로그인Après quatre années de mariage et d’innombrables chagrins, Rebecca Woodson fait face à la trahison ultime : l’ex de son mari affirme être enceinte de lui, et Rebecca est chassée de la maison qu’elle avait bâtie. Le cœur brisé mais déterminée, elle retourne dans sa maison d’enfance à New-York, trouvant du réconfort auprès de sa sœur Elara. Alors qu’elle reconstruit sa vie, son talent pour la mode attire l’attention d’un célèbre créateur de Los Angeles, Ralph Graham, lui ouvrant des portes qu’elle n’aurait jamais imaginées franchir. Mais au moment où sa carrière prend enfin son envol, son passé refait surface : David et son ex débarquent, menaçant la fragile paix qu’elle s’est battue pour retrouver. Avec la sécurité de sa fille en jeu et des ennemis qui se rapprochent, Rebecca devra naviguer entre trahison, ambition et manigances dangereuses, découvrant que la résilience et l’amour sont les fils les plus solides pour se relever d'une vie brisée.
더 보기Déjà 19 h, et la douceur de la nuit me rappelait que dans quelques minutes je soufflerais une quatrième bougie depuis notre mariage à ses côtés.
J'ai tout préparé ; un dîner aux chandelles, une ambiance chaleureuse et une atmosphère où régnaient sérénité et amour. Cette soirée, pour moi, représentait le début d'une nouvelle ère après ces longs moments de montagnes russes. Quatre années où on a tenu malgré les hauts et les bas. Quatre années où tout pouvait s'arrêter. Mais notre amour a triomphé et mon anniversaire symbolisait un renouveau, car c'est ce jour que nous nous sommes rencontrés. Rien ne prédisait que nous allions pouvoir surmonter cette insuffisance qui me ronge, mais nous en sommes toujours là et j'étais bien décidée à passer une merveilleuse soirée avec David, mon mari. À l'horloge au mur, il était désormais 20 h. Plus que 30 minutes avant que je ne le voie rentrer par la porte comme à son habitude. J'avais tout organisé sans qu'il ne le sache, mais j'avais laissé des indices ce matin avec ce long baiser et le petit mot que je lui ai envoyé par message. « Ce soir sera l'une des plus belles soirées de notre vie. Une quatrième bougie à tes côtés, un millier encore autant d'années possibles. » Je m'assis et, juste en face de moi, je me figeai sur cette chaise qui est sienne. Les lumières tamisées, le chauffage allumé, et une belle décoration de table ornée d'un drapé à la couleur de l'amour. Plus que lui pour que tout soit parfait. Près d'une heure à me préparer devant mon miroir, j'espérais que tout soit parfait et que mon mari finisse par me dire que notre couple restera toujours aussi fort qu'il l'a toujours été depuis le premier jour. 30 minutes s'écoulèrent. Puis une heure… Je fixais l'heure à l'horloge, et toujours pas de David à la porte. Une vague d'émotions s'empara de mon esprit. Avait-il oublié mon anniversaire ? J'espérais que non. Tout mon être refusait de le croire. Le bruit des aiguilles qui tournaient me serrait de plus en plus le cœur. J'allumai mon téléphone ; aucun message. Et à mon message que je lui ai envoyé, je ne reçus aucune réponse de sa part depuis le début de la soirée. Alors je me décidai à l'appeler. Direct au répondeur ! Une vive pression me bloqua la poitrine. J'ai réessayé encore une fois, et toujours rien. Les mains légèrement tremblantes, j'imaginais déjà le pire. Je me levai d'un seul coup, j'insistai avec les messages… Après 20 minutes, rien… J'appelai encore, mais aucune nouvelle. Les mains posées à mes hanches, j'étais bien loin de la joie de ce début de soirée que je ressentais. Mon estomac était noué, une grande inquiétude me clouait l'esprit. Je faisais les cent