LOGINIl n’était pas loin de 23 heures quand nous sommes arrivés dans son parking souterrain, l’air moite et chargé de promesses.
À peine avais-je claqué la portière de ma voiture que Scott m’attira contre lui, plaquant mon corps contre le sien, ses lèvres s’écrasant sur les miennes avec une urgence brûlante, comme s’il se retenait depuis des heures. « J’ai attendu ça toute la soirée », murmure-t-il, sa voix rauque et désireuse mêlée à mon souffle. Mes bras agrippés à ses biceps, je ne réponds rien, le repoussant doucement pour me diriger vers les portes de l’ascenseur, désireuse d’en finir. « Est-ce que ça va ? » me dit-il doucement, son regard scrutant le mien. « Tu m’as déjà donné mieux que ça, Cal, parle-moi. Tu as été ailleurs toute la soirée. » Je ne savais pas quoi lui dire, ni comment aborder le sujet. Au fond, je n’étais même pas sûre de vouloir rompre. Je savais seulement que j’avais un sentiment d’ennui pesant. Je n’attendais pas tellement de le voir, ni même ses appels. Malgré tout, j’étais heureuse quand j’étais avec lui, je crois. Putain, c’est quoi mon problème ? J’aurais pu rester là, des heures à me poser tout un tas de questions sur : c’est quoi le bonheur ? ou encore comment sait-on qu’on est amoureuse ? Le seul truc qui m’est finalement venu à l’esprit, c’est que j’étais ravie d’apprendre que je n’avais pas de dépendance affective, et que les hommes n’étaient pas ma priorité. Ce n’est pas vraiment ce que racontaient tes yeux quand tu bavais devant les fesses d’un parfait inconnu, me dit une petite voix moqueuse dans ma tête. Il me regardait, appuyé sur un côté de l’ascenseur, les jambes croisées au niveau des chevilles. Il portait une chemise noire, seuls les deux premiers boutons du col étaient défaits, révélant un peu de peau légèrement bronzée, ses manches retroussées laissant ses avant-bras musclés apparents. Un jean gris foncé, une ceinture en cuir noir ajustée autour de ses hanches pour maintenir sa chemise à l’intérieur. Ses cheveux, impeccablement coiffés en arrière, donnaient un contraste saisissant avec les côtés plus courts. Sa fine barbe, toujours taillée avec précision, ajoutait à son charme. Oui, il était séduisant, et ça, je ne pouvais absolument pas lui enlever. Évidemment, je n’allais pas répondre à sa question. J’ai attendu, les yeux rivés sur les chiffres lumineux des étages, que la porte de l’ascenseur s’ouvre et qu’on entre dans son appartement, le cœur battant. Une fois la porte refermée, je me suis avancée vers Scott comme une prédatrice, satisfaite de ma proie. Est-ce que je faisais diversion ? Probablement. Le sexe reste toujours le meilleur moyen d’éviter les conversations pénibles. Un homme reste un homme… ou Scott était Scott, que sais-je. Il ne s’est pas fait désirer. Alors qu’en m’approchant de lui, j’agrippais le col de sa chemise, ses mains étaient déjà sur mes hanches, brûlantes. Sans rompre notre baiser, j’ai lentement commencé à déboutonner sa chemise, la faisant glisser sur ses épaules avant qu’elle ne touche le sol dans un léger bruit sourd. Il avait placé sa main sur le côté de ma nuque, son pouce caressant ma joue, pendant que sa bouche continuait d’explorer la mienne, un mélange de désir et de passion. Puis, il a incliné ma tête pour explorer mon cou, y laissant des traces de son passage, des frissons parcourant mon corps à chaque baiser. Sa respiration s’accélérait, et je pouvais sentir son excitation pulser dans son jean, devenu trop serré. Mes mains ont glissé jusqu’à la boucle de sa ceinture, impatiente, lorsqu’il a lâché ma nuque pour enlever ma veste et le top que je portais, révélant ainsi mon soutien-gorge en dentelle noire. Un grognement rauque s’est échappé de ses lèvres, son regard intense me dévorant. Ni une ni deux, il a dégrafé mon soutien-gorge et s’est emparé de mon sein, sa paume chaude sur ma peau. Je gémis a son contact, mon mamelon réactif à ses caresses, tandis que nos mains se rejoignaient au même endroit pour nous débarrasser de nos ceintures et déboutonner nos jeans. « Ça serait tellement plus facile