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CHAPITRE 105 : La lune de miel

Penulis: L'encre
last update Tanggal publikasi: 2026-05-29 13:49:27

Il me prit la main. Nous traversâmes l’allée, sous les pétales de roses que les invités nous jetaient.

Dehors, le soleil brillait. Le printemps était là.

– On est mariés, dis-je.

– On est mariés.

– Pour de vrai ?

– Pour de vrai.

– Pas de contrat ?

– Plus jamais.

Il m’embrassa encore. Je pleurais de joie.

Les invités nous entourèrent, nous félicitèrent. Édouard nous prit dans ses bras, aussi fort qu’il le put.

– Je suis fier de vous, dit-il. Si heureux.

– Merci, Grand-père.

– Appelle-moi Édouard
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    Les jours suivants furent les plus durs.Julien ne parlait plus. Il s’asseyait dans le salon, face à la fenêtre, et regardait le jardin. Des heures. Des journées entières. Il ne mangeait pas, ne buvait pas, ne dormait pas. Il était là, mais absent.– Julien, dis-je, il faut manger.– Je n’ai pas faim.– Tu vas tomber malade.– Je m’en fiche.– Moi, je ne m’en fiche pas.– Laisse-moi, Léa. S’il te plaît.Je le laissais. Je revenais une heure plus tard. Il n’avait pas bougé.– Julien, il faut dormir.– Je n’arrive pas.– Prends un cachet.– Je ne veux pas.– Alors repose-toi.– Je ne peux pas.Je m’asseyais à côté de lui. Je prenais sa main. Il ne la retirait pas, mais il ne la serrait pas non plus.– Parle-moi, disais-je.– Je n’ai rien à dire.– Raconte-moi un souvenir. De ton grand-père.– Je n’arrive pas.– Essaie.Il resta un long moment silencieux. Puis il parla.– Il m’emmenait pêcher, le dimanche. On se levait tôt, avant le soleil. On prenait le café dans la cuisine, en silence.

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