Beranda / Mafia / L'ÉCLAT DE L'ABÎME / Chapitre 8 : La Machine

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Chapitre 8 : La Machine

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2025-12-02 01:23:52

Ivy

Le cliquetis métallique de la clé dans la serrure déchire le silence comme un coup de couteau. Je sursaute. Mon corps engourdi par le froid du sol et la torpeur se raidit d’un seul coup. La porte s’ouvre. La silhouette massive de Bruno, le gardien, obstrue le cadre.

Il ne me regarde même pas vraiment. Son regard glisse sur moi, recroquevillée contre le mur, comme on jette un œil à un objet déplacé.

— Debout. Lave-toi. T’as cinq minutes. Y’en a un autre qui arrive.

Il jette un torchon rêche
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    Amelia / IvyMais au milieu de la matinée, mon téléphone vibre, son nom s'affiche sur l'écran, Dimitri, et mon cœur s'emballe, mes mains tremblent, mes jambes se dérobent, et je sais que je vais dire oui, que je vais partir, que je vais courir vers lui comme on court vers sa perte, comme on court vers son salut, comme on court vers quelque chose qu'on ne peut ni refuser ni contrôler.Viens, dit son message, je t'attends, et je ferme les yeux, je cherche une raison de dire non, une excuse, une échappatoire, une force que je n'ai pas, et je réponds je viens, parce que je ne peux pas faire autrement, parce que je ne peux pas vivre sans lui, parce que je ne peux pas respirer sans son odeur, sans sa peau, sans ses mains sur moi.Je trouve un prétexte, une course à faire, une amie à voir, une fatigue à chasser, et Alexander me regarde, ses yeux sont som

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    Je la regarde danser dans le salon, le soir, quand nous écoutons de la musique et que je la prends dans mes bras, et je sens son corps qui se raidit, ses mains qui s'agitent, ses yeux qui cherchent une porte de sortie, une échappatoire, une excuse pour s'éloigner de moi, pour retourner vers lui, pour retrouver cet autre qui la possède même quand c'est moi qui la tiens.Je ne dors plus, je ne mange plus, je ne vis plus, je passe mes nuits à l'observer, mes jours à l'attendre, mes heures à me demander jusqu'où elle ira, jusqu'où je la laisserai aller, jusqu'où je pourrai supporter cette douleur qui me ronge les entrailles, qui me dévore le cœur, qui me vide de tout ce que j'étais avant elle.Le matin, quand elle part, je me tiens à la fenêtre, je la regarde traverser le jardin, monter dans sa voiture, démarrer, s'éloigner, disparaî

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    AlexanderLes jours qui suivent mon retour sont une lente descente aux enfers, une glissade silencieuse vers un abîme dont je ne vois pas le fond, une chute que je ne peux plus arrêter parce que je ne sais même plus où sont mes mains, où sont mes prises, où est le rocher auquel je pourrais m'accrocher avant de disparaître complètement.Elle est là, à côté de moi, dans mon lit, dans ma vie, dans ce que nous avons reconstruit après la tempête, et pourtant elle n'est pas là, elle est ailleurs, elle est autre part, elle est avec lui même quand elle est avec moi, elle pense à lui même quand elle dit mon nom, elle désire lui même quand son corps répond au mien.Je l'observe, je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi, plus fort que ma volonté, plus fort que tout ce que j'ai pu décider ou promettre, je l'observe comme un détective observe un suspect, comme un chasseur observe sa proie, comme un homme qui a peur de perdre ce qu'il a de plus préc

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    Il tombe à genoux devant moi, ses genoux cognent le parquet avec un bruit sourd, un bruit d'os qui se brisent, un bruit d'homme qui s'effondre, et il prend mes mains dans les siennes, ses doigts froids, tremblants, désespérés.— Je t'en supplie, dit-il, et sa voix n'est plus qu'un murmure, un souffle, une prière qu'on adresse à un dieu qu'on ne croit pas mériter. Reste, reste avec moi, ne me quitte pas, ne m'abandonne pas, ne me laisse pas retomber dans ce vide où j'étais avant toi. Je changerai, je deviendrai l'homme que tu mérites, je ne te ferai plus jamais de mal, je ne te toucherai plus jamais sans ta permission, je ferai tout ce que tu voudras, tout ce qu'il faudra, tout ce que tu me demanderas, mais reste, reste, reste.Je devrais lui dire la vérité, maintenant, tout de suite, avant qu'il ne soit trop tard, avant que ce mensonge devienne une seconde peau, avan

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    Il est méconnaissable, totalement, absolument, terriblement méconnaissable.Une barbe de plusieurs jours mange son visage, cette mâchoire carrée que j'aimais caresser le matin, quand il dormait encore et que je pouvais le regarder sans masque, sans jeu, sans mensonge, est maintenant cachée sous une épaisseur sombre qui le fait paraître plus vieux, plus fatigué, plus brisé.Ses yeux sont cernés, des cernes violets, profonds, comme des blessures qui n'auraient jamais guéri, comme des nuits sans sommeil qui se seraient accumulées les unes sur les autres jusqu'à creuser des tombes sous ses paupières, et ses joues sont creuses, affaissées, comme si quelque chose avait été arraché de lui et n'avait pas été remplacé.Ses vêtements sont froissés, la chemise qu'il porte est la même que le jour o&

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