LOGINDaniel était le fils de la sœur aînée de Béatrice. Après deux jours passés avec lui, j'ai dû reconnaître que Béatrice avait un véritable talent pour cerner les gens. Elle ne s'était pas trompée en le choisissant.Daniel était intelligent et déterminé, avec des principes bien ancrés.De son côté, Raphaël était revenu.Il avait appris que Béatrice l'avait déshérité, mais il n'arrivait tout simplement pas à croire que c'était vrai.Il refusait d'admettre que sa mère puisse léguer sa fortune à quelqu'un d'autre alors qu'il était son fils unique.Mais il avait oublié une chose essentielle : Béatrice détestait l'infidélité plus que tout. Il savait parfaitement à quel point elle avait souffert de la trahison de son mari. Pourtant, il avait fini par reproduire exactement le comportement de son père, portant ainsi à sa mère un coup d'autant plus cruel.Raphaël a supplié Béatrice de lui pardonner. Il lui a assuré qu'il avait compris son erreur et l'a implorée de lui accorder une seconde chance.
À ce moment-là, les cris d'Élise ont retenti dans le couloir.« Pourquoi vous m'attrapez ? Lâchez-moi tout de suite ! Mon mari, c'est Raphaël Delaunay ! »Deux gardes du corps l'ont fait entrer de force dans la chambre.« Cette femme rôdait devant la chambre d'un air suspect. »Élise s'est aussitôt tournée vers Raphaël en prenant un air pitoyable.« Raphaël, je voulais seulement venir voir ta mère et lui présenter mes excuses. »Raphaël s'est emporté contre les gardes du corps.« Vous ne l'avez pas entendue ? Lâchez-la immédiatement ! »Les deux hommes ont regardé Béatrice. Elle a hoché la tête tout en leur lançant un regard entendu.Dès qu'elle a été libérée, Élise s'est précipitée auprès de Raphaël et s'est agrippée à son bras.« Raphaël, j'ai eu tellement peur… »Puis elle s'est tournée vers Béatrice avec un sourire désinvolte.« Désolée pour hier, madame. Je ne savais pas que vous étiez la mère de Raphaël. »Béatrice ne lui a accordé qu'un regard indifférent.« Inutile de me présen
À en juger par l'heure, Raphaël avait sûrement déjà raccompagné Élise à l'hôtel et devait être sur le chemin du retour.J'ai dû appeler deux fois avant que quelqu'un décroche. Mais ce n'était pas la voix de Raphaël.Élise a lancé d'un ton sarcastique :« Juliette, tu ne peux vraiment pas nous lâcher un peu ? Tu es pire qu'un pot de colle ! »J'ai répondu d'une voix grave :« Passe-moi Raphaël. J'ai quelque chose d'urgent à lui dire. »À ce moment-là, Béatrice m'a demandé d'activer le haut-parleur. La voix d'Élise a aussitôt résonné dans la chambre.« Raphaël est sous la douche. On vient de s'amuser au lit et d'essayer de nouvelles choses… Il n'arrivait plus à s'arrêter. »« Juliette, tu crois vraiment pouvoir rivaliser avec moi ? Tu ferais mieux de le quitter avant de t'humilier davantage. »J'ai froncé les sourcils et lui ai lancé sèchement :« Je te le répète une dernière fois : passe-moi Raphaël. Sa mère doit lui parler de toute urgence ! »Élise a laissé échapper un petit rire narq
Raphaël s'est aussitôt placé devant Élise pour la protéger. Sa voix trahissait malgré lui une certaine nervosité.« Juliette, qu'est-ce que tu comptes faire ? Élise est encore jeune, ne lui en tiens pas rigueur. Je vais la faire partir tout de suite et je te promets que je ne la reverrai plus jamais. »Je l'ai regardé sans la moindre trace d'amour dans les yeux et j'ai laissé échapper un ricanement.« Raphaël, quelle générosité ! Je te rappelle quand même que la personne qu'elle a failli tuer aujourd'hui, c'est ta propre mère ! »Derrière lui, Élise s'est remise à crier :« Mais tout ça, c'est de ta faute ! Si tu m'avais dit plus tôt qu'elle était la mère de Raphaël, je n'aurais jamais fait ça ! »« S'il faut blâmer quelqu'un, c'est toi ! Tu voulais détruire notre relation, alors tu as délibérément mis la vie de sa mère en danger ! »« Je le savais, tu es une femme sournoise et manipulatrice ! »C'était tellement absurde que j'en ai presque ri de colère. Elle déformait complètement la
Elle s'est précipitée dans les bras de l'homme qui venait d'arriver et s'est blottie contre lui.« Raphaël, pourquoi tu as mis autant de temps ? Ces deux femmes m'ont vraiment maltraitée tout à l'heure. »Elle lui a montré sa joue encore rouge à cause de la gifle que je lui avais donnée et s'est plainte d'un air blessé :« Regarde, cette garce m'a frappée tellement fort que j'ai encore la joue toute gonflée. »« Cette fois, tu dois vraiment me défendre. Et après, tu resteras quelques jours de plus avec moi pour me consoler. »Raphaël a regardé sa joue avec inquiétude, puis il a demandé d'un ton furieux :« Qui a osé te frapper ? Je ne laisserai certainement pas celles qui t'ont fait ça s'en tirer comme ça ! »« Ne t'inquiète pas. Je me suis spécialement libéré toute la semaine pour toi. Cette fois, je vais rester avec toi et bien m'occuper de toi. »Voilà donc l'homme qui venait tout juste de raccrocher avec moi. Le même qui, la veille au soir, m'avait serrée dans ses bras en se plaign
J'étais folle de rage. Si un regard avait pu tuer, Élise aurait déjà été réduite en pièces. Je n'avais plus d'autre choix que de lui révéler l'identité de Béatrice.« Tu vas beaucoup trop loin ! C'est la mère de Raphaël ! S'il lui arrive quoi que ce soit, quand Raphaël arrivera, il ne te le pardonnera jamais ! »Mais Élise a éclaté de rire avec mépris.« Vous êtes vraiment prêtes à inventer n'importe quoi ! Ah oui ? Elle ? Elle serait la mère de Raphaël, maintenant ? Tu crois vraiment que je vais te croire ? »« Vous m'avez gâché mon moment de détente à la piscine. Je vais vous donner une bonne leçon ! La prochaine fois que vous sortirez de chez vous, vous réfléchirez à deux fois avant de provoquer quelqu'un ! »Dans mes bras, Béatrice tremblait légèrement et sa respiration devenait de plus en plus faible. Cette fois, elle faisait réellement une crise cardiaque.Si elle ne prenait pas très vite son médicament, elle risquait vraiment de mourir.Les yeux rougis par la panique, j'ai crié







