로그인À peine avait-elle franchi la porte de sa chambre que son téléphone portable se mit à sonner. Elle s’arrêta un instant, regardant le téléphone portable comme si c’était lui aussi un assaillant. Elle hésita un instant avant de décrocher.— Vos hommes que vous m’avez envoyés sont tous à ma portée, cria-t-elle, vous pouvez aller vous faire foutre.— Mes hommes ? De quoi parles-tu, Élise ?C’était à ce moment-là qu’elle jeta un coup d’œil au correspondant.— Vincenzo, excuse-moi. Je ne savais pas que c’était toi, je suis désolée.— De quoi parles-tu exactement ? s’enquit Vincenzo.— Non, rien. Pourquoi tu m’appelles à cette heure ?— Ne change pas de sujet. Dis-moi ce qui ne va pas. Qui t’a envoyé des hommes ?— Écoute, je…— Élise ! cria Vincenzo au bout du fil.— D’accord, murmura Élise. J’étais en train de dormir tout à l’heure quand un bruit m’est parvenu du salon. Je suis descendue pour voir et c’est là que deux hommes se sont jetés sur moi.— Un instant, je serai là dans quelques mi
Nicolas lui servit un autre whisky dont le pourcentage d’alcool était différent du précédent. Au bout de quelques minutes, Osi était devenu incontrôlable, il ne pouvait même plus tenir debout sur ses deux pieds. Le pauvre, il s’était baigné dans l’alcool comme s’il était dans une piscine. Lentement, il s’allongea sur le canapé et se plongea complètement dans un sommeil profond. Nicolas le regarda pendant plusieurs minutes et murmura :— Je te fais la promesse de les faire payer, Osi, je t’en fais la promesse.***Trois jours plus tard...Soudain, Élise se réveilla en sursaut. Elle descendit rapidement de son lit, prit son téléphone portable et jeta un coup d’œil, l’horloge numérique affichait exactement trois heures du matin. Les yeux encore endormis, elle se rendit sous la douche, rinça rapidement son visage, saisit un petit bâton qui se trouvait sur la tête du lit et descendit.— Qui est là ? demanda-t-elle.Elle descendit lentement les marches. Au moment de franchir la dernière, el
Osi n’avait pas le choix. Il saisit le sac de la came et sortit de la maison. Il ne fit pas d’histoire, monta directement dans sa voiture, la démarra et partit. À quelques mètres des lieux, il se gara sur le côté, sortit de la voiture et essaya de vomir.— Don Mateo, je te ferai payer ces humiliations. Je te jure que c’est moi qui te tuerai, tu peux en être sûr.Il essaya par tous les moyens, mais aucun liquide ne sortit de sa bouche. Il criait dans tous les sens, donnait des coups de poing à sa voiture comme si c’était Mateo qui se tenait là, devant lui. Quelques passants s’arrêtaient parfois pour le regarder, tandis que d’autres souriaient.Pendant qu’il était perdu dans sa folie, Mateo et Vincenzo avaient poursuivi leur discussion.— Penses-tu que j’ai été trop dur avec lui ? demanda Mateo.— Non voyons, tu as même été trop bienveillant, l’une des raisons pour lesquelles je n’ai rien dit. Néanmoins, il y a quelque chose qui cloche.— De quoi parles-tu ?— J’ai la sensation que quel
Depuis son retour de l’entraînement, Élise était restée clouée dans sa chambre, allongée sur le lit, à moitié nue. Elle n’arrêtait pas de se tourner dans tous les sens. Les paroles de Nicolas tournaient en boucle dans sa tête, comme si elle était en train d’écouter une musique qu’elle avait elle-même mise en répétition.Lentement, elle se redressa, saisit un petit bocal qu’elle avait posé sur la tête de son lit. C’était le poison qu’elle avait reçu de la part de Nadia, ce qu’elle devait utiliser pour tuer Vincenzo. Elle ouvrit la boîte, essaya d’y jeter un coup d’œil à l’intérieur, une odeur pas très catholique l’accueillit. Elle se dépêcha de refermer la boîte et de la déposer à sa place.Elle saisit enfin son téléphone portable, le déverrouilla et entra dans son historique d’appels. Aucun appel en absence de Vincenzo. Elle se rendit directement sur sa messagerie WhatsApp, aucun message non plus. Elle n’avait qu’un seul désir : sortir, aller voir Vincenzo pour profiter de cet instant