pas, réfléchissant à une action, le regard constamment porté à l'écran de mon téléphone, espérant enfin recevoir un message, mieux, un appel de sa part. Soudain, mon téléphone sonna. J'eus l'impression qu'on m'enlevait un poids énorme. C'était lui. Je décrochai sans plus attendre. — David, mais où est-ce que t'es ? Je m'inquiète, m'exclamai-je. — Rebecca, s'il te plaît. Je ne vais pas tarder, répondit-il sur un ton ennuyé que je ne lui reconnaissais pas. — David, à cette heure ? As-tu oublié que c'est mon anniversaire aujourd'hui ? — Rebecca ?! Allô ?.. Je rentre tout à l'heure, je ne serai plus long… T'as pas à m'attendre si longtemps, tu peux aller te coucher si tu veux. Puis il raccrocha aussitôt. Je me figeai sur place. Mon sang se glaça et tous mes espoirs de passer une belle soirée à ses côtés tombèrent à l'eau. Qu'est-ce qui se passait ? Était-il si occupé par son travail ? Même pas un joyeux anniversaire ? Qu'est-ce qui nous arrivait ? N'étais-je plus à la hauteur d'être considérée comme sa femme à cause de ce problème d'infertilité auquel je faisais face ? Même des mois après, j'avais l'impression que je n'étais pas suffisante… Je regardai la table dressée, tout était parfait. Peut-être un peu trop dans mon esprit. Mon regard oscilla entre la table du dîner et mon annuaire téléphonique qui ne montrait que près d'une minute de conversation avec David. Juste une minute alors que j'avais mis plusieurs heures à tout préparer… Je m'appuyai contre la table, le cœur battant très fort. Aux creux de mes yeux, je sentis les larmes monter. Une vive tension envahit mon cœur. Il battait vite. Je ne trouvais pas ça juste. Pas juste pour moi, encore moins pour notre couple, notre mariage. Je subissais un poids dont lui seul pouvait m'en débarrasser. Cette partie de la femme que j'étais ne lui suffisait certainement plus, au point où passer une soirée d'anniversaire ne semblait pas avoir autant d'importance que son travail. La flamme du chandelier perdit de son éclat au même rythme que je perdis l'étincelle. Je m'avançai tout doucement jusqu'à notre chambre. Devant le miroir, je ne pus me retenir. Et ces larmes se mirent à jaillir, ruinant tous les efforts et le temps de préparation pour tout mettre au top pour nous. Je me couchai, mon portable posé à mon chevet. Je gardais toujours l'espoir que j'entendrais la porte s'ouvrir. Le début de soirée chaleureux se transforma en une fin glaciale, sans réellement comprendre pourquoi. Je me suis endormie malgré moi. Tout à coup, je me réveillai. Je regardai autour de moi. Toujours pas de David. J'allumai mon téléphone. 01 h 30. — Pourquoi ne rentre-t-il pas ? murmurai-je, troublée… Puis j'entendis le bruit de la serrure… Des minutes plus tard, la porte de la chambre s'ouvrit et je le vis rentrer. Il alluma et là, il me vit, le regard braqué sur lui. Il dévia son regard de moi sans rien dire. Et là, je ne pus laisser ça passer… — David, t'as oublié qu'hier était un jour spécial pour moi et nous deux ? Il enleva sa chemise puis entra dans la salle de bain sans rien me dire. Puis il ressortit et s'avança jusqu'au lit. Une fois assis sur le lit, dos à moi, il déclara sur un ton neutre, sans aucune émotion, presque distant : — Il y a des jours où l'on espère quelque chose du plus profond de notre cœur, mais tout ne se passe pas comme prévu. J'avais beaucoup de travail. Joyeux anniversaire. Puis il éteignit la lumière et se coucha comme si de rien n'était. Je n'en crus pas mes yeux ni mes oreilles de cette nuit. J'avais l'impression de vivre un cauchemar éveillé. Je le vis s'endormir alors qu'au fond de moi je bouillonnais