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Chapitre 57 : Les Amants Damnés — L'Interdit 2

作者: Déesse
last update 公開日: 2026-10-12 08:10:47

Il bouge. Ces va-et-vient. Lents d'abord. Ces coups profonds. Ces coups qui touchent. Qui trouvent. Qui frappent. Cette chose au fond de moi. Cette chose qui n'appartient qu'à lui. Et puis plus vite. Plus fort. Cette sauvagerie. Cette brutalité. Cette faim. Cette faim de lui. Cette faim de moi. Cette faim de nous.

Je le prends. Je le prends avec mon sexe. Je le prends avec mes mains. Je le prends avec ma bouche. Je le prends avec tout mon corps. Tout mon être. Toute mon âme. Cha
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  • BAISE-MOI 4   Chapitre 58 : La Haine Pure — Glaciale

    GabrielLa chambre est sombre. Ces rideaux tirés. Cette lumière qui ne passe pas. Cette obscurité. Cette obscurité qui me va. Qui me protège. Qui me cache. Je suis assis sur le lit. Ce lit. Ces draps. Ces draps que nous avons partagés. Elle et moi. Avant. Avant tout ça. Avant cette chose. Cette chose qui a changé. Cette chose qui a brisé. Cette chose qui a tué.Léa entre. Ces pas. Ces pas silencieux. Ces pas qui glissent. Elle ne me regarde pas. Elle ne me voit pas. Elle marche vers la fenêtre. Elle tire les rideaux. Cette lumière. Cette lumière crue. Cette lumière qui nous éclaire. Qui nous expose. Qui nous juge. Elle tourne la tête. Ce visage. Ce visage fermé. Ces yeux. Ces yeux vides. Ces yeux morts.— Tu voulais quelque chose ?Sa voix. Cette voix. Froide. Plate. Clinique. Cette voix qui n'est plus la sienne. Cette voix qui n'est plus rien. Je me lève. Ces jambes. Ces jambes lourdes. Ces jambes qui tremblent. Je marche vers elle. Ces

  • BAISE-MOI 4   Chapitre 57 : Les Amants Damnés — L'Interdit 2

    Il bouge. Ces va-et-vient. Lents d'abord. Ces coups profonds. Ces coups qui touchent. Qui trouvent. Qui frappent. Cette chose au fond de moi. Cette chose qui n'appartient qu'à lui. Et puis plus vite. Plus fort. Cette sauvagerie. Cette brutalité. Cette faim. Cette faim de lui. Cette faim de moi. Cette faim de nous.Je le prends. Je le prends avec mon sexe. Je le prends avec mes mains. Je le prends avec ma bouche. Je le prends avec tout mon corps. Tout mon être. Toute mon âme. Chaque caresse. Chaque baiser. Chaque coup. C'est un blasphème. Chaque gémissement. Chaque cri. Chaque orgasme. C'est une damnation. Nous baisons comme des bêtes. Comme des dieux. Comme des damnés. Nous baisons comme si c'était la dernière fois. Comme si le monde allait finir. Comme si nous étions les derniers survivants. Nous baisons comme Serge et ma mère. Comme Serge et cette femme aux cheveux noirs. Comme Serge et cette femme à la peau dorée. Comme notre père. Comme notre sang. Comme notre dest

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    LéaLa porte se ferme derrière moi. Ce clic. Ce bruit sec. Ce bruit qui scelle. Je suis dans sa chambre. Cette chambre. Ce lit. Ces draps blancs. Cette lampe. Cette lumière qui n'éclaire que nous. Raphaël est là. Debout. Près de la fenêtre. Il me regarde. Ces yeux. Ces yeux sombres. Ces yeux qui savent. Ces yeux qui attendent.Je marche vers lui. Ces pas. Ces pas lents. Ces pas qui résonnent sur le parquet. Ce parquet froid. Ce parquet qui craque. Je m'arrête devant lui. Ce corps. Cette chaleur. Cette odeur. Cette odeur de lui. Cette odeur de Serge. Cette odeur de sang.— Nous sommes frère et sœur.Ce mot. Ce mot qui tombe. Ce mot qui explose. Ce mot qui devrait nous arrêter. Ce mot qui devrait nous sauver. Ce mot qui ne fait rien. Rien du tout. Raphaël me regarde. Ce regard. Ces yeux. Ces pupilles qui se dilatent. Cette chose qui monte. Cette chose qui brûle.— Je sais.Deux mots. Deux mots seulement. Et tout est dit.

