เข้าสู่ระบบChapitre 1
La soirée de Rémi Quelques jours avant l’anniversaire de Rémi, M. Dubois a semé le trouble à la sortie du lycée. Je l’ai reconnu grâce à la description de mes camarades. D’une pâleur effrayante, avec des cheveux mi-longs grisonnants et gras qui partent dans tous les sens, des yeux globuleux et d’un bleu très pâle presque décoloré, un nez aquilin, une bouche fine et une mâchoire carrée lui donnent un air de savant fou ! Il se tient droit comme un « i » avec les bras croisés sur le torse et le regard rivé sur la sortie. Les élèves lui passent à côté sans lui jeter un regard et moi j’attends ma mère qui n’est toujours pas là. C’est seulement quand j’aperçois Rémi, entouré de ses copains que je comprends. Personne n’a le temps d'anticiper, Émilien Dubois l’empoigne brutalement par le col, le plaque contre le mur avec violence. Sa bouche écume de rage, on dirait que ses yeux lancent des étincelles. Rémi se rebiffe aussi sec, son regard a changé, il ne semble plus humain. Il lui envoie un premier uppercut, puis un second qui atteint sa cible, Émilien le lâche pour se tenir le nez qui est en sang. Plusieurs élèves tentent de calmer Rémi devenu hystérique en le tenant loin de M. Dubois mais il n’a aucun mal à s’en défaire. Il se jette à nouveau sur son adversaire, celui-ci anticipe, Rémi roule à terre. Il se relève dans le même élan puis l’air perdu, s’enfuit avec une rapidité incroyable. M. Dubois refuse notre aide et s’en va, proférant des insultes. Le lendemain soir, Rémi attend devant l’entrée du lycée comme si de rien n’était. Je n’avais pas remarqué à quel point il ressemblait à sa sœur. Il est beau lui aussi, on ne peut pas le nier. D’un blond plus foncé que celui de Clara, sa coupe de cheveux met en valeur son joli minois et ses yeux bleus sont sûrement la principale raison de son charme. L’air de famille se retrouve dans leur sourire bien qu’il ait une fossette au menton que sa sœur n’a pas.Dès qu’il m’aperçoit, il s'approche dans ma direction et me propose de passer la soirée avec lui au pub du Gévaudan. Je décline son invitation, il semble déçu et son attitude me trouble davantage car ce n’est pas ce qu’on m’a dit de lui. Je n’avais pas l’intention de m’afficher avec Rémi, mais c’est trop tard, Léo nous a vus. Je le laisse en plan et vais à la rencontre de Léo qui esquisse un sourire et sous ses lèvres bien dessinées, j’aperçois ses dents d’un blanc immaculé que son teint mat fait encore plus ressortir. Son regard intense d’un vert profond, parsemé de taches noisette, sa coiffure un peu sauvage lui donnent un petit côté sexy auquel j’ai un peu de mal à résister. Léo me plaît et je crois qu’il vient de le capter.
Mais Rémi ne se laisse pas impressionner, il revient à la charge d’une façon plutôt théâtrale qui me laisse perplexe, surtout en présence de Léo.
Il pose un genou à terre et la main sur le cœur, il saisit la mienne de son autre main, puis il dit :
— Tes yeux sont magnifiques ! Je suis sous ton charme… et j’ai trop envie de te b… de t’embrasser.
— Arrête ! T’es ridicule ! Et j’éclate de rire.
— Quoi ? Qu’est-ce qui te fait rire ? Je te jure, je te kiffe trop, c’est la première fois qu’une fille me rend dingue.
— Arrête ! Ta technique de drague est trop nulle ! Tu dois dire ça à toutes les filles, je suis au-dessus de ça !
— Non, je te jure ! En fait… ok je me paie l’affiche !
Léo qui a assisté à toute la scène n’a pas l’air d’apprécier son numéro et nous laisse en plan.
— Qu’est-ce que j’ai fait ? s’interroge Rémi.
— Tu es peut-être allé un peu loin là, non ? ! Bon ! Je dois y aller, ma mère m’attend, sinon je ne pourrai pas venir à ta fête demain.
Je lui souris. Clara m’avait prévenue qu’il était perché, je viens de m’en rendre compte.
