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Chapitre 5 — L’Abandon Absolu

ผู้เขียน: Déesse
last update ปรับปรุงล่าสุด: 2025-10-30 20:32:36

EVA

L’air lui-même semble chargé d’une électricité palpable, alourdi par le désir. Chaque souffle que j’expire est une concession, chaque frémissement de mes cils un aveu. Leurs regards sur moi ne se contentent pas de me voir ; ils pénètrent, dénudent, explorent des zones que je cachais même à ma propre conscience. Mon sang n’est plus qu’un flux brûlant qui bat en tempo avec leur présence.

— À genoux, Eva.

La voix de Sasha,plus basse, plus obscure, n’est plus une invitation mais un décret. Mes articulations fléchissent, la soie de ma robe froisse le sol. Le simple contact du tissu sur mes genoux nus est une brûlure, un rappel aigu de ma position, de ma soumission délibérée.

Niko approche, son ombre m’enveloppe avant ses mains. Une paume se pose à la naissance de ma nuque, un point de contact brûlant et possessif. L’autre main descend le long de ma colonne vertébrale, vertèbre par vertèbre, avec une lenteur insoutenable.

—Ferme les yeux, murmure-t-il, sa bouche si proche que je sens la chaleur de son haleine dans mon oreille. Et sens. Sens seulement.

J’obéis. Le monde se dissout. Il n’y a plus que le territoire de ma propre peau, une carte qu’ils tracent avec une expertise cruelle. Les doigts de Sasha descendent le long de mes bras, effleurent la face interne de mes coudes, zones d’une vulnérabilité criante. Mon souffle se bloque, puis s’échappe en un filet haletant. Mon corps n’est plus à moi ; c’est un instrument dont ils jouent, et chaque nerf est une corde qu’ils font vibrer.

— L’abandon n’est pas une défaite, Eva. C’est une reddition. La plus puissante, chuchote Sasha, ses lèvres frôlant la coque de mon oreille. Cède. Laisse la peur se muer en carburant.

La main de Niko s’attarde à la base de ma colonne, puis esquisse un lent arc de cercle sur la courbe de ma hanche. Un frisson violent, primitif, me secoue. Une chaleur humide et insistante naît au plus profond de moi, une réponse physiologique, indéniable, à leur domination calculée. Je me cambre involontairement, offrant davantage, réclamant sans voix.

— Écoute ton corps, il ment moins bien que ta bouche, poursuit Niko, sa voix un ronronnement vicieux.

Ses doigts remontent,glissent sous la fine bretelle de ma robe, l’écartent lentement de mon épaule. Le tissu cède, exposant ma peau à l’air frais et à leur regard. Le contraste est un choc. Je suis à nu, pas seulement physiquement, mais dans l’intégralité de mon être.

Sasha, derrière moi, pose ses mains sur mes hanches. Ses pouces s’enfoncent avec une douceur implacable dans le creux de mes reins, m’obligeant à accentuer ma cambrure.

— Chaque tremblement est un mot de ton nouveau langage. Apprends-le.

Sasha s’incline doucement derrière moi, sa bouche effleurant mon oreille, sa voix un murmure brûlant :

— Chaque frisson, chaque sensation que tu ressens… c’est toi qui choisis de t’éveiller. Et je suis là pour te guider.

Sa main se glisse entre mes omoplates, puis entame une descente lente, vertigineuse, le long de ma colonne. Chaque vertèbre est un autel où je sacrifie un peu plus de ma retenue. Quand ses doigts atteignent le début de la raie des fesses, un gémissement étranglé s’échappe de ma gorge. Je suis à la limite, suspendue au bord d’un précipice sensoriel.

Niko profite de ma vulnérabilité pour poser deux doigts sous mon menton, inclinant ma tête en arrière. Son regard plonge dans le mien, sombre, intense, possessif.

—Tu vois ? Tu n’as plus besoin de penser. Ton corps sait. Il réclame.

Sasha, alors, franchit la ligne. Sa main, d’un mouvement fluide et sans hésitation, se pose à plat sur le bas de mon ventre, puis appuie, doucement mais fermement, contre la fournaise qui s’y consume. La pression est directe, intime, définitive. Un cri étouffé, moitié surprise, moitié extase, jaillit de mes lèvres. Il caresse ma chatte à travers le tissu , je suis toute humide et si chaude pour eux . Mes yeux se remplissent de larmes, non de tristesse, mais du débordement d’un plaisir trop intense, mêlé à la terreur sacrée de l’abandon.

— C’est ça, approuve Sasha, sa voix rauque contre mon cou. C’est ce moment où tu lâches tout. Où tu deviens nôtre.

Niko se penche, et cette fois, ce n’est plus un effleurement. Sa bouche capture la mienne dans un baiser qui n’est pas une demande, mais une prise. C’est un baiser qui scelle le pacte. Pendant ce temps, la main de Sasha ne bouge pas, maintenue là, comme un sceau sur ma chair, une affirmation de leur contrôle total.

L'air frais mordore ma peau surchauffée, je tremble de tous mes membres, vidée, transformée. Je reste à genoux, le souffle rauque, le corps marqué par leur empreinte.

Sasha caresse mes cheveux mouillés de sueur, un geste presque tendre dans l’après-coup de la tempête.

—Tu as franchi le seuil, Eva. Il n’y a plus de retour en arrière. La prochaine fois, tu demanderas toi-même à aller plus loin.

Je lève les yeux vers lui, puis vers Niko. Et au plus profond de moi, dans la silence pulsatile qui a succédé à la tempête, je sais qu’il a raison. La peur a cédé la place à une soif insatiable. Je ne veux plus revenir en arrière. Je veux me perdre, pour qu’ils me retrouvent, encore et encore, dans cet abandon absolu.

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