À tour de rôle, les autres membres approuvèrent l’idée suggérée par Liam. Osi se plia à la stratégie.— Et Élise ? demanda Liam.— J’ai une bonne nouvelle pour vous, répondit Nicolas. Élise est maintenant très proche de Vincenzo.— Pensez-vous qu’elle soit un atout pour nous ? s’intrigua Juliette.— Je pense que oui, dit Liam. Au début, je ne la sentais pas trop, comme vous tous ici. Mais je pense qu’Élise soit la clé qui nous aidera à détruire ce clan et à élaborer une bonne stratégie. Elle peut bien nous aider, se rapprocher davantage de Vincenzo, gagner sa confiance. Croyez-moi, il lui confiera tout.— Sur ce point, je lui ai déjà dit de le faire et, loin de là, j’ai demandé qu’elle empoisonne Vincenzo.— Quoi ? s’enquirent-ils tous au même moment.— Cet homme m’a humilié, je ne pouvais pas le laisser me faire une chose pareille.— Si Élise empoisonne Vincenzo maintenant, lança Nelson, nous aurons des difficultés à détruire la bande et à reprendre ce qui nous était dû.— C’est vrai
Élise monta et redescendit quelques minutes plus tard. De retour dans le séjour, elle était dévastée par le comportement de Nadia. Elle avait eu le toupet d’ouvrir l’une de ses bouteilles de vin et, sans même prendre la peine d’utiliser un verre, commença à boire directement.— Qu’est-ce que tu fais ? lança Élise.— Quoi ?— Ce vin m’est précieux.— Tu en paieras une autre bouteille, ma chère.L’intérieur d’Élise bouillonnait de colère, mais elle se plia et essaya de se calmer.— On peut partir, se contenta-t-elle simplement de dire.Nadia prit deux pommes et sortit tout en gardant la bouteille de vin avec elle. Les deux s’installèrent dans la voiture.— J’ai comme l’impression que tu n’as pas aimé que je t’aie pris cette bouteille de vin.— À quoi bon m’énerver ?Nadia sourit.— Tu peux mettre ta ceinture.— Tu veux conduire dans ton état ? J’ai comme l’impression que tu es saoule.— Je ne suis pas saoule, ce n’est pas ce petit vin qui va me faire plier, Élise.— Et si les policiers
— En quoi cela te concerne ? On dirait que tu as oublié que tu travailles pour moi, Élise, et que tu es sortie de prison grâce à moi.— Je le sais et je t’en suis reconnaissante pour ça. Tu n’es pas sans savoir que je fais mon boulot aussi et, si à chaque fois tu devais faire irruption ici, tu risq
Allongée dans le séjour, les yeux rivés sur l’écran plasma qui diffusait une série, Élise était quasiment dans le monde imaginaire de la série lorsque la sonnerie de la maison la ramena de sa torpeur. Elle se redressa.— Qui ça pourrait être ? demanda-t-elle.Elle s’empressa d’aller vers la porte,
Nicolas ne broncha plus. Les mains tremblantes, il déposa le couteau sur la table, saisit sa chaise et la jeta de l'autre côté de la pièce. La chaise se fracassa en mille morceaux. Tous les autres baissèrent ensuite leurs armes.Vincenzo se leva.— L'heure n'est plus au dialogue. Venir ici était un
Élise sourit. Elle était flattée par son compliment. Non seulement cela, elle se sentait ravie de l’impact qu’elle était en train d’avoir sur Vincenzo en seulement deux jours. Tout ceci ne serait pas arrivé si elle n’était pas aussi douée.— Je suis vraiment enchantée que tu me fasses confiance pou







