ログインLeah laissa échapper un soupir tremblant, la poitrine serrée par un mélange de soulagement et de frustration persistante. Elle s’affala contre le dossier de sa chaise, agrippant le bord de la table comme si cela pouvait ancrer ses pensées qui s’emballaient.« Pas contrainte… adulte… capable de prendre ses propres décisions », murmura-t-elle, presque avec amertume. Ces mots semblaient formels, presque cliniques, mais ils portaient le poids de la réalité. Aurielle était en sécurité — mais cette certitude n’effaçait pas la panique qui la rongeait depuis le jour de Noël.Elle pressa ses paumes contre ses yeux, essayant de chasser les images de sa sœur piégée quelque part au loin, du regard intense de Pierre De Avore. Le message avait officiellement réglé l’affaire, mais le cœur de Leah battait toujours la chamade, rongé par l’inquiétude.Se penchant en arrière, elle murmura : « J’espère juste… j’espère juste que tu vas vraiment bien, Aurielle. »Son téléphone vibra à nouveau, mais cette f
Un grognement sourd fit vibrer la pièce, grave et retentissant. Aurielle sentit sa peau picoter ; la chair de poule lui parcourut les bras. Son pouls battait à tout rompre, son estomac se nouait. Elle le sentait : quelque chose de primitif, de féroce et de dangereux se cachait sous l’apparence maîtrisée de Pierre.« Tu veux partir ? » La voix de Pierre était douce, presque intime, mais chaque syllabe portait un ordre tacite.Aurielle fronça les sourcils. « Je… que veux-tu dire ? »Il s’approcha. À chaque pas, le grognement s’intensifiait — ce n’était pas seulement un avertissement, mais une vague de puissance brute, le rugissement silencieux d’Aiden, son loup, résonnant dans l’air. « Mon loup a trouvé sa compagne, Aurielle. Et si tu pars… il ne s’arrêtera pas. Mon loup — mon Alpha — ne peut supporter de perdre sa moitié. Il franchira les frontières, prendra d’assaut les villes, ne laissera rien debout sur son passage. Pas même ceux qui te protègent. »Un frisson lui parcourut l’éch
ValenceLeah faisait les cent pas dans sa chambre, le téléphone à la main, tous ses instincts lui criant qu’elle devait agir. Aurielle avait disparu, enlevée par Pierre De Avore — un homme qu’elle connaissait à peine, mais qui était célèbre dans le monde entier en tant que riche homme d’affaires. Son esprit tournait à toute vitesse : comment pouvait-on laisser un tel homme faire cela ? Elle ne savait rien des loups, des meutes ou de toutes ces absurdités — juste que sa sœur avait été trahie et emmenée de force.Assise sur son lit, elle tapait frénétiquement sur son ordinateur portable, essayant de déterminer la marche à suivre. La police française ? L’ambassade ? Les autorités internationales ? Chaque option semblait semée d’embûches, mais elle ne pouvait pas rester les bras croisés. Elle rédigea un e-mail à l’ambassade de France en Espagne, détaillant tout ce qu’elle savait : la disparition d’Aurielle, l’identité de Pierre en tant qu’homme d’affaires de premier plan, et sa cra
Dès qu’ils entrèrent dans la salle du conseil, Aurielle le sentit immédiatement. Ce poids. Des dizaines de regards se tournèrent vers elle d’un seul coup — perçants, inquisiteurs, curieux, certains ouvertement hostiles. Le murmure qui s’ensuivit était faible mais indéniable, comme une ondulation se propageant sur une eau calme. Elle ralentit instinctivement le pas, ses doigts se crispant sur la manche du manteau de Pierre. Elle resta près de lui, assez près pour sentir la chaleur constante de son corps, la force tranquille dans sa façon de se déplacer — sans hâte, imperturbable, comme si toute la salle lui appartenait déjà. À eux, réalisa-t-elle soudain, c'était le cas. Ils ne la fixaient pas seulement parce qu'elle était belle. Ils la fixaient parce qu'elle était humaine. Aurielle déglutit. Pierre remarqua la façon dont ses épaules se raidissaient, dont sa colonne vertébrale se raidissait sous ce regard scrutateur. Son bras glissa autour de sa taille — ni doucement,
Une fois sa toilette terminée, Pierre se tourna vers Aurielle. « Tu devrais te laver aussi », dit-il simplement.Aurielle cligna des yeux, surprise. Elle ne s’attendait à rien — et certainement pas à ce que tout ce dont elle pourrait avoir besoin soit prêt. En entrant, elle remarqua les savons, les lotions et autres articles de toilette soigneusement disposés, dont certains qu’elle reconnut comme des produits pour femmes. Ses vêtements de nuit étaient également prêts, pliés avec soin sur une chaise. Elle ne put s’empêcher de ressentir un léger émerveillement devant tant d’attention.Une fois qu’elle eut terminé et qu’elle sortit, en séchant ses cheveux, elle fut accueillie par le silence. Pierre ne dit rien, mais dès qu’elle apparut, il l’attira vers lui. Sans un mot, ses bras l’enlacèrent, la serrant contre sa poitrine. La chaleur, les battements réguliers de son cœur sous son oreille et la protection tacite de son étreinte laissèrent Aurielle sans voix.Au début, Aurielle se raid
SilverMoon Crest .L'endroit était à couper le souffle.Même dans l'obscurité, il rayonnait : des lumières bordaient les allées de pierre, des fontaines scintillaient comme de l'argent liquide, et d'élégantes structures s'élevaient avec une grandeur sereine.Des lanternes saupoudrées de neige brillaient tout autour d'eux, et une douce lumière dorée se reflétait sur les guirlandes de conifères enroulées autour des piliers de pierre. Certaines se trouvaient à proximité, et une musique douce flottait dans l’air — lente, mélodieuse, festive.Tout resplendissait sous la douce illumination, comme si la nuit elle-même avait été soigneusement conçue.Elle resta là, stupéfaite.« Comment se fait-il que je n’aie jamais entendu parler de cet endroit ? » murmura-t-elle.Hugo s’inclina respectueusement et s’excusa, les laissant seuls.Alors qu’ils s’approchaient de la fontaine centrale, Aurielle vit quelque chose qui lui glaça le sang.Un loup.Non… deux.Un énorme loup noir.Un autre, argenté
Le doux ronronnement du jet privé emplissait la cabine, régulier et sourd, tel un battement de cœur lointain. Dehors, le ciel nocturne s'étendait à l'infini, les étoiles éparpillées telles des témoins silencieux du destin qui se déroulait.Au début, Aurielle dormait d'un sommeil agité.Ses sourcils
L'air nocturne semblait différent lorsque Pierre sortit de la propriété de Lucas, Aurielle toujours dans ses bras. Le chaos derrière eux — les voix qui s'élevaient, les accusations qui fusaient, le chagrin qui se déversait sans retenue — s'estompa en un bourdonnement lointain. Hugo fit un signe di
Les yeux d’Aurielle s’écarquillèrent, envahis par un mélange de stupéfaction et de soulagement. Elle s’était sentie trahie, humiliée et impuissante, mais les paroles de son père lui redonnèrent un sentiment de justice et de sécurité. Le sourire narquois et assuré de Lucas vacilla, laissant place à
La lueur des lumières de Noël baignait Valence d'une chaude palette de tons dorés et rouges. Les sapins scintillaient de leurs décorations, et un léger parfum de cannelle et de marrons grillés se mêlait à l'air vif de l'hiver. La veille de Noël, la ville scintillait sous un ciel de lumières : les







