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Chapitre 17: Chantage affectif

Author: Songey
last update publish date: 2026-08-25 18:33:55

Il prit la tasse vide, la posa sur la table de chevet. Puis il se pencha, prit la main de Sarly dans la sienne. Elle voulut la retirer, mais ses doigts restèrent inertes, faibles, abandonnés.

— Écoute-moi, Sarly. Je ne suis pas ton ennemi. Ton ennemi, c’est ce journaliste qui t’a manipulée. C’est cette clé USB pleine de mensonges. C’est ta culpabilité qui te ronge depuis six ans. Moi, je peux t’aider à te libérer de tout ça.

— En m’enfermant dans le noir ?

— En te montrant tes limites. En te fo
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    Il prit la tasse vide, la posa sur la table de chevet. Puis il se pencha, prit la main de Sarly dans la sienne. Elle voulut la retirer, mais ses doigts restèrent inertes, faibles, abandonnés.— Écoute-moi, Sarly. Je ne suis pas ton ennemi. Ton ennemi, c’est ce journaliste qui t’a manipulée. C’est cette clé USB pleine de mensonges. C’est ta culpabilité qui te ronge depuis six ans. Moi, je peux t’aider à te libérer de tout ça.— En m’enfermant dans le noir ?— En te montrant tes limites. En te forçant à toucher le fond, pour que tu cesses de te débattre. Maintenant, tu sais ce que c’est que de me défier. Tu sais ce que tu risques. Et tu sais aussi que je suis là pour te rattraper.Il caressa le dos de sa main, lentement, avec une douceur insoutenable. Sarly ferma les yeux. Les larmes coulaient sous ses paupières, silencieuses, brûlantes. Elle se détestait de ne pas le repousser. Elle se détestait de trouver du réconfort dans ce contact.— Laissez-moi, murmura-t-elle.— Tu ne veux pas qu

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    Chapitre 16 — Le chantage affectifSarly s’éveilla dans une chambre tiède, baignée d’une lumière pâle qui filtrait à travers des rideaux de lin. Elle mit plusieurs secondes à comprendre où elle était. Le lit était moelleux, les draps propres, l’air embaumait une odeur de savon et de thé. Elle tourna la tête, vit une table de chevet, un verre d’eau posé dessus.Sa main se tendit avidement, saisit le verre, le porta à ses lèvres. L’eau était fraîche, douce, délicieuse. Elle but jusqu’à la dernière goutte, le souffle court, puis reposa le verre. Sa gorge brûlait encore, mais la soif la plus pressante était apaisée.Elle se redressa lentement, les muscles endoloris, la tête lourde. Les souvenirs revinrent par vagues : la pièce noire, le froid, la soif, les larmes, le nom de Jason murmuré jusqu’à l’épuisement. Et puis, la lumière, la silhouette d’Adrian, ses bras qui la soulevaient, sa voix douce.Elle frissonna. Il l’avait punie, mais il l’avait aussi sortie de là. Il l’avait portée, couc

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    Chapitre 15 — La punition psychologiqueLa porte se referma avec un bruit sourd, avalant la dernière lueur. Sarly se retrouva dans un noir absolu, si dense qu’elle crut d’abord avoir perdu la vue. Elle battit des paupières, tendit les mains, ne rencontra que le vide. Le silence était aussi épais que l’obscurité, troublé seulement par sa respiration qui s’accélérait.Elle fit un pas, puis un autre. Ses doigts frôlèrent un mur de pierre glacé. Elle le suivit, lentement, les jambes tremblantes. La pièce était exiguë, peut-être trois mètres sur trois, sans meuble, sans fenêtre. Le sol de béton était rugueux sous ses pieds nus. Le froid montait, s’infiltrait à travers sa robe légère, mordait sa peau. Elle s’adossa au mur, les bras croisés sur sa poitrine, et tenta de calmer les battements fous de son cœur.Adrian l’avait enfermée. Vingt-quatre heures, avait-il dit. Pas de lumière, pas d’eau, pas de contact. Rien que le noir et le silence. Et elle, seule avec les fantômes qu’elle portait en

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    Chapitre 14 — La cléSarly resta figée, le dos plaqué contre le mur, les morceaux de la clé USB éparpillés à ses pieds. Adrian ne l'avait pas frappée, mais sa colère était pire : une lame de glace qui s'enfonçait lentement dans sa poitrine. Elle ne savait pas ce qu'il allait faire, et cette incertitude la terrorisait plus qu'un coup.— Un appât ? répéta-t-elle, la voix éteinte.— Exactement. Ce journaliste te veut. Il t'a déjà approchée deux fois. La prochaine fois, tu le laisseras venir à toi. Et tu me diras tout.— Et si je refuse ?— Tu n'as pas les moyens de refuser. Tu as signé un contrat. Tu as trahi ma confiance. Et tu as en ta possession un secret qui pourrait détruire ta famille. Tu feras ce que je dis.Sarly baissa les yeux. Les fragments de la clé gisaient sur le sol, noirs et inoffensifs. Tout espoir de découvrir la vérité sur Elisa s'était brisé avec eux. Mais une autre vérité venait de naître : Adrian avait peur. Peur de ce que contenait cette clé. Peur du journaliste. P

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