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CHAPITRE 80 : La confrontation

Penulis: L'encre
last update Tanggal publikasi: 2026-05-12 00:42:55

Deux millions. La salive sécha dans ma bouche.

– Il n’aura pas un centime, dit Julien.

– Il aura ce qu’il veut si on ne l’arrête pas, dis-je. La presse va s’emparer de l’histoire. Le contrat, le gigolo, le mensonge… tout va sortir.

– On peut l’empêcher.

– Comment ?

– En le rencontrant. En lui parlant. En lui faisant peur.

– Julien, c’est dangereux.

– Je sais. Mais je ne vais pas me laisser faire par ce type. Pas après tout ce qu’il t’a fait.

Il se tourna vers Renaud.

– Organisez une rencontre.
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  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 170 : Les premiers mots de Louis

    Elle imitait nos dialogues, sans les comprendre. Nous rîmes.La journée passa, rapide, joyeuse. Élodie joua avec ses cadeaux – des poupées, des livres, un tricycle. Louis la regardait, fasciné. Julien prépara le gâteau – un gâteau au chocolat, avec des bougies en forme d’étoiles.– Tu as fait un gâteau ? demandai-je.– J’ai essayé.– Il est beau.– Il est tordu.– Il est fait avec amour. C’est plus important.– Tu es gentille.– Je suis honnête.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Il sourit. Je souris.Le soir, nous allumâmes les bougies. Élodie était sur sa chaise, les yeux brillants. Louis était dans mes bras. Julien tenait l’appareil photo.– Tu fais un vœu, ma chérie, dis-je.– Un vœu ?– Oui. Tu fermes les yeux, tu penses à quelque chose que tu veux, et tu souffles les bougies.– Je veux quoi ?– Ce que tu veux.– Je veux un câlin.– C’est un vœu ?– C’est mon vœu.– Alors souffle.Elle souffla. Les bougies s’éteignirent. Julien prit la photo.– Bravo, ma chérie, dit-i

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    – On devrait prendre une photo, dit Julien. – Une photo ? – Pour se souvenir. De ce jour. De cette table. De ce café. – On a des milliers de photos. – Pas de celle-ci. – Tu veux qu’on demande au serveur ? – Oui. Il appela le serveur – le même que les années précédentes, celui qui nous connaissait, qui nous souriait. – Vous pouvez nous prendre en photo ? demanda Julien. – Bien sûr. Vous voulez où ? – Ici. À notre table. Avec les tasses. – Et le décor ? – Tout. La fenêtre, la rue, les passants. – Comme un souvenir ? – Comme un commencement. Le serveur prit le téléphone de Julien. Il recula, ajusta le cadrage. – Souriez, dit-il. Nous sourîmes. Nos mains étaient sur la table, entrelacées. Nos visages étaient détendus, heureux. Le soleil entrait par la fenêtre, éclairait nos cheveux, nos yeux, nos sourires. – Parfait, dit le serveur. Je vous l’envoie ? – Oui, merci. Il nous rendit le téléphone. Julien regarda la photo. – Elle est belle, dit-il. – On est beaux. – On es

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    Il sourit. Je souris.– Tu te souviens de ce que tu as pensé, toi ? demandai-je.– J’ai pensé : « Elle est brisée. Elle va être facile. »– Facile ?– Facile à manipuler. Facile à convaincre. Facile à aimer, aussi, mais je ne le savais pas encore.– Et ensuite ?– Ensuite, j’ai compris que tu n’étais facile à rien. Que tu te battais. Que tu doutais. Que tu avançais, malgré tout.– Malgré toi ?– Malgré moi, oui. Mais grâce à moi, aussi.– Tu es modeste.– Je suis sincère.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.Il prit ma main. Il la baisa.– Tu es ma femme, Léa.– Tu es mon mari, Julien.– On a vieilli.– Un peu.– On est toujours beaux.– On est toujours amoureux.– C’est plus fort.– C’est plus doux.– C’est plus vrai.– C’est plus nous.Il m’embrassa. Le serveur passa, débarrassa les tasses.– Vous revenez l’année prochaine ? demanda-t-il.– Tous les ans, dis-je.– Jusqu’à la fin de nos vies, dit Julien.– C’est long.– C’est court.– C’est bien.Le serveur sourit. Il s’élo

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