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    Je regarde mes mains. Ces mains sur mes genoux. Ces mains qui tremblent. Ces mains qui serrent le tissu de mon pantalon. Je ne veux pas entendre ça. Je ne veux pas imaginer ça. Ma mère. Serge. Ces corps. Ces gestes. Mais je ne peux pas m'arrêter. Je ne peux pas me boucher les oreilles. Je ne peux pas fuir. Je suis cloué à ce fauteuil, à cette pièce, à cette confession.— Il m'a fait jouir avec sa bouche. Une fois. Deux fois. Trois fois. Je ne comptais plus. Je ne pensais plus. J'étais cette chose qui jouit, cette chose qui se tord, cette chose qui crie. Et puis il m'a pénétrée. D'un coup. Ce coup qui m'a remplie, qui m'a ouverte, qui m'a prise. Il était grand. Il était épais. Il me remplissait comme personne ne m'avait remplie. Il bougeait. Lentement d'abord. Ces va-et-vient profonds, ces coups qui touchaient quelque chose au fond de moi. Et puis plus vite. Plus fort. Cette sauvagerie. Cette brutalité. Cette chose qui n'était plus de l'amour mais de la faim.E

  • BAISE-MOI 4   Chapitre 54 : La Confession de la Mère — Union du sang

    RaphaëlLe salon est sombre. Seule cette lampe sur la table basse, ce halo jaune qui n'éclaire que les mains, que les genoux, que les visages à moitié. Ma mère est assise dans le fauteuil. Ce fauteuil où Serge s'asseyait. Ce fauteuil qui garde encore l'empreinte de son corps, cette odeur de tabac froid et de vieux cuir. Elle tient un verre. Du cognac. Ce cognac qu'elle ne boit jamais. Ses doigts serrent le cristal, ces jointures blanches, ces veines qui saillent sous la peau fine. Elle n'a pas bu. Elle regarde le liquide. Cette couleur ambrée, ces reflets qui dansent, cette chose qui attend.Léa est là debout près de la cheminée. Ses bras croisés, ce pull noir, ces cheveux tirés, ce visage fermé. Elle regarde ma mère. Elle ne dit rien. Elle attend. Nous attendons tous. Cette pièce est pleine d'attente. Cette attente épaisse, cette attente qui pèse, cette attente qui étouffe.Ma mère lève les yeux. Ces yeux. Ces yeux fatigués, ces yeux cernés, ces

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    Raphaël Le carnet est lourd dans ma main. Ce poids, ces pages, cette tranche de cuir qui s'effrite, ces coins cornés, ces taches d'encre et de café. Je le tiens comme on tient une chose fragile. Une chose dangereuse. Une chose qui pourrait me briser. Je suis assis à mon bureau. Cette lampe, cette lumière jaune qui éclaire à peine, ces ombres qui dansent sur les murs. Devant moi, le carnet. Le troisième. Celui que j'ai trouvé hier, dans cette malle poussiéreuse, derrière ces vieux draps. Je l'ai ouvert. J'ai lu quelques pages. J'ai refermé. J'ai eu peur. Peur de quoi ? Je ne sais pas. Peur de ce que j'allais trouver. Peur de ce que j'allais comprendre. Peur de me reconnaître. Je l'ouvre encore. Ces pages. Ces mots. Cette écriture serrée. Serge. Serge qui écrit. Serge qui raconte. Ces nuits. Ces femmes. Ces corps. Je lis. Je lis cette page. Cette page où il parle d'une femme. D'une femme qui n'est pas celle du carnet précéde

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