Masuk*Sandra Morel is just an ordinary girl. Or at least, that's what she's always believed.* When she’s admitted to *Élite Alliance Academy*, an elite institution surrounded by mysteries, she discovers a world she never could have imagined: her classmates aren’t human. *Werewolves, dragons, shifters*... they all live together in these ancient hallways where danger and desire lurk around every corner. Among the most powerful and feared students, *Jack Valmont* rules supreme. Arrogant, magnetic, dangerous — he sets his eyes on Sandra from her very first day and never looks away. When he tells her that she is his promised mate, that her blood belongs to a rare ancestral lineage, Sandra refuses to believe him. But secrets resurface, enemies draw closer, and her body betrays her reason every time Jack gets close. Between *shocking revelations*, *scorching confrontations*, and an *impossible attraction*, Sandra will have to choose: *run from who she is, or embrace a destiny that could change everything... or destroy it.* ---
Lihat lebih banyakChapitre 1 : La Nouvelle Arrivée
"Vous êtes perdue, n'est-ce pas ?"
Sandra se figea au milieu du couloir de marbre noir, ses bagages encore dans les mains. Elle pivota lentement et croisa le regard d'un garçon appuyé contre le mur, les bras croisés, un sourire moqueur au coin des lèvres. Il était grand, les cheveux sombres légèrement ébouriffés, les yeux d'un vert presque surnaturel.
"Je ne suis pas perdue," répondit-elle sèchement. "Je cherche le dortoir féminin."
"Bien sûr. C'est pour ça que tu tires tes valises dans la direction opposée depuis cinq minutes."
Elle sentit ses joues s'enflammer. "Et tu m'observais depuis cinq minutes ?"
"Six, à vrai dire." Il se détacha du mur avec une aisance déconcertante. "Jack Morvan."
"Sandra Moreau."
"Je sais qui tu es."
Elle plissa les yeux. "On ne s'est jamais rencontrés."
"Non. Mais tout le monde parle de toi. La seule humaine admise cette année." Il inclina légèrement la tête. "Ça mérite qu'on s'en souvienne."
"Tu dis ça comme si c'était une insulte."
"Pas du tout." Sa voix se fit plus douce, presque caressante. "Je dis ça comme si c'était fascinant."
Sandra déglutit, refusant de se laisser déstabiliser. "Est-ce que tu vas m'indiquer le chemin ou continuer à me regarder comme si j'étais une curiosité de musée ?"
Il rit, un son grave qui résonna étrangement dans sa poitrine. "Par là. Troisième couloir à gauche, escalier au fond, deuxième étage."
"Merci," dit-elle en s'éloignant.
"Tu vas avoir besoin d'aide, Sandra Moreau," lança-t-il dans son dos. "Cette école n'est pas faite pour les filles ordinaires."
Elle s'arrêta sans se retourner. "Qui a dit que j'étais ordinaire ?"
Un silence. Puis un autre rire, plus bas, plus chaud.
"Personne, maintenant."
Elle continua à marcher, le coeur battant un peu trop vite pour être honnête avec elle-même.
Ce soir-là, dans le dortoir qu'elle partageait avec deux autres filles, la première, Inès, métamorphe aux cheveux argentés, lui tendit un café en souriant.
"Tu as déjà rencontré Jack ?"
"Brièvement."
"Et ?"
"Il est... arrogant."
Inès rit. "Il est surtout dangereux. Et il ne regarde jamais les nouvelles. Jamais."
"Il m'a regardée pendant six minutes apparemment."
Inès s'arrêta de rire. Elle fixa Sandra avec une expression grave. "Six minutes ?"
"Apparemment."
"Sandra... fais attention."
"À quoi ?"
"À tout."
La deuxième colocataire, Chloé, une petite rousse aux oreilles légèrement pointues, releva la tête de son livre. "Si Jack Morvan t'a remarquée dès le premier jour, c'est soit parce que tu es en danger... soit parce que tu es exactement ce que cette académie attendait."
"C'est censé me rassurer ?"
"Non," dit Chloé simplement. "C'est censé te préparer."
Sandra regarda autour d'elle : les murs anciens, les fenêtres en ogive, les lumières qui vacillaient légèrement sans raison apparente. Elle pensa aux créatures qu'elle avait croisées dans les couloirs, aux regards posés sur elle, à la façon dont les conversations s'étaient interrompues à son passage.
"Quelqu'un peut me dire ce qui se passe vraiment dans cette école ?"
Inès et Chloé échangèrent un regard.
"Pas ce soir," dit Inès doucement. "Ce soir, tu dors. Demain, les cours commencent. Et là..."
Elle hésita.
"Là, tu verras par toi-même."
Sandra éteignit sa lampe dans le silence, mais le sommeil mit longtemps à venir. Dans l'obscurité, les yeux verts de Jack Morvan revenaient, et avec eux, cette sensation étrange qu'elle n'arrivait pas à nommer : comme si quelque chose en elle s'était mis en mouvement pour la première fois.
Le lendemain matin, Sandra descendit dans le réfectoire avec Inès. La salle était immense, bruyante, pleine de visages qu'elle ne reconnaissait pas encore. Elle prit un plateau et chercha une table libre.
"Ici."
Elle se retourna. Jack était assis seul à une longue table, les jambes étendues, les bras croisés sur la table. Trois autres garçons étaient disséminés autour de lui. L'un d'eux, aux cheveux blonds et aux épaules larges, lui sourit.
"Je suis Léo," dit-il. "Tu dois être Sandra."
"Tout le monde connaît mon nom," murmura-t-elle.
"Dans cette école, oui," dit le deuxième, brun aux yeux noirs, la voix posée. "Je suis Damien."
Le troisième, roux et plus discret, leva à peine les yeux. "Raphaël."
