Mag-log inJ’enfile plusieurs tenues avant d’arrêter mon choix sur un jean, un débardeur bleu turquoise dont l’encolure est bordée de petits strass très discrets. J'essaie les nouvelles bottines noires à talons que mon père m’a envoyées de Paris, elles s’accordent parfaitement avec mon perfecto en cuir noir, j’attrape dans mon dressing une écharpe en soie fine, assortie à mon débardeur et je suis enfin prête. Ma mère nous conduit, mon frère et moi, chez Rémi pour 20 heures.
Cette demeure est très impressionnante et son portail est digne de Versailles ! Des frissons me parcourent le dos, j’éprouve un sentiment étrange, comme si quelqu’un m’observait. Je remarque sur la façade de ce manoir datant de plusieurs siècles, de nombreuses fissures. Nous voici devant la porte d’entrée monumentale restée entrouverte, mon frère me pousse du coude pour que je sonne mais Rémi apparaît dans l’embrasure de la porte.
— Fais pas cette tête, j’ai reconnu ton parfum ! s’exclame-t-il en souriant.
Il m’agace d’entrée de jeu en me prenant par la taille pour me faire la bise mais comme il fait ça avec les autres filles, je ne dis rien. Rémi s’aperçoit de la présence de Tom lorsque celui-ci se racle la gorge en lui tendant la main. Il le calcule à peine. Nous le suivons à l’intérieur où il nous propose à boire. Je manque d’air lorsque je franchis le seuil du grand salon, ce lieu m’inspire la crainte. Cette maison est imprégnée du passé, je le ressens, je me demande ce qui a bien pu se passer ici.
Il nous sert un verre mais sa nouvelle tentative de rapprochement devient lourde. Je trouve une excuse pour rejoindre Léo qui me présente sa sœur Amélia puis Lucas Castel, le frère de Rémi. Clara nous rejoint et termine en me précisant qu’ils sont cousins.
Alors que nous discutons, je ne vois pas Rémi arriver, il me surprend en se permettant de m’embrasser dans le cou comme il a l’habitude de le faire avec les autres, sauf que je ne supporte pas ce comportement. Je me retourne prête à le gifler, mais il m’empêche de le faire.
— Raté ! me dit-il, l’air amusé.
— Tu me gonfles, je n’apprécie pas les crétins dans ton genre ! dis-je, retenant ma colère.
— Il va falloir t’y faire ! Regarde autour de toi, ironise-t-il en me montrant les autres filles. Elles sont toutes jalouses ! Tu as de la chance que je t’aie choisie ! raille-t-il.
Je prends sur moi, car je ne veux pas faire de vagues, je n’ai jamais côtoyé ce genre de mec, je ne comprends pas son jeu. Clara s’interpose avant que ça ne dégénère.
— Putain mais t’as quoi dans le cerveau ? Il va vraiment falloir que tu te calmes, balance-t-elle.
— Qu’est-ce que tu la ramènes toi ? répond-il à sa sœur, d’un air méprisant.
— Viens Élé, laisse tomber ! Je t’avais prévenue, il ne supporte pas l’échec mais là, ça va le mater. Il a vu que tu ne t'intéressais pas à lui alors il est sur les nerfs ! Allons plutôt danser ! Je vais te présenter à mon ex, Thomas, lui au moins, il sait parler aux filles ! nargue-t-elle.
— J’ai peine à croire que vous êtes de la même famille. Il n’y a qu’à vous regarder, tu es plutôt élégante et distinguée, et on voit que tu as reçu une bonne éducation, par contre lui, désolée de te le dire, mais il est un peu brut de décoffrage.
Elle éclate de rire. Rémi a tout entendu, il nous toise puis sort en claquant la porte.
Après avoir dansé un peu, Clara me propose d’aller prendre l’air sur le perron. C’est une fille que j’apprécie de plus en plus, contrairement à son frère. Elle me confie qu’elle est sortie pendant un an avec Thomas. C’est à ce moment qu’il fait irruption et l’entraîne à l’intérieur pour lui présenter quelqu’un et je me retrouve seule.
La fraîcheur est tombée, je fais quelques pas en direction du parc, pour me réchauffer. Soudain, j’aperçois une tache laiteuse qui ondule au gré du vent. Elle s’étire, s’allonge et finie par ressembler à une silhouette. Finalement une jeune fille apparaît et me fait signe d’avancer dans sa direction. Je lui donnerais mon âge mais je ne la connais pas et ne l’ai jamais vu au lycée. Lorsque je comprends qu’elle n’est pas réelle, la panique m’envahit. Je ne peux faire machine arrière, mes jambes se dérobent.