intérieurement. Cette nuit, je ne pus fermer l'œil. Le lendemain matin, il était déjà debout et prêt à repartir au travail sans plus. — David, l'interpellai-je. — Rebecca, j'ai une longue journée qui m'attend, me lança-t-il. Puis il s'avança vers moi et me fit un baiser rapide au front. — Passe une bonne journée. Puis il s'en alla, me laissant seule dans les tourments et mes interrogations sans fin. Je revis encore toute la peine pour préparer ce dîner. Et tout était encore sur la table. — N'a-t-il rien vu ? murmurai-je. — Sûrement qu'il a beaucoup de travail…, me suis-je finalement convaincue… Je passai les heures plus tard à tout ranger, espérant que cette nuit puisse être différente… ainsi que les nuits suivantes. Alors que je terminais, la sonnette résonna. J'ouvris la porte et c'était ma belle-mère. — Ma… maman, toi ici ? demandai-je, surprise par sa venue. Elle me lança un regard plutôt étrange. Je sentais presque une froideur. — Je ne peux plus venir dans la maison de mon fils ? répondit-elle, un brin de colère dans la voix. Je m'écrasai aussitôt, gênée par mes propos qui semblaient ne pas lui avoir plu, et loin de là était mon intention. — Non… maman, je… je suis heureuse de ta visite. Rentre, s'il te plaît, déclarai-je. Elle entra et passa un coup d'œil rapide dans la pièce. Son regard s'arrêta subitement sur le portrait de David et moi accroché au mur. — Maman, souhaites-tu de l'eau ou autre chose ? demandai-je… — Non ! Je peux m'en servir toute seule. Je connais le chemin. Puis elle se retourna face à moi. Mon cœur se mit à rebattre étrangement. J'étais dans la retenue, et elle n'était pas non plus chaleureuse. Elle s'assit, me lorgnant de la tête jusqu'aux pieds. Tout ce que je pus dire, c'était : — David sait-il que tu devais être là ce matin ? Elle fronça les sourcils et me répondit sèchement : — Même s'il ne le sait, ça te pose un problème ? Non, je suppose. J'acquiesçai aussitôt. Il fallait que je trouve une excuse pour m'éclipser. — Ma… maman, je… je vais à la cuisine, j'ai encore du travail à faire ! — Très bien. Vas-y donc, acquiesça-t-elle sans me regarder, les mains croisées sur son sac. Je me dirigeai vers la cuisine quand tout à coup je l'entendis murmurer avec sérieux, presque comme si elle grognait : — Sache que c'est très certainement ta dernière journée dans cette maison.Rebecca fut immédiatement conduite à l'hôpital. Les contractions devenaient de plus en plus douloureuses. Aussitôt mise en civière, elle fut immédiatement conduite vers la salle d'accouchement. Les hurlements retentissaient le long du couloir ; Elara, en larmes, lui tenait fermement la main jusqu'à ce qu'elles soient séparées à son entrée dans la salle.— Je veux rentrer avec elle, s'il vous plaît !Supplia-t-elle l'infirmière qui rentra juste après.— Je vous en prie, patientez ici ! Vous aurez bientôt des nouvelles, lui répondit-elle avant d'entrer.— Mais !! s'exclama Elara qui accourut vers la porte avant d'être stoppée par celle-ci qui se referma sous son nez.— Mais… c'est ma sœur et je dois être avec elle, murmura-t-elle en s'adossant, les bras relâchés le long du corps…Tout d'un coup, elle joignit les mains contre sa poitrine et baissa les yeux. Puis, dans un murmure semblable à une prière profonde de l'âme, elle souffla :— Seigneur ! Que tout se passe bien. Que ma Réa et ma
