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CHAPITRE 3 : COMBUSTION 1

Author: Darkness
last update publish date: 2025-12-03 20:37:58

LEON

Le goût de sa bouche est une addiction instantanée. Un mélange de baume fruité et de sel, d’urgence et de consentement muet. Mes mains sur ses hanches la soulèvent comme si elle ne pesait rien, et le choc de son corps contre le miroir fait vibrer toute la cage. Le reflet dans la lumière rougeâtre nous montre enlacés, deux animaux pris au piège, les yeux injectés de désir pur.

Ses jambes se referment autour de ma taille, un étau de chair et de soie qui me coupe le souffle. Je la presse plus fort contre la surface froide, cherchant à m’enfoncer en elle par la seule force de mon bassin contre le sien. Le frottement est insupportable. Délicieux.

— Attends 

Sa voix est un filet rauque, mais ses yeux disent le contraire. Ils me dévorent. Ils exigent. Attendre ? Impossible. L’attraction était un aimant, maintenant c’est une réaction en chaîne. J’engloutis son murmure avec un baiser plus sauvage, mes dens heurtant les siennes. Ma main arrache le bas de sa robe, trouve la fine bande de son string. Un seul mouvement sec, un déchirement net. Le tissu cède. Elle halète dans ma bouche, un son de surprise et d’approbation.

La chaleur humide de son sexe contre mon pantalon est une torture exquise. Je libère ma ceinture d’une traction nerveuse. Le métal claque, le cuir glisse. Je libère mon érection, brûlante, douloureuse de besoin. Elle se presse contre moi, guidant, offrant.

— Maintenant .

Je ne reconnais pas ma propre voix. C’est un grognement primal. Je l’enfonce sur moi d’un seul coup de reins, profond, total. Elle crie, un son étouffé par ma bouche, et son corps se cambre violemment, ses ongles s’enfonçant dans le cuir de ma veste. Elle est si étroite, si chaude, un poing de velours brûlant qui me serre, m’avale.

L’immobilité qui suit est électrique. Nos souffles se mêlent, précipités. Nos fronts se touchent. Dans ses pupilles dilatées, je vois mon propre reflet – un inconnu, un sauvage. Je vois la même stupeur, la même peur exaltante. Puis ses paupières battent, et ses doigts se crispent sur mes épaules.

— Bouge… s’il te plaît, bouge ..

EMMA

La sensation de le recevoir est un cataclysme. Cela déchire l’image que j’avais de moi, femme mesurée, contrôlée. Cela accomplit une promesse obscure faite dans le premier échange de regards. Je suis comblée, percée, possédée. Le miroir est une plaque de glace contre mon dos nu. Lui est un brasier vivant.

Ses mains sur mes hanches sont des marques de propriété. Je parcours son dos de mes ongles, découvrant les cratères et les reliefs de ses cicatrices, anciennes et nouvelles. Une géographie de la douleur que je veux comprendre avec ma peau, ma bouche.

Il se retire presque complètement, et le vide est une agonie.

Puis il revient. Plus fort. Plus brutal. Un coup qui fait jaillir un son rauque de ma gorge.

— Ho..mon Dieu...

Son nom est un sortilège que je lance dans l’air surchauffé. Je ne sais pas d’où il vient. Il est simplement là, sur mes lèvres, le seul mot qui existe.

— C'est fort.

Il le répande comme une confession contre ma bouche. Sa hanche frappe la mienne, encore et encore, dans un rythme qui n’a rien d’humain. C’est une tempête, un pilonnage. Chaque impact me projette contre le miroir, chaque retrait m’aspire. La douleur à l’os pubis se fond dans un plaisir si aigu qu’il en devient lumière blanche derrière mes paupières. Je m’accroche à lui, mes jambes lui ceignant les reins, l’attirant plus profond à chaque fois.

Sa bouche quitte la mienne, descend le long de mon cou, mord la courbe de mon épaule. La douleur fuse, directe, électrique, et je crie, le son répercuté par le métal. Il arrache l’épaulette de ma robe, prend mon sein dans sa bouche à travers le tissu. La morsure est précise, féroce, possédante. Une onde de choc se propage droit entre mes jambes.

— Plus dur… fais-moi mal si il faut, mais ne t’arrête pas .

Ma voix est celle d’une étrangère. Celle qui vit dans mes veines, sous ma peau polie.

Il gronde, un son venant des entrailles, et obéit. Ses mains se resserrent sur mes hanches, ses doigts s’enfonçant dans ma chair avec une force qui laissera des bleus. Il me soulève, me rabaisse sur lui avec une violence accrue. Le cuir de sa ceinture qui pend fouette ma cuisse à chaque mouvement. L’agrafe de son collier s’enfonce dans ma nuque, griffant, marquant.

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