si tu portais des robes », me souffle-t-il à l’oreille, sa voix rauque remplie de désir, avant de me retourner contre le mur de l’entrée, mes seins et ma joue collés contre le mur froid. Par-dessus mon épaule, je l’ai vu libérer son membre de son boxer noir, fléchir légèrement les jambes avant de s’introduire en moi, un gémissement animal échappant à ses lèvres. Il me tenait par les hanches, et ses va-et-vient étaient à la fois brutaux et irrésistibles, chaque mouvement me faisant perdre la tête. Mon jean, resté en place, me limitait dans mes mouvements, mais la sensation d’être prise ainsi, dans cette position, était excitante. Alors que Scott accélérait le rythme, je me concentrais sur les sensations, tentant d’ignorer l’idée qu’il ne serait jamais celui qui comblerait mon cœur. Je voulais plus, à tous les niveaux. Pourquoi est-ce que je fais ça ? pensais-je en ressentant ce mélange de plaisir et de conflit. Fermant les yeux, j’ai pris appui avec ma main gauche contre le mur, tandis que ma main droite cherchait mon point de plaisir, faisant de petits ronds sur mon clitoris. Les sensations explosaient dans tout mon corps pendant que Scott embrassait mon cou, mordillant mon épaule, me poussant plus près du bord. « Putain, Cal ! » Il continuait de me pilonner, chaque coup me rapprochant de l’orgasme, en continuant de me toucher, ma main frémissante sur ma peau. Sa poigne dans mes cheveux s’est resserrée, et j’ai senti ses dents contre mon épaule lorsque mon corps a commencé à convulser, une onde de plaisir intense me submergeant. J’ai gémi en criant son nom alors qu’il s’enfonçait en moi une dernière fois, sa jouissance me remplissant d’une chaleur réconfortante. Nous reprenions nos souffles, l’odeur musquée de notre ébats flottant dans l’air, tandis qu’il déposait de petits baisers sur mon épaule. Étrangement, la satisfaction physique était là, mais l’émotion de tout ça me pesait déjà. Nous nous sommes rapidement dirigés vers la douche, l’eau chaude promettant d’effacer les traces de notre étreinte et dans la demi-heure qui suivait, nous nous retrouvions au lit, à la fois comblés et conscients que tout cela ne serait qu’un moment.Quelques mois plus tard.J’avais rendu les clés de mon appartement un lundi matin, sans drame ni nostalgie excessive. Je n’aurais jamais cru être capable de le faire il y a plusieurs mois.Quelques cartons dans le coffre, un dernier regard rapide, puis j’étais repartie.La vérité, c’est que je n’y vivais déjà plus vraiment. Je passais le plus clair de mon temps chez Devon, et vivre avec lui ce n’était pas juste partager un espace.C’était accepter une intensité constante. Des chauds froids à répétitions, des nuits trop courtes, des horaires décalés, des silences et des regards qui disaient tout sans un mot.C’était vivre avec un homme qui prenait toute la place sans jamais chercher à l’imposer, mais qui vous faisait passer avant toutes choses.Et j’en étais folle.***Ce samedi-là, je rentrai de l’institut un peu fatiguée mais légère. Une bonne journée, productive, sans accroc, des rires et du fun. J’adore mon job. Quand j’ouvris la porte, je sentis immédiatement sa présence. La mus
Le bain m’avait fait un bien fou.Quand Devon rentra enfin avec les courses, j’étais enroulée dans une serviette, les cheveux encore humides, beaucoup trop détendue pour faire semblant d’être stressée par le dîner à venir.Il posa les sacs sur le plan de travail et me détailla de haut en bas sans la moindre gêne.« Tu comptes rester comme ça ou tu veux vraiment qu’on soit en retard ? »Je haussai un sourcil. « Je pensais pourtant que tu aimais quand je prenais mon temps... » Il ricana, sortant une bouteille de vin du sac.« Ce soir, je vais surtout aimer survivre à Matt et Lisa réunis dans la même pièce. »Je m’habillai pendant qu’il vidait les sacs, commentant à voix haute chaque choix.« Pourquoi on a pris trois oignons ? »« Parce que Matt mange comme s’il nourrissait une famille de six. »« Et ça ? »« C’est pour Lisa, elle adore ça. » Je levai les yeux au ciel en riant.La cuisine se transforma rapidement en champ de bataille organisé. Devon s’occupait de la viande, moi des légum