Rebecca et Elara se sont aussitôt mises au travail. Vidéos, montages, photos et designs prenaient de plus en plus forme sur les réseaux sociaux.Rebecca continuait à faire de son mieux. Elara lui servait de modèle. Les deux prenaient progressivement leurs marques, enchaînant promotions des tenues et, plus en profondeur, des montages photos et vidéos des tenues plus en détail.Elle ne s'arrêta pas là… parler de sa passion, des détails de sa collection et la naissance de FemmeAttitude meublaient désormais le contenu de sa présence sur les réseaux sociaux…— FemmeAttitude, c'est plus qu'une simple collection de vêtements. C'est une marque qui prône la force, la résilience et la modernité de la gente féminine. Chaque détail a été pensé pour vous offrir confort, assurance et confiance en soi, déclara-t-elle, les yeux scintillants et emplis de gratitude.Quatre mois se sont écoulés.Rebecca descendit les marches, la main agrippée contre la barre des escaliers, le ventre déjà bien arrondi.E
— Merci infiniment Docteur, déclara Rebecca une fois à l'extérieur de l'hôpital.— Non, ce n'était rien. Ce n'était juste que mon travail. Prenez soin de ce petit bout de chou qui grandit en vous… d'accord ?Rebecca acquiesça… et son regard se posa un instant sur son ventre.— Comptez sur moi pour ne pas la ménager avec sa santé ! lança Elara.Dr Josey s'avança vers Rebecca et la prit dans ses bras sans qu'elle ne s'y attende.— Vous êtes une femme forte. Croyez en vous, donnez-vous de l'amour, soyez la première à vous apporter du soutien. Surtout, prenez soin de vous, l'encouragea-t-elle d'une voix douce mais ferme.— Merci beaucoup, merci.Rebecca et Elara rentrèrent dans le taxi direction New York.Toujours main dans la main, les deux sœurs étaient prêtes à affronter tout ce qui viendrait ensemble.Tout à coup, Rebecca lui adressa un regard vif.— On va y arriver ! murmura-t-elle par la suite avec conviction.— Oui, on va y arriver. Je serai toujours là pour toi et pour ma petite n
Rebecca et Elara descendirent du taxi. Figée droit devant elle, Rebecca avançait le cœur lourd d'appréhension même si elle ne voulait rien laisser paraître.Ses pas étaient mesurés ; elle marchait sans flancher. Les épaules droites comme si rien ne l'atteignait. Les gens marchaient autour d'elles, vivant leurs vies, vaquant à leurs occupations, même la brise forte du vent ne la fit pas vaciller. Elle marchait courageusement en gardant ses yeux vers une seule destination : cette maison juste à la fin de la ruelle.Elara la suivait de près sans prononcer un mot. Elle ne pouvait que poser des regards soucieux vers elle.Juste à quelques petits mètres de la porte qui se montrait déjà bien à leur vue, Rebecca s'arrêta.Elle soupira longuement, baissant les yeux. Elara lui prit la main.— Est-ce que ça va aller ? On peut partir d'ici si tu veux.— Non ! murmura Rebecca qui releva la tête, le regard figé sur la poignée.— Ça va. Je vais le faire ! confirma-t-elle avec conviction.Elle s'avan
Elara et sa sœur reprenaient une vie à deux.Toujours mieux protégée par les siens, au moins à cet instant, Rebecca sentait qu’elle allait pouvoir se reconstruire et surtout surmonter cette trahison.Eli lui prit la main, la serrant fermement dans les siennes. Elles se regardaient toutes les deux s
— Rebecca ? Rebecca ?!Je sursautai, recouverte de sueur, respirant difficilement.Je revenais d'un cauchemar qui était semblable à ma réalité.— Rebecca ? Insistait Elara, inquiète.— Tu marmonnais dans ton sommeil, des « non », des « je veux rester », me révéla-t-elle.— De l'eau s'il te plaît, d
Point de vue de RebeccaJe la voyais tellement rayonner depuis qu’elle avait trouvé cette fameuse idée si géniale. Je me demandais bien de quoi il s’agissait. L’idée du siècle ? Je me laissais aller à de légers rires juste derrière elle, bien surprise par cet enthousiasme si éclatant émanant d’elle






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