Se connecterLe couloir de la direction était silencieux, feutré, presque intimidant. Clarisse inspira profondément et avança jusqu'à la porte du bureau de Stéphane. C'est juste une réunion professionnelle, se répéta-t-elle. Tu viens, tu présentes le rapport, il valide, tu repars. Rien de plus. Il ne parlera pas d'hier. Il n'osera pas. Elle frappa deux coups. Aucune réponse. Elle attendit quelques secondes, puis frappa de nouveau. Toujours rien. Elle hésita, puis tourna doucement la poignée. La porte s'ouvrit. Stéphane était assis derrière son bureau, le téléphone collé à l'oreille, en pleine conversation. Il lui tournait à moitié le dos, regardant par la fenêtre tout en parlant. Il ne l'avait pas entendue frapper. – Oui, monsieur Delcourt… Non, je comprends pa
Dans l'appartement qu'ils louaient, Éléonore était assise au bord du lit, les mains croisées sur ses genoux, le regard perdu vers la fenêtre. Elle portait une chemise de nuit sobre, en coton blanc, qui ne laissait rien deviner de son corps. La porte de la salle de bains s'ouvrit. Edmond apparut, vêtu d'un peignoir, les cheveux encore humides. Il s'approcha d'elle lentement, presque timidement, et s'assit à côté d'elle sur le lit. – Éléonore, murmura-t-il. Je suis désolé. Vraiment désolé. Elle tourna lentement la tête vers lui, le visage impassible. – Désolé de quoi, Edmond ? – De ne pas avoir été là pour toi. De t'avoir négligée. Ces derniers temps, j'ai été trop pris par le travail. Trop absorbé. Je n'ai pas su être le mari que tu mérites. Elle ne répondit pas. Elle le reg
Clarisse marchait vite dans l'avenue mal éclairée, son sac d'ordinateur serré contre sa poitrine comme un bouclier. La fraîcheur de la nuit lui mordait les joues, mais elle ne le sentait pas. Elle ne sentait plus rien depuis longtemps. Ses pas étaient mécaniques, pressés, comme si elle espérait échapper à quelque chose d'invisible. Elle atteignit enfin le petit immeuble où elle habitait, un bâtiment modeste de quatre étages à la façade décrépie. Elle poussa la porte d'entrée, grimpa les escaliers deux par deux, et arriva devant son appartement au troisième étage. Elle chercha ses clés dans son sac. Ses doigts tremblaient légèrement. La porte s'ouvrit brutalement avant qu'elle n'ait pu introduire la clé dans la serrure. Une main l'agrippa par le bras et la tira violemment à l'intérieur. Clarisse trébucha, manquant de tomber. Son sac d'ordinateur lui échappa presque, mais elle le rattrapa de justesse, le serrant désespérément contre elle comme si sa vie en dépendait. – Enfin tu
La nuit était tombée depuis longtemps sur la ville. Les lumières des immeubles environnants scintillaient dans l'obscurité, dessinant une constellation artificielle qui s'étendait à perte de vue. Le quinzième étage du groupe Wilkerson était plongé dans le silence, seulement troublé par le ronronnement discret de la climatisation. Stéphane était toujours assis dans le fauteuil de Collen, penché sur une montagne de dossiers. Il avait retiré sa veste depuis longtemps, desserré sa cravate, et retroussé les manches de sa chemise. La lumière bleutée de l'écran d'ordinateur éclairait son visage fatigué. Il jeta un coup d'œil à l'horloge murale. Vingt heures passées. Il était temps de rentrer. Mais avant cela, il attrapa son téléphone et composa un numéro qu'il connaissait par cœur. La sonnerie retentit une fois, deux fois, trois fois.
Le lendemain matin, à l'ouverture des bureaux, monsieur Leblanc frappa à la porte de Stéphane. – Monsieur Segarra, le stock de l'Aéronautique a été transféré. La chaîne de production tourne. EuroComponents a confirmé la livraison pour la semaine prochaine. Nous avons réussi. Stéphane ferma les yeux une seconde, laissant le soulagement l'envahir. – Merci, monsieur Leblanc. Vous avez été exemplaire. – Ce n'est pas moi, monsieur. C'est vous. Sans votre question, je n'aurais jamais pensé à chercher dans les archives de l'Aéronautique. Et sans votre discours, je n'aurais même pas essayé. Vous nous avez convaincus que c'était possible. Vous avez sauvé ce groupe aujourd'hui. Stéphane secoua la tête. – Nous l'avons sauvé ensemble. Allez vous reposer, monsieur Leblanc. Vous l'avez bien mérité.
Sa bouche descendit plus bas. Sur son ventre, où il déposa des baisers légers comme des plumes. Sur ses hanches, qu'il mordilla doucement. Sur l'intérieur de ses cuisses, où sa langue traça des sillons humides qui la firent frissonner. – Collen, s'il te plaît… gémit-elle. – S'il te plaît quoi ? – Prends-moi. Maintenant. Je n'en peux plus d'attendre. Il sourit contre sa peau, mais ne se pressa pas. Sa bouche trouva son intimité, et il la goûta avec une lenteur exquise. Sa langue traça des cercles autour de son clitoris, le taquinant, le suçant doucement, tandis que ses doigts s'enfonçaient lentement en elle. Elle cria, ses mains s'enfonçant dans ses cheveux, ses hanches se soulevant contre sa bouche. – Oh mon Dieu… Collen… Ne t'arrête pas… Il ne s'arrêta pas. Il continua à la dévorer, alternant succions l







