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CHAPITRE 17 : La styliste

Author: L'encre
last update publish date: 2026-04-21 14:22:44

Je ne répondis pas. Parce qu’en un an, j’avais perdu presque tous mes amis. Sophie était la seule à tenir encore, par fidélité plus que par affection.

– Deuxième étape, poursuivit Julien. Nous devons préparer votre histoire. On ne va pas juste entrer dans une salle de bal et dire “bonjour, nous sommes un couple”. Les gens vont poser des questions. Comment vous êtes rencontrés ? Depuis combien de temps êtes-vous ensemble ? Que faites-vous dans la vie ? Il faut que nos réponses soient cohérentes.
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  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 200 : Le soutien de Julien

    Les semaines suivantes furent un tourbillon d’émotions.J’étais heureuse, bien sûr. Un bébé, c’était une bénédiction, un miracle, une promesse. Mais j’avais peur. À quarante-deux ans, chaque grossesse est une aventure. Les risques étaient plus élevés, les complications plus fréquentes. Je lisais tout, je m’inquiétais de tout. Chaque petite douleur, chaque petit saignement, chaque petit signe me terrorisait.– Ça va ? demandait Julien.– Ça va.– Tu es pâle.– Je suis fatiguée.– Tu as mal ?– Un peu.– Où ?– Au ventre.– On appelle le médecin ?– Non. Ce n’est rien.– Tu es sûre ?– Je suis sûre.Je ne l’étais pas. Mais je ne voulais pas l’inquiéter.Les nuits, je faisais des cauchemars. Des cauchemars où je perdais le bébé, où je saignais, où je mourrais. Je me réveillais en sursaut, les mains sur mon ventre, à vérifier que tout allait bien.– Tu as rêvé ? murmurait Julien.– Oui.– Le même ?– Le même.– Il ne se réalisera pas.– Tu ne peux pas le savoir.– Je le sais.– Tu le sens

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 199 : La grossesse surprise

    – Tous les jours.– Même quand je suis jaloux ?– Surtout quand tu es jaloux. Parce que c’est là que tu as besoin de moi.– Je suis con.– Tu es humain.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Il rit. Je ris.– Je t’aime, Léa.– Je t’aime, Julien.– Tu es sûre que toi seul comptes ?– Je suis sûre.– Alors je te crois.– C’est bien.– C’est nécessaire.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Il se leva. Il vint s’asseoir à côté de moi. Il me prit dans ses bras.– Je t’aime, Julien.– Je t’aime, Léa.– On va y arriver.– On va y arriver.– On est arrivés ?– Presque.– Il manque quoi ?– Rien. Tout. La vie.– On l’a, la vie.– Oui. On l’a.– Alors c’est parfait.– C’est notre vie.– La plus belle.– La nôtre.Il m’embrassa. Je me blottis contre lui.***Les semaines passèrent. La vie reprit son cours, douce, paisible. Les enfants étaient à l’école, Julien au travail, moi à mon studio de danse. Nous avions retrouvé notre rythme, notre équilibre, notre amour.Puis un matin,

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 198 : Je le rassure

    Il baissa la tête. Il prit ma main.– Pardon, dit-il.– Tu es pardonné.– Vraiment ?– Vraiment. Mais il faut que tu arrêtes. Cette jalousie, elle nous a déjà fait assez de mal.– Je vais essayer.– Ce n’est pas suffisant.– Alors je vais réussir.– Tu promets ?– Je promets.– Tes promesses…– Celle-ci, je la tiendrai.Il m’embrassa. Je me blottis contre lui.– Je t’aime, Julien.– Je t’aime, Léa.– Toi seul comptes. Tu le sais ?– Je le sais.– Alors pourquoi tu doutes ?– Parce que j’ai peur.– De quoi ?– De te perdre. De perdre ce qu’on a construit. De devenir un vieux con jaloux que personne ne supporte.– Tu ne deviendras pas ça.– Tu ne peux pas le promettre.– Si. Je te le promets.– Tes promesses…– Celle-ci, je la tiendrai.Il sourit. Je souris.Le taxi s’arrêta devant notre maison. Les volets étaient ouverts. Le jardin était fleuri. Sophie nous attendait sur le pas de la porte, avec les enfants.– Maman ! Papa ! crièrent Élodie et Louis en courant vers nous.Ils sautèrent

