MasukAva laissa Kevin au parking de l’hôpital sans un regard en arrière. Ses pas étaient lourds, mais sa décision, elle, était ferme. Elle traversa le hall d’un pas mécanique, le cœur battant à tout rompre.
Elle se dirigeait vers la chambre de son père, convaincue d’y trouver sa mère. Elle devait lui dire la vérité. Toute la vérité. Lui avouer qu’elle avait menti… qu’elle n’avait jamais réellement arrêté. Qu’elle avait prétendu être guérie alors qu’elle sombrait encore.Mais aujo__ Mais qu’est-ce qui se passe… ?Et surtout… qu’est-ce qu’elle peut bien détenir pour que sa vie soit autant en danger ?Perdu dans le tumulte de ses pensées, Xavier fronçait légèrement les sourcils, l’esprit en ébullition. C’est alors qu’il aperçut Seraleonne sortir de la chambre de son père. Elle marchait vers lui, avec ce mélange de douceur et de mystère qui ne le laissait jamais indifférent.__ Ça va, mon cœur ? demanda-t-elle en posant ses yeux sur lui.__ Oui chérie… pourquoi ? répondit-il, tentant de masquer son trouble.Elle plissa légèrement les yeux, comme si elle lisait en lui.__ Ça n’a pas l’air d’aller, bébé… Qu’est-ce qui te tracasse ?Xavier détourna brièvement le regard, puis esquissa un sourire.__ Ce n’est rien de grave… allons-y.Elle le fixa encore une seconde, hésitante, puis céda.__ Ton père s’habille. Je suis sortie pour lui laisser un peu d’intimité.__ Je compren
Ce matin-là, elle s’était réveillée avec une sensation étrange… presque glaciale. Comme si une menace invisible rampait sur sa peau. Comme si quelque chose… ou quelqu’un… s’approchait dangereusement d’elle. Un frisson lui parcourut l’échine. — Ça ne sent pas bon… murmura-t-elle en se levant brusquement. Elle se mit à faire les cent pas dans sa chambre, incapable de rester en place. Cela faisait plus d’une heure qu’elle était debout, mais ce malaise persistait, collé à elle comme une ombre. Et elle détestait ça. Elle n’était pas du genre à ignorer ce type de pressentiment. Au contraire… elle y croyait. Alors, presque fébrile, elle attrapa son téléphone et ouvrit son site habituel. Son regard se posa sur son horoscope. Elle commença à lire. Et chaque mot sembla lui serrer un peu plus la gorge.
Avec elle dans ses bras, ils entrèrent dans la salle de bain où il la déposa au sol, tout en se fixant l’un l’autre. Il ôta son pantalon en tissu et, elle étant déjà nue, ne faisait que profiter du spectacle qui s’offrait à elle, tout en mordant sensuellement sa lèvre inférieure. — Je suis le seul à mordre ces délicieuses lèvres, déclara Xavier en la fixant intensément. Elle rit timidement à sa phrase et se rapprocha de lui. Tous deux remplirent la baignoire d’eau et de savon de toilette. Ensuite, Xavier entra le premier dans la baignoire, suivi de Seraleonne qui vint emboîter le pas. Tous deux se fixaient, comme si personne ne pouvait briser ce cocon de bonheur qui s’était créé entre eux. Xavier commença à verser de l’eau sur sa peau, tout en la frottant délicatement de sa main valide. Celle-ci savourait la sensation de ses mains sur sa
Quand le monde te tombe dessus…Toi, le fils aîné.Toi, le pilier.Toi, celui sur qui tout repose.Celui qui doit tracer le chemin…Pour que les autres puissent simplement le suivre.Mais qui te guide, toi ?Quand tout s’écroule…Quand tout devient trop lourd…Tu ne sais même plus vers qui crier.Tu encaisses.Encore.Et encore.Jusqu’à t’oublier toi-même.La vie ne t’épargne pas.Elle frappe.Sans prévenir.Sans pitié.Tu regardes ta mère…Perdue.Brisée entre deux douleurs.Rester auprès de ton père, allongé sur ce lit d’hôpital, luttant pour sa vie… Ou courir vers ta sœur…Ta petite sœur…Prisonnière d’un combat contre la drogue.Et toi…Tu es là.Debout… mais détruit à l’intérieur.Les pensées t’assaillent.Sombres.Violentes.Au point où, pendant un instant…Tu te surprends à vouloir tou
GLORY HÔTEL Dans la chambre qu’elle avait louée, Béatrice se tenait près de la fenêtre. Sa tenue, délicieusement provocante, épousait chaque courbe de son corps, tandis que ses escarpins vertigineux accentuaient encore davantage son allure assurée. Une lumière tamisée caressait sa silhouette, dessinant autour d’elle une aura presque irréelle. Le silence… Un silence lourd, complice… Seulement troublé par le rythme lent et maîtrisé de sa respiration. Téléphone en main, elle composa un numéro. Une sonnerie. Deux. Trois. Puis… Une voix. Chaleureuse. Enveloppante. Dangereusement familière. __Mon petit cœur… Un sourire étira lentement les lèvres de Béatrice. Un sourire calculé. Précis. __Alex Kovalev… Sa voix glissa comme une caresse
Après que l’appel fut achevé, un léger goût amer se déposa au fond de sa conscience. Une pointe de culpabilité, fugace… qu’il balaya presque aussitôt d’un revers de pensée.__ Il le mérite… pour avoir joué avec ma sœur.Il expira longuement, comme pour enterrer ce malaise, puis se rassit. Le regard fixé sur la porte, il attendait sa mère, prêt à entrer dès qu’elle sortirait de la chambre de sa petite sœur.Chambre 27Flavia, après avoir enfilé la tenue que l’infirmière lui avait remise, franchit enfin la porte.Et là…Le monde s’écroula.Sa fille. Étendue. Immobile. Reliée à des machines dont les bips froids remplaçaient sa voix.Un cri déchira sa poitrine.__ Seigneur… ! Mon bébé… !Sa voix tremblait, brisée, étranglée par une douleur trop grande pour être contenue. Elle resta figée sur le seuil, comme si une force invisible clouait ses pieds au sol. Avancer devenait un supplice.Ava…







