Elle sortit de la bibliothèque, longea les couloirs d'un pas vacillant. Les caméras la suivaient, mais personne ne vint l'arrêter. Peut-être Adrian avait-il donné l'ordre de la laisser. Peut-être attendait-il qu'elle se brise encore un peu plus. Sarly ne savait plus distin
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 19: La confrontation
Chapitre 19— La confrontationSarly se releva d'un bond, le carnet toujours serré contre elle. Son cœur battait à se rompre, sa gorge était nouée. Elle recula d'un pas, heurtant la table basse, sans quitter Adrian des yeux.Il entra, referma la porte derrière lui, sans un bruit. Son visage était impassible, mais ses yeux gris luisaient d'une lueur dangereuse. Il la regarda, puis son regard descendit sur le carnet rouge.— Tu as trouvé ça, dit-il d'une voix plate, sans question.Sarly serra le carnet plus fort. Elle savait qu'il mentirait, qu'il tenterait de tout nier. Mais elle ne pouvait pas se taire. Pas maintenant.— C'est le journal d'Elisa, dit-elle, la voix tremblante mais ferme. Votre sœur. Vous l'avez enfermée, battue, affamée. Vous l'avez tuée.Adrian esquissa un sourire, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux.— Ma sœur était folle, Sarly. Elle a toujours été instable. Ce carnet n'est qu'un tissu de mensonges écrits par une malade.— Elle m'a appelée par mon prénom. Elle s
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 18: Le journal intime
Chapitre 18 — Le journal intimeDeux jours s'étaient écoulés depuis que Sarly s'était réveillée dans la chambre aux draps blancs, le corps fourbu mais l'esprit embrumé de souvenirs contradictoires. Adrian ne l'avait pas quittée, ou presque. Il venait la voir chaque matin, s'asseyait au bord du lit, lui apportait du thé, lui parlait doucement. Il ne l'avait plus touchée avec violence, ni même avec insistance. Il se contentait de gestes simples : écarter une mèche de son front, replacer la couverture, effleurer sa main. Et Sarly, malgré la haine qui couvait, se surprenait à ne plus reculer.Elle se détestait pour cela. Mais la pièce noire avait laissé en elle une faille, une fissure par laquelle la présence d'Adrian s'infiltrait. Elle ne savait plus si elle le redoutait ou si elle l'attendait. Peut-être les deux. C'était cette ambivalence qui la rendait folle.Le troisième jour, Adrian annonça qu'il devait s'absenter pour la journée. « Tu peux circuler librement dans la villa, dit-il en
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 17: Chantage affectif
Il prit la tasse vide, la posa sur la table de chevet. Puis il se pencha, prit la main de Sarly dans la sienne. Elle voulut la retirer, mais ses doigts restèrent inertes, faibles, abandonnés.— Écoute-moi, Sarly. Je ne suis pas ton ennemi. Ton ennemi, c’est ce journaliste qui t’a manipulée. C’est cette clé USB pleine de mensonges. C’est ta culpabilité qui te ronge depuis six ans. Moi, je peux t’aider à te libérer de tout ça.— En m’enfermant dans le noir ?— En te montrant tes limites. En te forçant à toucher le fond, pour que tu cesses de te débattre. Maintenant, tu sais ce que c’est que de me défier. Tu sais ce que tu risques. Et tu sais aussi que je suis là pour te rattraper.Il caressa le dos de sa main, lentement, avec une douceur insoutenable. Sarly ferma les yeux. Les larmes coulaient sous ses paupières, silencieuses, brûlantes. Elle se détestait de ne pas le repousser. Elle se détestait de trouver du réconfort dans ce contact.— Laissez-moi, murmura-t-elle.— Tu ne veux pas qu
Last Updated: 2026-08-25
Le dernier gigolo est mon ultime coup de cœur

Le dernier gigolo est mon ultime coup de cœur

Elle en a détruit cinq. Le sixième l’a possédée. Et il était le dernier de ses gigolos. À quarante ans, Inès ne croit plus en l’amour. Elle croit au plaisir, à la revanche, et aux hommes qu’on paie pour ne jamais s’attacher. Après un divorce qui l’a humiliée avec Hector, elle s’offre une vengeance méthodique : de jeunes amants, beaux, dociles, performants. Des gigolos. Elle les use, les vide, les jette. Ses amies ricanent ? Qu’elles regardent. En trois mois, cinq corps réduits à l’état de souvenirs. Puis vient Darius. Vingt-six ans. Étudiant. Le dernier sur sa liste. Mais dès le premier regard, il n’est pas comme les autres. Il ne se laisse pas acheter. Il ne se couche pas. Il la regarde comme si c’était elle, la proie. Il ne se contente pas de la suivre dans son jeu : il le brise. Là où Inès menait la danse, il impose son rythme. Là où elle ordonnait, il exige. Et pour la première fois, elle n’a pas envie de résister. Elle a envie d’appartenir. Cinq gigolos pour asseoir sa puissance. Un seul pour la réduire en cendres. Et faire d’elle sa chose — pour toujours.
