Startseite / Romance / ATTRACTIONS 3 / Chapitre 33— Le cauchemar

Teilen

Chapitre 33— Le cauchemar

Autor: Déesse
last update Veröffentlichungsdatum: 2026-09-10 08:16:06

Romain

Je me suis réveillé en sursaut, le cœur battant à tout rompre, arraché au sommeil par un cri qui ne venait pas de moi.

La chambre était plongée dans une obscurité presque totale, seulement trouée par la lueur pâle et tremblante du réverbère qui filtrait à travers les rideaux noirs. Des ombres dansaient sur les murs, mouvantes, inquiétantes. J'ai mis quelques secondes à comprendre où j'étais, à me souvenir de la nuit précédente, de la cave, de la séance, de son co
Lies dieses Buch weiterhin kostenlos
Code scannen, um die App herunterzuladen
Gesperrtes Kapitel

Aktuellstes Kapitel

  • ATTRACTIONS 3   Chapitre 60 — Le bain forcé

    LysandraOn me traîne dans la cour.Le soleil est haut. La chaleur écrasante. Les courtisans sont là, alignés, curieux. La reine est sur son balcon, un sourire aux lèvres. Valdren est sur le sien, le visage impassible.Je suis nue.On m'a arraché mes vêtements, on m'a poussée dans la cour, on m'a jeté des seaux d'eau froide. Je grelotte. Je brûle. Je suffoque.— Lavez-la, ordonne une voix. Qu'elle soit présentable.Des mains me frottent. Des éponges. Du savon. Je me débats. On me maîtrise.— Laissez-moi !— Tiens-la.Je suis humiliée. Exposée. Nue devant des centaines de regards.Mais je ne baisse pas les yeux.Je cherche Valdren. Je le trouve. Sur son balcon. Il me regarde. Son visage ne montre rien. Mais je vois ses mains. Crispées sur la rambarde. Je vois ses mâchoires. Serrées.Je le fixe. Droit dans les yeux.— Vous aimez le spectacle ? je crie.

  • ATTRACTIONS 3   Chapitre 59 — La première lutte

    LysandraIl me fait servir à table.Je porte des plateaux, je verse du vin, je débarrasse les assiettes, je suis une servante, une esclave, une chose, et les courtisans me regardent, certains avec pitié, d'autres avec mépris, d'autres avec faim, et je les ignore tous, je garde les yeux baissés, je garde ma rage pour moi, je garde tout ce qui me reste pour le moment où cela comptera.Mais je regarde. J'apprends. Je mémorise les visages, les noms, les alliances, les rivalités, les haines, les amours. Je repère les ennemis. Les faibles. Les traîtres. Je construis dans ma tête une carte du pouvoir, une toile d'araignée de relations et de secrets, et je me promets que cette carte me servira un jour, quand je me vengerai, quand je les détruirai tous.La reine me convoque un jour dans ses appartements.Elle est belle. Froide. Distante. Ses cheveux sont blonds comme les blés, ses yeux verts comme l'émeraude, son visage un masque de porc

  • ATTRACTIONS 3   Chapitre 58 — La cage dorée

    ValdrenElle est là, dans mes bras, et elle se débat.Ses poings frappent ma poitrine, ses ongles griffent mon dos, ses dents cherchent ma lèvre, et chaque coup, chaque griffure, chaque morsure est une délicieuse torture, une souffrance exquise, une douleur qui me fait me sentir plus vivant que je ne l'ai jamais été.Elle est sauvage. Indomptée. Magnifique.Je la plaque contre le mur, mes mains sur ses poignets, mes jambes contre les siennes, mon corps contre le sien, et je sens sous mes doigts la finesse de ses os, la fermeté de ses muscles, la chaleur de sa peau, et je sens sous mon corps la rage qui l'habite, cette rage qui est devenue sa force, sa raison de vivre, son essence même.Elle est forte. Plus forte que je ne l'imaginais. Mais pas assez.— Lâche-moi, siffle-t-elle, et sa voix est un venin, un poison, une menace.— Non.— Je te tuerai.— Tu essaieras.Elle me mord la lèvre

  • ATTRACTIONS 3   Chapitre 57 — Le collier

    LysandraOn me réveille à l'aube, quand les premières lueurs du jour filtrent à travers les fissures des murs, quand les rats regagnent leurs trous, quand les gardes changent de quart, et des mains brutales me tirent de mon sommeil, me tirent de mes cauchemars, me tirent de ce néant bienheureux où je n'étais plus captive, où je n'étais plus une bête en cage, où je n'étais plus rien du tout.Des gardes entrent dans ma cellule, me tirent par les bras, me traînent dans les couloirs, et je ne résiste pas, pas encore, je garde mes forces, je garde ma rage, je garde tout ce qui me reste pour le moment où cela comptera, pour le moment où je pourrai frapper, pour le moment où je pourrai mordre.Ils me conduisent dans une grande salle éclairée par des torches, une salle aux murs de pierre nue, une salle qui sent la peur et le sang et la mort, et au centre de cette salle, il y a une estrade, et sur cette estrade, il y a un homme, un homme grand, large, vêt

  • ATTRACTIONS 3   Chapitre 56 — Le frère disparu 4

    LysandraNous arrivons à la capitale au crépuscule, quand le soleil descend derrière les remparts comme une boule de feu qui se noie dans l'horizon, quand les ombres s'allongent sur les pavés comme des doigts de spectres, quand les lanternes s'allument une à une dans les rues comme des étoiles tombées du ciel.La ville est immense.Je n'ai jamais rien vu de tel. Des murs de pierre grise qui s'élèvent vers le ciel comme des falaises, des tours qui griffent les nuages comme des doigts osseux, des rues grouillantes de vie, de bruit, d'odeurs, des milliers de personnes qui vont et viennent, qui rient, qui crient, qui vivent, et je les regarde avec des yeux écarquillés, avec une curiosité que je voudrais cacher, avec une fascination que je ne peux pas nier.Hauterive était un village de trois cents âmes, un village de paysans et d'artisans, un village où tout le monde se connaissait, où tout le monde s'entraidait, où tout le monde vivait dans

  • ATTRACTIONS 3   Chapitre 55 — Le frère disparu 3

    Il insiste. Il murmure des mots que je n'écoute pas, des mots de paix, des mots de pitié, des mots qui me révoltent, et je crache dans l'outre, je crache ma haine, ma rage, ma soif de vengeance, je crache tout ce que j'ai dans le cœur et dans l'âme.Il lève la main pour me frapper. Je ne recule pas. Je ne ferme pas les yeux. Je le regarde, ce soldat, ce bourreau, cet homme qui va me frapper, et je souris, parce que je n'ai plus rien à perdre, parce que la douleur n'est qu'une vieille amie, parce que la mort serait une délivrance.— Non, dit la voix du roi, venue de nulle part, venue de partout, venue du ciel et de la terre et de mes cauchemars.Le soldat se fige. Se retourne. Valdren est là, à quelques pas, descendu de cheval sans que personne ne l'entende, sans que personne ne le voie, et il s'approche, prend l'outre des mains du soldat, et me la tend lui-même, ce roi, ce conquérant, cet homme qui a détruit ma vie, il me tend une outre d'eau comme si c'ét

Weitere Kapitel
Entdecke und lies gute Romane kostenlos
Kostenloser Zugriff auf zahlreiche Romane in der GoodNovel-App. Lade deine Lieblingsbücher herunter und lies jederzeit und überall.
Bücher in der App kostenlos lesen
CODE SCANNEN, UM IN DER APP ZU LESEN
DMCA.com Protection Status