LOGINElle me regarde, elle me regarde longtemps, très longtemps, et je vois, je vois dans ses yeux la même force, le même courage, la même détermination, le même amour, et je sais, je sais qu'elle va dire oui, qu'elle va accepter, qu'elle va choisir, qu'elle va aimer, pour de bon, pour toujours.— Oui, dit-elle, et ses larmes coulent, ses larmes de joie, ses larmes de paix, ses larmes de renaissance. Oui, Alexander, oui, je veux t'épouser, oui, je veux être ta femme, oui, je veux être ta compagne, oui, je veux être ton amie, oui, je veux être ton amante, oui, je veux être ta vie, pour de bon, pour toujours.Je prends la bague, je la glisse à son doigt, ses doigts tremblent, ses mains tremblent, tout son corps tremble, et je l'embrasse, je l'embrasse comme je n'ai jamais embrassé, comme on embrasse ce qu'on a perdu et qu'on retrouve, comme on embrasse ce qu'on a cru m
Je pleure sur Dimitri, sur ses mains qui m'ont tenue, sur ses yeux qui m'ont regardée, sur son cœur qui m'a aimée, même après tout ça, même après toutes mes trahisons, toutes mes ruines, toutes mes cendres, je pleure sur lui, sur l'homme qu'il est, sur l'homme qu'il est devenu, sur l'homme qu'il sera, pour toujours, à jamais.Je pleure sur moi, sur cette femme que j'étais, sur cette vengeance que j'ai portée, sur cette haine que j'ai nourrie, sur cette douleur que j'ai traversée, sur cette renaissance que j'ai choisie, sur cette vie que j'ai construite, sur cet amour que j'ai trouvé, pour de bon, pour toujours.Les larmes coulent, elles coulent comme une rivière, comme une mer, comme un océan, elles emportent tout, la haine, la rage, le désespoir, elles emportent les ombres du passé, les fantômes de la nuit, les souvenirs de l'enfer, e
Je me retourne, Dimitri est là, dans l'encadrement de la porte, ses yeux gris me regardent, ses mains ne tremblent pas, ses lèvres sourient, et je vois, je vois dans ses yeux la même force, le même courage, la même détermination, et je sais, je sais qu'il a raison, qu'il a toujours eu raison, que c'est le seul chemin, la seule voie, la seule issue.— Tu ne t'es pas trompé, répète-t-il, et il s'approche, il pose sa main sur mon épaule, il me regarde, ses yeux sont calmes, ses traits sont apaisés, ses mains sont fermes. Tu as choisi la vie, Alexander, tu as choisi l'amour, tu as choisi le pardon, et c'est ce choix qui t'a sauvé, qui t'a sauvé de toi-même, qui t'a sauvé de ce que tu aurais pu devenir, de ce que tu aurais été, de ce que tu aurais fait.— Comment sais-tu ? demandé-je, et ma voix est brisée, épuis&e
AlexanderJe les regarde, ces deux êtres que j'aime, que j'ai aimés, que j'aimerai toujours, même après tout ça, même après toutes ces trahisons, toutes ces ruines, toutes ces cendres, et je vois, je vois dans leurs yeux la même force, le même courage, la même détermination, et je sais, je sais qu'ils ont raison, qu'ils ont toujours eu raison, que c'est la seule façon, la seule chance, la seule issue.— Comment ? demandé-je, et ma voix n'est qu'un souffle, une prière, un désespoir. Comment ne pas les haïr, comment ne pas vouloir les détruire, comment ne pas vouloir les tuer, après tout ce qu'ils ont fait, après tout ce qu'ils ont tenté, après tout ce qu'ils auraient pu faire ?— En les arrêtant, répond Dimitri, et ses yeux brillent, ses mains se serrent, sa voix devient fer
Elle prend son téléphone, elle compose le numéro qu'elle connaît par cœur, qu'elle connaît depuis toujours, qu'elle connaîtra toujours, et elle parle, elle parle à voix basse, elle explique, elle demande, elle supplie, et je la regarde, je la regarde parler à l'homme qu'elle a aimé, qu'elle a perdu, qu'elle a retrouvé, qu'elle a choisi de quitter, et je me demande si elle regrette, si elle souffre, si elle pense encore à lui, si elle l'aime encore, si elle l'aimera toujours.— Il vient, dit-elle, et elle repose le téléphone, elle se tourne vers moi, ses yeux sont calmes, ses traits sont apaisés, ses mains ne tremblent plus. Il vient, Alexander, il vient pour nous aider, pour les arrêter, pour nous sauver.— Pourquoi ? demandé-je, et ma voix est à peine un souffle, une question que je n'ose pas poser, une réponse que je n'attends pas, une vérité que je ne veux pas savoir. Pourquoi il vient, pourquoi il nous aide, pourquoi il nous sauve, après tout ce que je lui ai fait, après tout ce q
AlexanderLes semaines ont passé, les mois peut-être, je ne sais plus, je ne compte plus, j'ai appris à vivre sans regarder derrière moi, sans craindre les ombres qui rôdent, sans trembler devant les fantômes du passé. J'ai reconstruit mon empire, pierre après pierre, contrat après contrat, confiance après confiance, et pour la première fois de ma vie, je suis fier de ce que j'ai construit, non pas parce que c'est grand, puissant, redoutable, mais parce que c'est juste, humain, vrai.Mais les ombres du passé n'oublient jamais. Elles attendent, patientes, silencieuses, impitoyables, le moment où l'on baisse la garde, où l'on croit être en sécurité, où l'on pense avoir échappé à ce que l'on a fait, à ce que l'on a été, à ce que l'on a détruit.Un matin, alors que je travaille dans mon bureau, mon téléphone sonne. Un numéro que je ne connais pas, une voix que je ne reconnais pas, mais les mots, les mots sont une lame qui me traverse, qui me déchire, qui me tue.— Alexander Vance, dit la
RoyJe suis tombé amoureux d’Amelia. De la patiente. De la rescapée aux yeux trop vieux. Mais Amelia n’existe plus. Elle a été dissoute sous le scalpel, aspirée par les drains, remplacée cellule par cellule.Ce qui est à la fenêtre, c’est Ivy. Ou plutôt, c’Elle. L’arme. Le piège. La vengeance faite
IvyLes jours qui suivent notre conversation sont tissés d’un silence différent.Un silence de conspirateurs, lourd de détails pratiques et d’horreurs tacites. Roy évite mon regard plus qu’avant, ses gestes sont plus mécaniques, comme s’il appliquait un protocole pour se protéger de la réalité de ce
IvyIl fait couler un filet d’eau tiède sur ma jambe, pour tester. Puis il commence à remplir la baignoire, doucement. L’eau monte autour de moi, enveloppante, lourde. C’est une sensation étrange, presque oubliée. Elle pèse sur ma peau, sur mes membres inertes. Elle ne nettoie pas encore, elle enve
RoySept mois.Sept mois de cet étrange purgatoire. Ma vie s’est organisée, calcifiée, autour de ce corps silencieux dans mon bureau. Le canapé-lit est devenu mon lit. Le bureau, ma salle de surveillance. La routine est épuisante. Réveil à six heures. Check des constantes. Changement de la sonde na







