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CHAPITRE 26 – Premier contact (fin)

Penulis: L'encre
last update Tanggal publikasi: 2026-06-02 20:15:46

Et dans ce regard, il y avait quelque chose qui ressemblait à de la peur. Une peur ancienne, profonde, qui n’avait rien à voir avec la route ou la forêt ou l’orage qui approchait.

— Certaine, dit-elle enfin. Conduis.

Kael hocha la tête, imperceptiblement. Ses doigts se détendirent sur le volant. Il reporta son attention sur la route, le visage de nouveau impassible, comme si rien ne s’était passé. Comme s’il n’avait rien dit.

Mais Lyra avait entendu.

Elle tourna la tête vers la vitre, le cœur b
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  • Crocs Et Résilience   CHAPITRE 55 – La forêt interdite (fin)

    Chaque mot était un coup. Lyra les recevait sans répondre, le dos collé à l’arbre, les mains tremblantes, les yeux brûlants de larmes qu’elle refusait de laisser couler. Elle savait qu’il avait raison. Elle savait qu’elle avait été stupide, imprudente, inconsciente. Mais la violence de sa colère la prenait au dépourvu, la laissait sans voix, sans défense, plus vulnérable que jamais.— Tu aurais pu mourir, reprit Kael d’une voix plus basse, plus rauque, comme si la colère cédait la place à autre chose. Tu aurais pu te perdre, te blesser, te faire attaquer. Et je ne l’aurais pas supporté. Tu comprends ça ? Je ne l’aurais pas supporté.Il s’arrêta, le souffle court, les épaules secouées d’un tremblement. Sa colère n’avait pas disparu, mais elle avait changé de nature. Ce n’était plus de la fureur. C’était de la peur. Une peur immense, dévorante, qui avait pris le visage de la colère pour ne pas s’effondrer.— Tu ne sais pas ce que c’est, dit-il plus doucement. Tu ne sais pas ce que ça fa

  • Crocs Et Résilience   CHAPITRE 54 – La même forêt interdite

    Elle aurait dû courir. Elle aurait dû faire demi-tour et s’enfuir à toutes jambes, traverser la forêt en sens inverse, retrouver le chemin du manoir avant qu’il ne soit trop tard. Mais ses jambes refusaient de lui obéir. Elle était pétrifiée, paralysée, les yeux fixés sur les arbres d’où le bruit était venu, et elle attendait. Elle attendait que la chose apparaisse, qu’elle sorte de l’ombre, qu’elle se montre enfin.Un second hurlement, plus proche encore. Et puis un autre, sur sa gauche, qui lui répondait. Et un autre, sur sa droite. Ils n’étaient pas seuls. Ils étaient plusieurs, toute une meute peut-être, qui l’encerclaient, qui se rapprochaient, qui refermaient le piège autour d’elle. Lyra tourna sur elle-même, affolée, cherchant une issue, un chemin, une échappatoire. Mais il n’y avait que des arbres, partout, des arbres immenses et silencieux qui l’emprisonnaient dans leur cathédrale de bois et d’ombre.Elle était perdue.— Qu’est-ce que tu fais ici ?La voix claqua derrière ell

  • Crocs Et Résilience   CHAPITRE 53 – La forêt interdite (suite)

    Elle fit un pas.Le sol sous ses pieds changea immédiatement. Ce n’était plus le gravier de l’allée, mais un tapis de feuilles mortes et de mousse, épais et moelleux, qui étouffait le bruit de ses pas. L’air était plus froid, plus humide, chargé d’une odeur de terre et de champignons et de quelque chose d’autre, de plus sauvage, qu’elle ne put identifier. La lumière baissa d’un cran, comme si elle était entrée dans une cathédrale dont les murs étaient faits d’arbres et de silence.Elle fit un deuxième pas. Puis un troisième. Les arbres se refermaient derrière elle, effaçaient le chemin, la coupaient du domaine. Elle n’était plus dans le monde civilisé. Elle était dans la forêt, dans le territoire des loups, dans un endroit où les règles des hommes ne s’appliquaient plus.Et pourtant, elle n’avait pas peur.C’était étrange. Elle aurait dû avoir peur. Tout lui criait de faire demi-tour, de retourner au manoir, de s’enfermer dans sa chambre et d’attendre sagement la nuit et les révélatio