Je me réveillai avant lui, mais ce n’était pas étonnant. Nos réveils risquaient eux aussi d’être décalés avec ses horaires. La lumière du matin filtrait doucement à travers les rideaux, dessinant des ombres pâles sur les murs. Devon dormait encore, étendu sur le ventre, un bras abandonné de mon côté du lit, l’autre coincé sous l’oreiller.Je restai quelques secondes à l’observer. Il avait l’air détendu et plus serein, comme si quelque chose en lui s’était enfin relâché. Et je compris que ce n’était pas seulement la nuit qui l’avait apaisé. Je me glissai délicatement hors du lit sans le réveiller, attrapant un de ses t-shirts au passage.La cuisine était silencieuse, baignée par cette ambiance un peu floue des débuts de journée. Je lançai la machine à café et m’appuyai contre le plan de travail, encore à moitié endormie. Derrière moi, j’entendis des bruits de pas nus sur le carrelage.« Tu fuis ? » marmonna-t-il, la voix encore rauque.Je souris sans me retourner.« Non. Je prends de
Point de vue de Calie Ça y est, nous y étions.Je reprenais aujourd’hui, et j’étais impatiente. Le bruit familier de l’institut m’enveloppa dès que je franchis la porte. Le décor, la musique douce en fond, l’odeur mêlée des huiles essentielles… Tout était exactement à sa place comme si rien ne s’était passé.Et pourtant, moi, je n’étais plus tout à fait la même.Je déposai mon sac dans le bureau, pris une seconde pour respirer et me faire couler un café. Mon cœur battait calmement, les angoisses avaient disparues. Pas de tension non plus, seulement la sensation étrange d’être revenue dans un lieu que je connaissais par cœur, avec un regard neuf.« Regardez-moi ça… »Je tournai la tête, Lisa était appuyée contre le chambranle de la porte, les bras croisés et un sourire beaucoup trop satisfait accroché aux lèvres.« Quoi ? » demandai-je en retirant ma veste.« Tu rayonnes ! » Elle me détailla sans la moindre retenue.« J’en connais une qui a passé une bonne nuit. »Je roulai des yeux
« Viens, on va prendre le petit déjeuner. »Je me levai à contrecœur, attrapai un caleçon et l’enfilai avant de me diriger vers la cuisine. Elle me suivit quelques secondes plus tard, pieds nus sur le parquet, les cheveux en bataille, encore marquée par la nuit.Je lançai la machine à café pendant qu’elle s’installait sur le plan de travail, les mains posées de chaque côté d’elle, m’observant comme si j’étais un spectacle du matin.« Tu sais que tu es très sérieux le matin ? » dit-elle.Je sortis deux tasses sans la regarder.« Faux. Je suis concentré. »« Si ça te fait plaisir de le croire. »Je levai enfin les yeux vers elle. Elle avait ce petit sourire tranquille, celui qui me pousse à répondre alors que je devrais me taire.Je lui tendis une tasse.« Bois ça. »Elle prit une gorgée, puis me fixa par-dessus le bord. Son regard avait changé. Moins joueur, plus… précis. Et là, je sentis que quelque chose basculait, subtil. Elle avait quelque chose en tête.« Hier soir… » commença-t-e
J’ouvris les yeux avant elle, tandis que la lumière du matin filtrait à travers les rideaux. Une lumière douce, presque timide.Le silence était apaisant, et je n’avais pas ressenti ça depuis longtemps.Calie dormait toujours contre moi, enroulée dans mon t-shirt, une jambe passée par-dessus la mienne sans la moindre gêne.Je restai immobile un instant, observant sa respiration régulière, la façon dont ses cheveux s’éparpillaient sur l’oreiller. Elle avait l’air sereine.Et ça… ça me faisait quelque chose d’étrange dans la poitrine.Je dormais mal ces dernières semaines et pourtant, cette nuit, j’avais sombré sans lutter.Je glissai doucement ma main dans son dos. La toucher était plus fort que moi.Elle remua légèrement, grogna quelque chose d’incompréhensible et se rapprocha encore plus, comme par réflexe.Ce petit geste me fit sourire.Quelques minutes plus tard, elle entrouvrit les yeux.« Hum… il est quelle heure ? » marmonna-t-elle, la voix encore rauque.« Assez tard pour que