— Ok ! Alors à demain ! me dit-il.
Aujourd’hui samedi, c’est le jour « j ». Il est déjà 18 heures quand je file à la douche. Perdue dans mes pensées, j’étais en train d’imaginer la soirée si Léo daignait se rapprocher de moi, mais je reviens à la réalité en apercevant mon reflet dans le miroir. Je ne me trouve rien d’exceptionnel, mais ma mère m’a appris à mettre en valeur mes yeux car ils sont d’un bleu azur peu commun, d’après elle. D’ailleurs on reconnaît toutes les femmes de ma famille grâce à cette caractéristique génétique. Je mets un peu de fard, un léger trait de crayon noir et je termine avec du mascara. J’ajoute une touche de gloss sur mes lèvres. Je trouve que je ressemble de plus en plus à ma mère avec mon teint clair et mes cheveux châtains et longs. En prime, j’ai hérité de sa silhouette élancée et je ne m’en plains pas. Bon sang ! Qu’est-ce que j’ai ? Je me sens bizarre ce soir.Lorsque nous rentrons chez Cathy, ma mère et elle sont attablées. Paul est debout près de la fenêtre et fume une cigarette. Maman s’inquiétait, elle nous a vus prendre un taxi et nous interroge :— Où étiez-vous passés ?— Nous sommes allés dire au revoir à Thaïs et Léanne !— Ça m’étonnerait, je viens d’avoir leur mère au téléphone ! Trouve mieux comme excuse !— Ma parole, t’es pas flic ?— Assez ! crie-t-elle en tapant sur la table.Sa tasse de café se renverse, elle se lève pour attraper une éponge et essuie le liquide. J’aperçois autour de son poignet, un nouveau bracelet qu’elle n’avait pas, avec un trèfle à quatre feuilles sur le fermoir.— Je vous ai vus prendre un taxi ! Alors j’attends ? reprend-elle.— Nous sommes allés acheter quelques souvenirs ! répond Tom.— Vous ne pouviez pas prévenir ? C’est dingue ça !Puis elle se tourne vers moi :— Et toi, évite de me répondre si tu ne veux pas être privée de sortie à notre retour !— Excuse-moi !— File ! dit-elle, en me montran
Au moment de nous séparer d’eux, je remarque qu’un garçon me fixe et nous suit à notre sortie de la discothèque. Je ne veux pas inquiéter Léo et Tom, mais je connais ce visage ! Ce garçon se trouvait là pour le rituel quand Mathieu m’a enlevée, je m’en souviens très bien. Cependant j’ai peur de me tromper en voyant le mal partout, je ne veux pas provoquer d’altercation. Je me dis que c’est impossible, que nous sommes à Paris, pourtant il se rapproche de plus en plus, jusqu’à m’interpeller !— Eh ! En promenade ! lance-t-il.— On se connaît ? riposte Léo, sur la défensive.— Nous ? Non ! Mais demande à ta copine !— Tu le connais ? s’étonne Léo.— Non ! dis-je, plus du tout sûre.— Réfléchis bien nous nous sommes déjà rencontrés !Puis il se rapproche de moi l’air menaçant.— Laisse-la tranquille ! intervient Léo.— Je ne t’ai pas adressé la parole toi ! dit-il en bousculant Léo.— Elle est avec moi ! Alors tu dégages !— Si je veux ! Tu es qui toi pour me parler comme ça ?— Oh du cal
— Oui ! Chez les animaux, les vrais oui, c’est exact ! Mais pas chez les lycanthropes. Il en existe deux catégories : les alphas sont ceux qui ont été contaminés par la morsure d’un autre loup-garou. Ils deviennent des êtres mi-hommes mi-animaux, avec toutefois un instinct animal dominant. Ils sont dangereux et imprévisibles ! Alors que les bêtas, ce qui semble être votre cas jeune homme ! dit-il en s’adressant à Léo, sont des êtres issus d’une union entre un lycanthrope et un humain, ils possèdent donc l’intelligence en plus. Il s’agit bien entendu d’une lignée. Ils vivent parmi nous depuis des centaines d’années ! Vous comprenez, il y a une énorme différence…Il marque un temps d’arrêt, comme pour s’assurer que nous avons bien tous assimilé, ignorant sans doute que nous le savons déjà. Puis il reprend.— Par contre, concernant votre problème, je constate qu’il n’y a pas vraiment de chef de meute. J’ai pu observer qu’ils ont une façon anarchique de se nourrir et de procéder.— C’est