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    – Pour nous aussi.– Vous êtes charmants.– Vous aussi.– On se reverra ?– Si vous voulez.– Je veux.– Alors à bientôt.– À bientôt.Il sortit. La porte se referma derrière lui.– C’est un homme bien, dis-je.– C’est un homme seul.– C’est triste.– C’est sa vie.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Je me blottis contre Julien.– Je t’aime, Léa.– Je t’aime, Julien.– On a de la chance.– On s’est battus.– On a gagné.– On a survécu.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Il m’embrassa. Je me blottis contre lui.– On rentre à l’hôtel ? demanda-t-il.– On rentre.– À pied ?– À pied.– La nuit est belle.– La ville est belle.– Toi aussi.– Toi aussi.– On est beaux.– On est vieux.– On est amoureux. C’est plus fort.– C’est plus doux.– C’est plus vrai.– C’est plus nous.Il prit ma main. Nous sortîmes.New York brillait de mille feux. Les gratte-ciel, les réverbères, les néons. Les gens, les voitures, les bruits.– Tu es heureuse ? demanda Julien.– Oui.– Vraim

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 196 : Christian nous reconnaît

    Le dîner s’annonçait plus animé que prévu.Christian Kensington était un homme fascinant. Il parlait de tout, de rien, de ses voyages, de ses affaires, de ses regrets. Il avait un humour caustique, une intelligence vive, une sensibilité qu’il cachait sous des couches de cynisme.– Vous savez, dit-il, j’ai pensé à vous, parfois.– À nous ? dit Julien.– À votre couple. À votre histoire. Vous êtes partis de rien, d’un mensonge, d’un contrat. Et vous avez construit quelque chose de solide.– Nous avons survécu.– Vous avez vaincu.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Il leva son verre.– À vous, dit-il.– À vous, répondîmes-nous.Nous bûmes.– Vous êtes le couple qui a osé mentir, dit Christian. J’aime ça.– Vous aimez les menteurs ? dis-je.– J’aime les gens qui assument leurs erreurs. Qui les transforment en forces. Qui en font des histoires.– C’est ce qu’on a essayé de faire.– Vous avez réussi.– Merci.– De rien.– Ce n’est pas rien.– Je sais.Il commanda un deuxième pla

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 195 : La rencontre inattendue

    Il me prit en photo. Moi, assise sur le banc, le sourire aux lèvres, les cheveux dans le vent. Derrière moi, le lac, les arbres, les gratte-ciel.– Elle est belle, dit-il en me montrant le cliché.– Je suis vieille.– Tu es belle et vieille.– C’est un compliment ?– C’est une vérité.– Tu es odieux.– Je suis amoureux. C’est pire.– Pire ?– Mieux.Il rit. Je ris.Il me prit dans ses bras. Il m’embrassa.– Je t’aime, Léa.– Je t’aime, Julien.– On a de la chance.– On s’est battus.– On a gagné.– On a survécu.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Il sourit. Je souris.***Le soir, nous décidâmes de dîner dans un restaurant italien, non loin de l’hôtel. La salle était petite, intime, éclairée aux bougies. Des nappes à carreaux, des chandelles dans des bouteilles de Chianti, des photos de stars au mur. Le patron nous accueillit avec un large sourire, un accent chantant.– Bienvenu ! Vous êtes français ?– Oui, dit Julien.– J’adore la France. Paris, la Tour Eiffel, le vin.–

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 37 : La première nuit seule chez lui

    Il ne savait pas que j’étais une menteuse. Que j’avais été payée pour être là. Que chaque sourire, chaque mot doux, chaque geste tendre était une comédie.Les larmes montèrent. Je ne les retins pas.Elles coulèrent sur mes joues, lentes et chaudes, tandis que je me tournais sur le côté, les genoux

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 36 : Le vieil homme m’adopte

    Il me regarda, et dans ses yeux, il y avait une dureté que je ne lui connaissais pas.– Vous avez signé un contrat, Léa. Six mois. Et six mois, c’est long.– Je sais, dis-je. Je sais.Je cassai les œufs dans un saladier. Mes mains tremblaient.Dix minutes plus tard, je servis à Édouard des œufs bro

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 35 : Le grand-père à l’improviste

    Je réfléchis. Comment expliquer que ce n’était pas la promiscuité qui me faisait peur, mais l’intimité forcée ? Jouer la comédie en public, c’était une chose. Vivre sous le même toit que lui, partager ses repas, croiser son regard au petit-déjeuner… c’en était une autre.– Je ne sais pas, mentis-je

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 34 : Nouveau contrat

    Silence. Puis sa voix, plus douce.– Je serai là. Pour tout.– Je sais. C’est pour ça que j’accepte.Je raccrochai. Je me regardai dans le miroir – ce miroir que j’avais caché si longtemps, que j’avais recouvert d’une serviette pour ne pas voir mon reflet.Je retirai la serviette.La femme qui me r

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