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Chapitre 21 : La Punition — Marquage 2

Author: Déesse
last update publish date: 2026-09-24 08:46:25

Je retire ma main. Elle gémit, un son étouffé, presque honteux. Je me lève. J'ouvre le tiroir de la table de nuit. Je prends un objet froid, métallique. Une petite cravache. Je la fais claquer dans ma paume. Elle entend. Elle comprend. Ses jambes se tendent, ses orteils se recroquevillent.

— Compte, Léa. À voix haute. Si tu perds le compte, je recommence.

Je lève la cravache. Je la laisse retomber sur l'intérieur de sa cuisse droite. Un claquement sec. La peau roug
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    Je retire ma main. Elle gémit, un son étouffé, presque honteux. Je me lève. J'ouvre le tiroir de la table de nuit. Je prends un objet froid, métallique. Une petite cravache. Je la fais claquer dans ma paume. Elle entend. Elle comprend. Ses jambes se tendent, ses orteils se recroquevillent.— Compte, Léa. À voix haute. Si tu perds le compte, je recommence.Je lève la cravache. Je la laisse retomber sur l'intérieur de sa cuisse droite. Un claquement sec. La peau rougit instantanément. Elle pousse un cri étranglé, mais elle compte.— Un...— Bien.Je frappe à nouveau. Même endroit. Même intensité. La marque s'imprime, rouge vif sur sa peau pâle.— Deux...— Encore.Je change de côté. La cuisse gauche. Elle serre les dents. Ses doigts s'agrippent aux menottes.— Trois...Je ralentis. Je pose la cravache contre sa joue, puis je la fais glisser le long de son cou, entre ses seins, sur son v

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    Gabriel J'ai appris pour le baiser. Mon frère. Mon propre frère. Il a osé poser ses lèvres sur ce qui m'appartient. Il a osé goûter ce qui est à moi. Il a osé toucher ma chose. Mon sang. Ma chair. Ma possession. Il a osé poser sa bouche sur la bouche qui m'appartient, sur la bouche que j'ai embrassée, sur la bouche qui a crié mon nom sous les coups de reins. Je l'ai su par un coup de fil anonyme. Une voix de femme, déformée, méconnaissable, qui m'a susurré à l'oreille : "Votre assistante embrasse votre frère sur les quais de Seine. Food-truck. Aujourd'hui. Midi." Puis un déclic. La communication coupée. Je n'ai pas cherché à savoir qui elle était. Je m'en fiche. Ce qui compte, c'est ce que j'ai vu. Ce que j'ai vu en allant vérifier moi-même, caché derrière une colonne du pont, à cinquante mètres d'eux, le cœur battant, les poings serrés, la mâchoire crispée, les ongles enfoncés dans mes paumes. J'ai vu sa main sur sa nuque

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    Léa Raphaël m'a invitée à déjeuner. Un food-truck sur les quais de Seine. Un endroit simple. Authentique. Rien à voir avec les restaurants étoilés où Gabriel m'emmène. Rien à voir avec les penthouses et les piscines. Juste un food-truck, des tables en bois, des gens normaux. Des familles qui pique-niquent sur l'herbe. Des couples qui se tiennent la main. Des enfants qui courent après les pigeons. Il commande deux burgers, deux limonades. Il m'apporte tout ça sur un plateau en plastique. Il s'assoit en face de moi. Il me sourit. Un sourire doux. Un sourire triste. Un sourire qui me serre le cœur. — Tu es belle aujourd'hui. — Merci. Je porte un jean, un pull oversize, des baskets. Rien à voir avec les tenues de bureau. Rien à voir avec la femme que je suis devenue. Je suis juste Léa. La fille de Serge. La femme qui a une mission. La femme qui ne devrait pas être ici. — Tu sais, di

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    GabrielLa réunion informelle chez moi. Un prétexte. Un énième prétexte. Je voulais les avoir tous les deux. Léa et Raphaël. Pour voir. Pour jauger. Pour surveiller. Pour comprendre ce qui se tisse entre eux, ce qui se joue sous mes yeux, ce qui m'échappe.Le penthouse est baigné d'une lumière bleutée qui filtre à travers les baies vitrées. La nuit est tombée sur Paris, la ville scintille en contrebas comme un océan de lumières, et la piscine intérieure projette des vagues de bleu sur les murs de marbre blanc. L'air est chaud, humide, chargé de l'odeur du chlore et de quelque chose d'autre. Quelque chose de plus subtil. Quelque chose qui ressemble à de la tension.Ils sont dans l'eau. Léa et Raphaël. Ils nagent côte à côte, leurs corps fendant la surface avec une grâce fluide. Léa porte un maillot une pièce noir qui épouse chaque courbe de son corps, qui dévoile ses épaules, qui souligne sa taille fine et ses hanches pleines. Ses cheveux sont rel

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    Il a raison. Je ne refuserai pas. Parce que je suis piégée. Parce que je suis sa chose. Parce que je le désire autant que je le hais.Le penthouse de Gabriel est un bijou de verre et d'acier suspendu au-dessus de la ville. Des baies vitrées du sol au plafond. Une vue à couper le souffle sur la Seine et les toits de Paris. Un intérieur minimaliste, design, froid. Des canapés en cuir blanc. Des tables en marbre noir. Des œuvres d'art contemporain aux murs. Et partout, des miroirs. Des miroirs immenses, encadrés d'acier, qui reflètent la ville, la lumière, nos corps.Il m'accueille en costume, une coupe de champagne à la main. Il me tend l'autre. Je la prends. Je bois. Le champagne est frais, pétillant, délicieux.— Tu es belle.Je porte une robe noire, simple, élégante. Rien à voir avec les robes sages du bureau. Une robe qui épouse mes formes. Une robe qui dévoile mes épaules. Une robe qui dit "je suis là pour toi".— Merci.Il po

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    Chaque mot est un coup de poignard. Chaque mot est une déclaration. Chaque mot est une reddition. Je la prends lentement, profondément, en la regardant dans les yeux. Je vois le plaisir monter en elle, vague après vague, marée après marée. Je vois ses joues rougir, ses lèvres trembler, ses yeux se voiler.— Plus fort, murmure-t-elle.— Non.— S'il te plaît. Plus fort.— Non. Je te prends comme je veux. Pas comme tu veux.— Salaud.— Oui. Ton salaud.Elle me gifle. Une gifle légère, presque tendre, qui claque dans le silence. Je souris. Je l'attrape par les cheveux. Je tire sa tête en arrière. J'expose sa gorge. Je mords sa peau. Je la marque. Je laisse une empreinte rouge sur sa peau claire, une marque de possession, une signature.Elle gémit. Elle gifle encore. Elle griffe mon dos. Elle me mord l'épaule. Elle se bat. Elle se débat. Elle me résiste. Et c'est cette résistance qui me rend fou. C'est cette résistan

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