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Chapter: Chapitre 13: Le dressage
Chapitre 12 : La punition du sixièmeLa chambre était plongée dans une pénombre épaisse, à peine percée par la lumière orange des lampadaires filtrant à travers les rideaux. J'étais à genoux sur le tapis, le drap toujours enroulé autour de mon corps, la tête baissée, le cœur battant à tout rompre.J'entendis Darius marcher derrière moi, lentement, savourant mon attente. Ses chaussures en cuir résonnaient sur le parquet, un bruit régulier, implacable, qui me faisait tressaillir à chaque pas.— Regarde-moi, ordonna-t-il.J'obéis, relevant la tête. Il se tenait devant moi, le regard sombre, les mâchoires serrées. Il avait retiré sa veste, remonté ses manches sur ses avant-bras musclés. Dans sa main droite, il tenait sa ceinture, noire, épaisse, qu'il faisait claquer doucement contre sa paume.— Sais-tu pourquoi je dois te punir ?Je déglutis.— Parce que j'ai couché avec un autre.— Non, corrigea-t-il en s'agenouillant face à moi. Parce que tu as essayé de te fuir. Parce que tu as nié ce
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 12: Le quatrième sacrifié
Chapitre 12: Le quatrième sacrifiéJe m'étais menti pendant trois jours. Trois jours à me convaincre que je pouvais encore exister sans lui, que j'étais toujours cette femme libre qui consommait les hommes comme des cigarettes, avec détachement et mépris. Trois jours à regarder mon téléphone comme une adolescente en manque, à sursauter au moindre bruit, à me toucher en pensant à ses mains, à sa voix, à sa queue.Il fallait que ça cesse.Je devais reprendre le contrôle. Me prouver que Darius n'était qu'un homme parmi d'autres, une parenthèse intense mais refermable. Alors j'avais appelé l'agence, la voix assurée, presque agressive, et j'avais commandé un quatrième gigolo. Un brun, vingt-cinq ans, bodybuildé. Tout l'opposé de Darius, du moins je l'espérais.Il s'appelait Bastien.Quand il franchit ma porte, je le jaugeai d'un regard clinique. Beau, certes. Des épaules larges, un torse sculpté par des heures de musculation, un sourire commercial de gagnant. Il sentait le parfum bon march
Last Updated: 2026-08-28
Chapter: Chapitre 11: Le manque insoutenable
Chapitre 11 : Le manque insoutenableTrois jours.Trois jours sans un appel, sans un message, sans même une ombre de sa présence. J'avais attendu, le téléphone posé sur la table, sursautant à chaque vibration. Mais rien. Le silence s'étirait, cruel, et chaque heure qui passait creusait un vide plus profond dans mon ventre.Le premier jour, j'avais tenu bon. J'avais rangé l'appartement, fait du tri, tenté d'occuper mon esprit. Mais mes pensées revenaient sans cesse à lui. À ses mains. À sa voix. À la façon dont il m'avait prise contre le mur, comme une chose qui lui appartenait.Le deuxième jour, j'avais craqué.Je m'étais allongée sur le lit, nue, et j'avais fermé les yeux. Mes doigts avaient glissé entre mes cuisses, cherchant à reproduire ce qu'il me faisait ressentir. Je me caressai lentement, imaginant sa bouche sur mes seins, sa queue en moi. Mais rien n'y faisait. Le plaisir restait fade, lointain, comme un écho affaibli. Mes propres mains ne pouvaient pas remplacer les siennes.
