MasukUne semaine passa.Puis deux.La phase de présélection avançait enfin à un rythme satisfaisant.Les équipes du programme Carter avaient pratiquement vécu enfermées dans les salles d’analyse durant cette période.Des centaines de dossiers avaient été éliminés.Des milliers étudiés.D’autres avaient été transmis aux différents parrains selon leurs domaines d’expertise.Le processus était long.Fastidieux.Mais personne ne s’en plaignait réellement.Parce que les résultats commençaient à apparaître.Et avec eux, une certitude grandissait peu à peu.Le programme fonctionnait.Ce matin-là, une réunion importante était organisée au siège du Groupe Carter.Pour la première fois, les responsables des différents pôles allaient présenter leurs conclusions préliminaires.Autour de la table se trouvaient :Avalina.Adrian.Lucas.Noah.Maya.Ainsi que plusieurs membres des équipes de sélection.— Nous avons terminé la première phase de filtrage.annonça l’un des responsables.Les écrans s’allumèr
Les jours qui suivirent la fermeture des candidatures furent parmi les plus chargés depuis le lancement du programme.Contrairement à ce que pensait le grand public, le plus difficile n’avait jamais été d’attirer les candidats.Le véritable défi commençait maintenant.Chaque dossier devait être étudié.Vérifié.Classé.Évalué.Les candidatures à l’emploi et les projets entrepreneuriaux étaient séparés avant d’être redistribués vers différentes équipes d’analyse.L’anonymisation, décidée dès le début du programme, était appliquée avec rigueur.Les parrains ne voyaient aucun nom.Aucune photographie.Aucune origine sociale.Aucune information permettant d’identifier directement un candidat.Seulement des compétences.Des expériences.Des idées.Des ambitions.Et pour la première fois depuis longtemps, le Groupe Carter avait l’impression d’assister à quelque chose qui dépassait largement un simple projet d’entreprise.Dans une salle de réunion transformée en centre d’évaluation temporair
Le siège du Groupe Carter était inhabituellement animé ce matin-là.Depuis plusieurs semaines, les candidatures affluaient sans interruption.Des milliers de dossiers.Des milliers de rêves.Des milliers d’espoirs.Et aujourd’hui marquait une étape importante.La clôture officielle des inscriptions.Dans la grande salle de réunion, plusieurs écrans affichaient les derniers chiffres.Même Lucas, habituellement incapable de rester sérieux plus de quelques minutes, observait les résultats avec satisfaction.— Je crois qu’on peut officiellement dire que c’est un succès.— Je crois aussi, répondit Noah.Maya parcourait encore les statistiques.— Les candidatures proviennent de presque toutes les régions du pays.— Et les projets couvrent pratiquement tous les secteurs imaginables, ajouta Adrian.Un léger silence suivit.Tous réalisaient peu à peu l’ampleur de ce qu’ils avaient construit.Au départ, ce n’était qu’une idée.Aujourd’hui, c’était devenu un véritable programme national.Lucas f
Pour la première fois depuis plusieurs semaines, Avalina n’avait rien prévu pour sa soirée.Aucune réunion.Aucun événement.Aucun dîner professionnel.Aucun appel programmé.Rien.Une situation devenue suffisamment rare pour qu’elle la remarque immédiatement.Lorsqu’elle rentra chez elle ce soir-là, la maison était calme.Paisible.Le genre de calme que l’ancienne Avalina avait autrefois détesté.Aujourd’hui, elle l’appréciait.Elle déposa son sac près de l’entrée, attacha ses cheveux à la hâte et se dirigea vers la cuisine. Une douce musique s’éleva bientôt dans la pièce, juste assez présente pour accompagner le silence sans le briser.Elle ouvrit une bouteille de vin.Se servit un verre.Puis commença à préparer son repas.Des gestes simples.Presque ordinaires.Et pourtant, elle se surprenait parfois à apprécier ces moments davantage que certains galas auxquels elle avait assisté au cours de sa vie.Le couteau glissait régulièrement sur la planche tandis que ses pensées dérivaient
Les jours qui suivirent furent particulièrement chargés pour les équipes du programme.Les candidatures continuaient d’affluer à un rythme qui dépassait toutes les prévisions initiales.Pourtant, contrairement à ce que certains médias imaginaient, les organisateurs ne célébraient pas ces chiffres.Ils travaillaient.Encore.Et encore.Parce qu’une participation massive ne signifiait rien si le processus de sélection ne restait pas irréprochable.Au siège du Groupe Carter, Adrian venait de terminer une réunion de près de trois heures lorsqu’il aperçut Maya traverser le couloir.Elle portait plusieurs dossiers contre elle.Son téléphone coincé entre son épaule et son oreille.Manifestement occupée.— Non, les visuels doivent être finalisés avant vendredi.Oui.Avant vendredi.Pas vendredi soir.Avant.Adrian dut réprimer un sourire.— Je vais te laisser travailler.lança-t-il lorsqu’elle raccrocha enfin.Maya leva les yeux.— Trop tard.Tu m’as parlé.— Je vais retenir la leçon.— Fais
Depuis plusieurs semaines, l’initiative du Groupe Carter ne cessait de gagner en ampleur.Chaque jour apportait son lot de nouvelles annonces.Certaines entreprises publiaient des vidéos de présentation.D’autres détaillaient les profils qu’elles espéraient découvrir grâce au programme.Les médias économiques consacraient désormais des articles entiers au sujet.Et surtout, les entreprises sélectionnées comme parrains commençaient elles-mêmes à communiquer.Eryndor avait surpris tout le monde avec une intervention particulièrement sobre.Aucune mise en scène excessive.Aucun discours grandiloquent.Simplement une vidéo où il expliquait vouloir offrir aux jeunes créateurs les opportunités qu’il aurait aimé recevoir à ses débuts.Les réactions avaient été immédiates.💬 « Eryndor va personnellement examiner certains projets ? 😳 »💬 « Le secteur de la mode est devenu extrêmement intéressant. »💬 « Rien que ça me motive à participer. »💬 « J’imagine déjà le niveau de concurrence 😭 »
« Je refuse de rester ici plus longtemps. »Lucas regardait les piles de jetons devant Avalina comme un homme venant d’assister personnellement à l’effondrement de sa dignité.« Cette table est devenue hostile à mon équilibre émotionnel. »Maya éclata immédiatement de rire.« Tu n’es même pas assis
Le casino était encore plus impressionnant une fois à l’intérieur.Sous les immenses lustres de cristal, les lumières dorées se reflétaient sur les surfaces marbrées tandis qu’une musique discrète accompagnait le brouhaha élégant des conversations et des jeux.L’endroit respirait le luxe.Pas celui
La pluie tombait doucement contre les immenses vitres du penthouse de Maya, enveloppant la ville d’une lumière grise et paisible. À l’intérieur pourtant, l’ambiance était chaleureuse.Des boîtes de pâtisseries ouvertes recouvraient une bonne partie de la table basse tandis qu’une odeur sucrée flott
Le lendemain matin, le nom de Maison Eryndor occupait déjà l’ensemble des plateformes spécialisées du secteur du luxe.Dans les rédactions de magazines, dans les bureaux des investisseurs, dans les salons privés des clients les plus influents comme dans les discussions discrètes des grandes maisons







