LOGINVendredi soir. Vingt heures.
Le cabinet a fermé depuis une heure, mais je reste assise à mon bureau, ce dossier de succession viticole étalé devant moi, incapable de me concentrer véritablement sur les documents pourtant familiers. Chloé est déjà partie, Julien également, et ce silence inhabituel du cabi
POV NaïaJeudi soir. Vingt et une heures.Léo dort depuis une heure, cette même respiration paisible qui accompagne désormais nos soirées, et Mathis a terminé ses devoirs avec cette rigueur habituelle avant de se plonger dans un documentaire sur les fleuves du monde entier. Raphaël prépare des dossiers pour une réunion du lendemain, installé à la table de la cuisine, tandis que je reste assise dans le salon, ce même dossier de succession viticole toujours ouvert devant moi, mais mon esprit ailleurs.Je repense à cette conversation avec Chloé, deux jours plus tôt, à cette proposition d'association que j'avais acceptée avec cette certitude tranquille qui m'avait semblé, sur le moment, parfaitement é
POV NaïaMardi matin. Neuf heures.Chloé entre dans mon bureau avec cette même précision dans ses gestes, mais je remarque immédiatement, à sa façon de refermer la porte derrière elle plutôt que de la laisser entrouverte comme d'habitude, que cette visite n'a rien d'anodin.— Tu as un moment, demande-t-elle, sa voix trahissant cette même hésitation que j'avais perçue vendredi soir.— Bien sûr, dis-je, en refermant le dossier que j'étudiais. Assieds-toi.Elle s'installe face à moi, ce même fauteuil qu'elle occupe depuis sept ans lors de nos échanges les plus importants, mais aujourd'hui, quelque chose
POV NaïaVendredi soir. Vingt heures.Le cabinet a fermé depuis une heure, mais je reste assise à mon bureau, ce dossier de succession viticole étalé devant moi, incapable de me concentrer véritablement sur les documents pourtant familiers. Chloé est déjà partie, Julien également, et ce silence inhabituel du cabinet vide me pèse d'une façon que je n'aurais pas anticipée.Je repense à cette matinée, à ce moment précis où j'ai raccroché avec Raphaël après un appel banal sur l'organisation du week-end, et où cette pensée m'a traversée, brutale et inattendue.Est-ce que tout est allé trop vite ?
POV NaïaMercredi après-midi. Seize heures trente.Mathis rentre de l'école avec cette même énergie caractéristique, mais aujourd'hui accompagnée d'une gravité particulière que je remarque immédiatement en le voyant poser son cartable avec un soin inhabituel.— Maman, dit-il, j'ai réfléchi toute la journée à quelque chose d'important.Je lève les yeux de mon dossier, cette même curiosité que suscitent toujours ses annonces les plus sérieuses.— Je t'écoute.— Léo pleure encore beaucoup la nuit, dit-il, s'installant face &a
POV NaïaLundi matin. Huit heures.Le costume me semble légèrement différent sur mes épaules ce matin, cette même sensation étrange que j'avais anticipée sans jamais vraiment la ressentir avant cet instant précis. Trois mois de congé maternité, et pourtant, en ajustant ma veste devant le miroir de l'entrée, j'ai l'impression de renfiler une identité que j'avais presque oubliée comment porter.Léo dort encore dans notre chambre, cette même paix matinale qui accompagne désormais nos réveils depuis qu'il a enfin trouvé son propre rythme de sommeil. Raphaël s'active dans la cuisine, préparant le petit-déjeuner de Mathis avec cette même précision méthodique qu'
POV RaphaëlVendredi matin. Neuf heures.Thomas entre dans mon bureau avec cette même énergie positive qu'il a affichée pratiquement chaque jour depuis la signature de l'accord avec Solacia, cette même satisfaction professionnelle qui contraste tellement avec la tension permanente des mois précédents.— Les chiffres du trimestre sont excellents, dit-il, en déposant un dossier sur mon bureau. Le titre du groupe Fontaine a regagné, cumulativement, quinze pour cent depuis l'annonce publique de l'accord. Trois nouveaux partenaires ont manifesté leur intérêt cette semaine, séduits, précisément, par cette image de résilience que nous avons su démontrer face à Solacia.