Last Updated: 2026-08-26
Chapter: Chapitre 10: L'humiliation sucrée
Chapitre 9 : L'humiliation sucréeJe me réveillai seule dans le lit défait, le corps endolori, la peau marquée par ses doigts.La lumière du matin filtrait à travers les rideaux, éclairant les draps froissés, les traces de nos ébats, et cette odeur de sexe qui imprégnait encore l'air. Je restai allongée de longues minutes, les yeux au plafond, revivant chaque instant de la nuit. Ses mains sur mes hanches. Sa queue en moi. Sa voix qui m'ordonnait de jouir.Un frisson me parcourut, et je serrai les cuisses.Je me levai avec difficulté, les jambes tremblantes, et me dirigeai vers la salle de bain. Dans le miroir, je découvris les marques qu'il avait laissées : des empreintes rouges sur mes hanches, une morsure légère sur mon épaule, mes lèvres gonflées par ses baisers. Je passai mes doigts sur ces traces, troublée par la fierté étrange qu'elles faisaient naître en moi.Il m'avait marquée. Comme on marque un territoire.Je passai la journée dans un brouillard, incapable de me concentrer.
Last Updated: 2026-08-26
Chapter: Chapitre 9: Première capitulation
Chapitre 9 : Première capitulationJe restai suspendue à lui, le corps parcouru de spasmes résiduels, incapable de former une pensée cohérente. Darius ne bougeait pas, sa queue toujours logée en moi, dure, exigeante, comme si mon orgasme n'avait été qu'une pause dans sa conquête. Son souffle chaud caressait mon cou, et ses mains maintenaient mes fesses pressées contre ses hanches.— Tu vois ? murmura-t-il. Tu n'avais jamais joui comme ça. Pas vrai ?Je secouai faiblement la tête, les joues en feu. C'était la vérité. Jamais, en quinze ans de mariage, ni même avec les gigolos, je n'avais ressenti une telle déferlante. Mon corps ne m'appartenait plus. Il était devenu le sien.— Maintenant, écoute-moi bien.Il se retira doucement, et je gémis de frustration en sentant le vide. Il me prit par la main et me guida vers la chambre. Mes jambes flageolaient, mais il me soutenait, me conduisant jusqu'au lit. Il me fit allonger sur le dos, puis recula pour se déshabiller entièrement.Je le regard
Last Updated: 2026-08-26
Chapter: Chapitre 8: Je n'en reviens pas de cette houle sexuelle
Je fermai les yeux, submergée par une vague de plaisir si intense que j'en oubliai toute fierté. Sa langue revint sur mon clitoris, aspirant, fouettant, et je sentis l'orgasme monter, inexorable.— Pas encore, dit-il en s'arrêtant brusquement.Il se releva, me saisit par les poignets et me traîna vers le salon. Mon corps tremblait de frustration, mais une partie de moi — une partie que je découvrais à peine — prenait un plaisir pervers à cette privation.Il me poussa sur la table basse, me plia en deux, et s'agenouilla derrière moi. Sans prévenir, il plongea sa langue en moi par-derrière. Je hurlai, surprise par cette intrusion intime. Ses mains agrippaient mes fesses, les écartant pour mieux me dévorer. Il me léchait avec une voracité qui me faisait perdre la tête, alternant entre mon sexe et cet endroit secret que personne n'avait jamais exploré.— Tu aimes ça ? demanda-t-il en relevant la tête, le souffle chaud contre ma peau.— Oui… murmurai-je, incapable de mentir.— Dis-le.— J'
Last Updated: 2026-08-25
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