Sandra posa son plateau et s'installa en face de Jack, qui la regardait avec ce même sourire insupportable de la veille.
"Tu t'assieds à notre table," observa-t-il.
"Tu m'as dit ici."
"J'aurais pu dire n'importe quoi. Tu aurais pu choisir de ne pas m'écouter."
"J'aurais pu." Elle le regarda droit dans les yeux. "Mais tu m'intrigues."
Quelque chose changea dans son regard. Fugace, intense, presque brûlant.
"Mauvais signe pour toi," dit-il à voix basse.
"Ou très bon signe," répondit-elle sans ciller.
Léo siffla doucement. Damien sourit dans son café. Raphaël releva enfin les yeux et la regarda vraiment pour la première fois.
Ce fut ce regard-là qui lui fit froid dans le dos : pas de désir, pas de curiosité, mais une reconnaissance. Comme s'il la voyait, elle, au-delà de tout ce qu'elle montrait.
"Tu n'es pas ce que tu crois être," dit Raphaël, si doucement que seule elle l'entendit.
"Pardon ?"
Mais il avait déjà replongé dans son assiette, et personne autour de la table ne semblait avoir entendu.
Sandra fixa son café, les mains légèrement crispées sous la table.
Quelque chose se tramait ici. Quelque chose qui la concernait, elle, directement.
Et elle n'avait pas encore les clés pour comprendre quoi.
Mais elle les trouverait.
"Un mois."Sandra dit ces deux mots en regardant le calendrier accroché dans la salle d'entraînement. Jack était à côté d'elle, le regard posé sur la même date entourée en rouge."Un mois," répéta-t-il."On est prêts ?""Non.""On sera prêts dans un mois ?""On sera plus prêts qu'aujourd'hui."Elle sourit légèrement. "C'est la réponse la plus honnête que tu m'aies donnée depuis longtemps.""Je travaille à l'honnêteté comme tu travailles à la lumière. Progressivement.""Tu m'as dit quelque chose dans le jardin il y a deux semaines," dit-elle. "Sur ce que tu voulais qu'on construise après tout ça.""Je m'en souviens.""Tu le penses encore ?"Il la regarda. "Chaque jour depuis que je l'ai dit."Elle hocha la tête. "Bien."Ils restèrent debout devant le calendrier encore un moment. Puis Sandra dit : "Il faut qu'on parle de ce qui se passe si ça tourne mal à Genève.""Définir tourne mal.""Si l'un d'entre nous est en danger. Si Orion Marsh perd le contrôle. Si quelque chose qu'on n'a pas a
"Elle a répondu."Raphaël posa le message sur la table de la bibliothèque avec la même neutralité qu'il mettait à tout, mais quelque chose dans la façon dont il le posa indiquait qu'il n'était pas aussi neutre qu'il en avait l'air."Bela Vanh ?" dit Sandra."Via l'intermédiaire de la cousine d'Inès. Via Verne. Cinq relais mais le message est arrivé."Tout le monde s'avança."Elle dit ?" dit Léo."Elle dit qu'elle sera dans la salle des délégations independantes le deuxième jour de la conférence, à quatorze heures. Et qu'elle apportera du thé."Un silence."Du thé," répéta Damien."C'est un code," dit Edmond depuis le fond de la salle. Il était arrivé en retard et s'était installé dans le coin sans que personne le remarque. "Dans les communautés métamorphes du nord, apporter du thé à une réunion signifie qu'on vient sans armes et sans agenda caché. C'est un geste de paix codifié.""Elle accepte de nous rencontrer," dit Sandra."Elle nous demande de la rencontrer," corrigea Raphaël. "Ce
"Tu lis ma lettre."Jack leva les yeux. Antoine était dans l'encadrement de la porte de sa chambre, les bras croisés, le regard posé sur la feuille dans la main de Jack avec une expression qu'il ne cherchait pas à masquer."La partie que tu m'as destinée," dit Jack. "Je la relis.""Souvent ?""Quelques fois." Il posa la lettre sur son bureau. "Tu peux entrer."Antoine entra et prit le fauteuil que Jack lui désigna. Ils restèrent silencieux un moment, cette façon qu'ils avaient tous les deux de ne pas remplir le silence inutilement."Le passage sur moi," dit Jack. "Tu y parlais d'une qualité que tu espérais me voir avoir.""La constance," dit Antoine. "Oui.""Tu pensais que je ne l'avais pas naturellement.""Je pensais que tu l'avais en réserve. Et que tu avais du mal à la mobiliser dans les moments qui ne ressemblaient pas à une urgence." Antoine croisa les jambes. "Tu es quelqu'un qui excelle dans les crises. Le danger ordinaire te mobilise entièrement. Mais l'ordinaire sans danger..
"Elle cherche une sortie."Sandra répéta ces mots à voix haute dans la bibliothèque. Autour de la table, tous les regards étaient fixés sur Inès qui tenait son téléphone."Ma cousine dit que Vanh est sous pression depuis la chute de Thane. Les lieutenants restants lui reprochent de ne pas avoir agi plus vite pour soutenir l'offensive. Elle est dans une position précaire au sein même des factions qui lui restaient fidèles.""Ce qui signifie qu'à Genève, elle est vulnérable," dit Damien."Ce qui signifie qu'à Genève, elle est ouverte à une conversation qu'elle ne serait pas capable d'avoir dans un autre contexte," corrigea Sandra."C'est une opportunité," dit Raphaël."C'est une opportunité délicate," dit Jack. "Quelqu'un qui cherche une sortie peut aussi se retourner si l'offre ne lui convient pas.""Ou si elle pense que l'offre est un piège," dit Léo."Donc l'approche doit être sans pression apparente," dit Sandra. "On ne va pas vers elle avec une proposition. On crée une situation où


















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