Chapitre 37Les gendarmes quittent les lieux et demandent à ma grand-mère de vérifier ce qu’il manque et de leur en donner l’inventaire dès le lendemain, en allant déposer plainte.Il est 4 heures du matin, je m’inquiète beaucoup, car ma mère n’est toujours pas là.— Attendez, il manque autre chose, ajoute ma grand-mère.Elle est d’une pâleur effrayante, je m’attends au pire.— Qui a-t-il ?— Cet objet était de la plus haute importance ! L'athamé ! prononce-t-elle.— l’athamé ! répète Paul.— Qu’est-ce que c’est ? Tu ne m’en as jamais parlé ! dis-je.— Il s’agit d’une dague qui est rattachée à l’élément terre. Sa lame est à double tranchant et conçue dans le même m&eacut
Puis les langues se délient, La surprise fait place à la colère chez certains et à l’admiration chez d’autres. S’ensuit un brouhaha terrible. Claude est obligé de taper de grands coups sur la table pour ramener le silence.— C’est trop balaise ! Mon beau-père est le loup du Gévaudan ! s’exclame Tom tout excité à cette idée.— Du calme Tom ! Voyons ! Un peu de respect pour toutes les victimes ! dit Gabrielle.— Désolé Mamie ! Je ne pensais pas à eux !— Attendez ! Je n’ai pas tout à fait terminé ! nous dit Paul.— Quoi d’autre ? demande mamie.— Isatys et moi avons scellé un pacte en mémoire d’Isaure. La paix reviendrait sur la septième génération, lorsqu’un membre de ma lignée et de la sienne s’uniront. Ils seront
Des craquements dans le couloir interrompent la conversation. Je me lève et je sais déjà qui est là. J’ouvre la porte du salon :— Tu peux te joindre à nous, Paul.Claude s’interpose.— Je ne crois pas vous avoir invité ? Que faites-vous là ?— C’est vrai Paul que fais-tu là ? reprend Elsa.— J’ai pris une décision et je crois que ce soir vous êtes en train de faire des révélations sur le passé, alors c’est le moment pour moi aussi, de vous raconter l’histoire de mes origines, qui vous le verrez, a un lien avec les vôtres.Tout le monde est surpris par cette intrusion et nous restons sans voix. Nous attendons, le cœur battant qu’il dévoile la véritable raison de sa présence ici à Castelubin.— Très bien Paul, nous vous écoutons, l&rsquo
Chapitre 35C’est au tour de Gabrielle de prendre la parole :— Je crois que nous allons poursuivre avec Claude, car ce soir nous avons tellement à dire qu’il nous faudra une partie de la nuit !— Très bien Gabrielle, tu as raison. C’est une longue histoire et je voudrais que chacun d’entre vous l’écoute attentivement afin de la transmettre aux générations futures.— Vas-y Claude nous t’écoutons, ajoute Gabrielle qui ne cache plus son impatience.— Je vais reprendre depuis le début, pour que tout le monde comprenne bien. Lorsque j’étais très jeune, j’ai toujours vu ma famille protéger cette ville des loups alphas et des intrus malintentionnés. J’avais deux frères et une sœur ainsi que de nombreux cousins. Mais un jour, tous les miens ont été d&
Après le repas, nous décidons de rendre une petite visite à Gabrielle qui avait promis de nous aider. Si Gaspard et Aaron se connaissent, il est fort possible qu’il vienne de la même époque, comme le loup inconnu, dans ce cas ma grand-mère doit le connaître. Je me demande bien ce qui a pu se passer pour qu’aujourd’hui il y ait cet esprit de vengeance et cette course au rituel. Les légendes de la région font beaucoup allusion à la sorcellerie, pourtant il n’y a rien de bien précis.Ma grand-mère nous attend et je constate qu’elle a fait beaucoup d’efforts. Elle a préparé des gâteaux, du thé, du café, comme autrefois. Elle a également sorti une malle en osier, que je n’avais jamais vue auparavant.— D’où émerge-t-elle ? demande Tom.— Elle était à la cave ! Comme
Le combat a été d’une extrême violence, mais notre meute s’en est bien tirée. J’espère que nos adversaires nous craindront et me laisseront tranquille.Je monte dans ma chambre, avec Léo. Je ne veux pas être séparée de lui, surtout ce soir ! Nous avons l’intention de reprendre les choses là où nous les avions laissées pour savourer notre victoire.Nous sommes les vainqueurs de cette bataille, mais nous savons que nous n’avons pas gagné la guerre pour autant !L’inconnuNous sommes tirés de notre sommeil par des éclats de voix venant du rez-de-chaussée.—Qu’est-ce qu’il y a ? dit Léo, d’une voix ensommeillée.— Je ne sais pas, on dirait ma mère et Paul !— Ils se disputent, constate-t-il.Je me l
Au même moment, tout devient noir et lugubre, un brouillard épais m’entoure au point de ne plus distinguer mes pieds, aucune lumière ne peut filtrer à travers. J’ai envie de m’enfuir mais c’est inutile, je n’y vois rien et me sens attirée vers elle. Et même si j’appelais à l’aide, on ne m’entendrai
— De quoi est-ce que tu parles ? demandé-je.— Je suis porteur du virus de la lycanthropie !— Précise ! suggère Léo, intéressé.— J’ai appris qu’il y a plusieurs façons d’être contamin
Chapitre 1La soirée de RémiQuelques jours avant l’anniversaire de Rémi, M. Dubois a semé le trouble à la sortie du lycée. Je l’ai reconnu grâce à la description de mes camarades. D’une pâleur effrayante, avec des cheveux mi-longs grisonnants et gras qui partent dans tous les sens, des yeux globul
Préface Passionnées de lecture fantastique au sens large du terme, les idées fusaient depuis longtemps, mais nous hésitions à franchir le pas. L’envie de partager quelque chose entre mère et fille et les encouragements de nos proches ont donné naissance à cette collaboration. Nous nous sommes mise