Mon père souhaite me parler, nous nous installons dans la chambre de Cléa.— Pourquoi es-tu si désagréable avec elle ? demande-t-il.— Je la déteste c’est tout !— Laisse-lui au moins une chance ! Elle fait des efforts tu sais et puis elle n’y est pour rien !— À bon ? Je ne suis pas de ton avis ! Elle a tourné autour de toi jusqu’à ce qu’elle réussisse à te mettre dans son lit ! Ça n’est qu’une traînée !— Je ne te permets pas de parler d’elle de cette façon ! réplique-t-il sèchement.— Excuse-moi de ne pas l’aimer, je suis trop grande pour ça ! J’ai une mère ! Et des amies, j’en ai plus qu’il m’en faut, alors dis-lui de s’en tenir aux formules de politesse ! Je ne veux pas lui parler !— Comment peux
— En clair, elle utilise la force de la sagesse.— Elle a réussi à l’arrêter comme ça ? s’étonne Tom.— Il existe en sorcellerie ce qu’ils appellent la loi du triple retour. Et nous pouvons supposer que c’est ce qu’il s’est produit pour lui.— Excusez-moi de vous couper, mais qu’est-ce que c’est que cette fameuse loi ? questionné-je.— Quand un sorcier utilise la magie noire, il invoque les esprits du mal et à force, il risque de voir revenir le mal qu’il a essayé de faire, mais en trois fois plus puissant. Tout ce que je peux vous dire, c’est que certains d’eux sont incapables d’agir sans leur grimoire. Pour accomplir un rituel, quel qu’il soit, il faut une coupe sacrée. Je sais qu’il en existe une, qu’une sorcière a dû laisser quelque part, parce que quelqu’un est
Elle a vécu près de dix ans avec un Malgache dont elle a eu un enfant, avant qu’il ne reparte pour son île. Cathy n’a pas voulu le suivre. Sa fille Cléa a un an de moins que moi, c’est une belle métisse qui a rejoint une agence de mannequins sur les Champs Elysées. Nous ne la verrons pas ce week-end, elle est en pleine séance de photos pour une grande marque de lingerie. Maman lui présente Paul et moi Léo. Après un rapide dîner, nous regagnons nos chambres.Le jour vient de se lever, il fait beau et chaud, nous pouvons déjeuner sur la terrasse, ce qui est assez rare au printemps. Nous profitons de cette vue agréable sur les toits de Paris. Léo est impressionné par la capitale. Il a hâte d’en découvrir un peu plus. Nous avons prévu de visiter le Louvre ce matin. Nous prenons donc le métro pour nous y rendre. Je suis contente
L’information tombe quelques jours plus tard. Le médecin légiste a identifié le corps de Mélisande Dubois grâce aux empreintes dentaires. Sa mort remonterait à quelques mois, voire au jour de sa disparition. L’enquête prend une toute autre direction. Rémi et les autres sont innocentés, car il a rel
Je m’arrête à la hauteur du rocher, je reconnais l’endroit qu’elle me désignait. Nous descendons près du ruisseau, mon cœur s’accélère au fur et à mesure que nous nous rapprochons. Je ferme les yeux car je sais déjà ce que je vais trouver. C’est en entendant Thomas injurier l’assassin que je réali
Au même moment, tout devient noir et lugubre, un brouillard épais m’entoure au point de ne plus distinguer mes pieds, aucune lumière ne peut filtrer à travers. J’ai envie de m’enfuir mais c’est inutile, je n’y vois rien et me sens attirée vers elle. Et même si j’appelais à l’aide, on ne m’entendrai
J’enfile plusieurs tenues avant d’arrêter mon choix sur un jean, un débardeur bleu turquoise dont l’encolure est bordée de petits strass très discrets. J'essaie les nouvelles bottines noires à talons que mon père m’a envoyées de Paris, elles s’accordent parfaitement avec mon perfecto en cuir noir,