  • Crocs Et Résilience   CHAPITRE 52 – La forêt interdite

    Lyra avait passé le reste de la matinée à ruminer ces pensées, allongée sur le lit de sa mère – la chambre de sa mère, les meubles de sa mère, les livres de sa mère –, et plus elle ruminait, plus elle sentait la colère monter. Une colère sourde, brûlante, qui lui donnait envie de hurler et de cogner et de tout casser. Mais elle n’avait rien cassé. Elle était restée immobile, les poings serrés, les mâchoires crispées, et elle avait laissé la colère grandir en elle comme une bête qui n’attendait que le bon moment pour sortir.Et maintenant, en ce début d’après-midi, elle n’en pouvait plus. Elle avait besoin d’air. Besoin de bouger. Besoin de fuir ces murs qui l’étouffaient, ces portraits qui la regardaient, ce silence lourd de secrets qui régnait dans le manoir comme un brouillard empoisonné. Alors elle était descendue, avait traversé le hall, poussé la porte d’entrée, et elle était sortie.L’air du dehors était froid et vif, chargé d’odeurs qu’elle ne connaissait pas. La lumière du sol

  • Crocs Et Résilience   CHAPITRE 51 – La forêt interdite

    Elle aurait voulu lui parler, lui poser mille questions, lui arracher de force les réponses qu’il refusait de lui donner. Mais elle savait qu’il ne dirait plus rien. Il avait déjà trop parlé.Alors elle tourna les talons et sortit de la cuisine, la gorge nouée, les yeux brûlants de larmes qu’elle refusait de verser. Elle traversa la grande salle, monta l’escalier, longea le couloir jusqu’à la chambre de sa mère.La porte verrouillée était là, massive et silencieuse. Elle s’arrêta devant, un instant. Elle tendit l’oreille. Aucun bruit. Aucun grognement. La chose, quelle qu’elle soit, dormait peut-être. Ou bien elle attendait.Lyra reprit sa marche et s’enferma dans sa chambre. Elle poussa la chaise contre la porte, tira le verrou, et s’assit sur le lit, les genoux remontés contre la poitrine, les yeux fixés sur les griffures du mur.Marcus n’était pas son père.Son vrai père était un loup-garou.Et il était dangereux. Terriblement dangereux.Dehors, le soleil montait dans le ciel, indi

  • Crocs Et Résilience   CHAPITRE 50 – La cicatrice de Kael (fin)

    Kael leva les yeux vers elle, un sourcil haussé, un demi-sourire aux lèvres.— Avec mes crocs. Je te l’ai dit, Lyra. Je suis un loup. Je chasse comme un loup. Je mange comme un loup. Et quand je me bats, je me bats comme un loup. Cette cicatrice – il désigna son avant-bras d’un mouvement du menton – c’est un loup sauvage qui me l’a faite. Un loup qui n’acceptait pas notre présence sur son territoire. On s’est battus. Il est mort. Moi, j’ai survécu. C’est comme ça que ça marche, chez nous.Lyra s’approcha du plan de travail. Elle regarda le lapin écorché, les mains ensanglantées de Kael, la lame brillante qui découpait la chair avec précision.— Tu as peur de moi ? demanda Kael sans cesser de travailler.— Je ne sais pas, répondit honnêtement Lyra. Peut-être. Un peu. Mais pas comme avant. Avant, j’avais peur de l’inconnu. Maintenant, je commence à comprendre. Et ce que je comprends me fait moins peur.Kael leva les yeux vers elle. Ses doigts s’immobilisèrent sur la chair du lapin. Il l

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