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Author: Mandy
last update publish date: 2026-08-04 23:40:08

~ ROMAN ~

​J'ai écarté les jambes et j'ai enfoncé la tête de la fille sur mon membre étide, la faisant buter contre le fond de sa gorge. Elle a eu un réflexe de vomissement et j'ai empoigné ses cheveux, répétant le même mouvement. Elle a tout encaissé comme la gentille fille qu'elle était, étouffant un haut-le-cœur avant de me sucer.

​« Tu te débrouilles mieux aujourd'hui, Jes », ai-je dit, et elle m'a jeté un regard qui m'a immédiatement fait comprendre qu'elle ne s'appelait absolument pas Jes. J'ai ricané en la laissant continuer à me faire jouir, sans dire un mot.

​Gardant sa chevelure empoignée, j'ai redressé sa tête, la faisant grimacer de douleur tandis que je me levais. Elle était toujours à genoux devant moi, mais je la maintenais relevée par les cheveux pour qu'elle me regarde. « Ça ne t'a pas plu, Blonde ? » lui ai-je demandé en penchant la tête sur le côté. Elle s'est léché les lèvres et a poussé un petit rire étouffé.

​Elle était défoncée comme jamais.

​« Je m'appelle Grace », a-t-elle répondu avant de me faire un clin d'œil.

​J'ai ricané de nouveau. Je m'en foutais bien trop pour chercher à retenir son prénom. De toute façon, elle allait ne plus me servir à rien d'ici quelques minutes.

​« Ouvre grand maintenant », lui ai-je ordonné, et elle a obéi sur-le-champ.

​J'ai commencé à lui défoncer la bouche, cognant fort et la regardant encaisser chaque coup de boutoir.

« Touche-toi et garde tes putains d'yeux rivés sur moi, Blonde », lui ai-je balancé, et elle a glissé sa main le long de son corps nu, entre ses jambes, cherchant son clitoris gonflé.

​« Bien », ai-je commenté alors que plusieurs gémissements lui échappaient et qu'elle me fixait pendant que je continuais de lui prendre la bouche.

​Peu après, j'ai joui dans sa gorge et je l'ai regardée avaler. « Maintenant, nettoie-moi ça », lui ai-je ordonné, et elle a léché le reste de mon éjaculation sur mon membre.

​J'ai essuyé mon sexe avant de le remettre dans mon pantalon.

​« J'ai même pas pu jouir », s'est-elle lamentée en s'accrochant encore à ma cuisse.

​« Tu me saoulais », ai-je répondu en me dégageant de sa prise avant de lui jeter une liasse de billets.

​« Je te promets de faire mieux la prochaine fois », a-t-elle supplié en me fixant à travers ses faux cils XXL. Évidemment, elles suppliaient toujours. Elles étaient toujours à genoux à me demander de les choisir.

​J'ai lâché un petit rire. « Ouais, c'est bon. Tir-toi. » Lui ai-je dit en m'asseyant derrière moi.

​La porte s'est ouverte dans la foulée. North, Diego et Cleto sont entrés. Je les attendais depuis un moment.

​North était mon frère cadet, tandis que Diego et Cleto étaient mes cousins jumeaux du côté paternel.

​Cleto a sifflé en apercevant Blonde — ou quel que soit son nom — qui ramassait maladroitement ses fringues au sol avec la liasse de billets. « Elle est gaulée, la meuf », a-t-il commenté. Je me suis étiré pendant que les trois s'installaient et qu'elle débarrassait le plancher.

​« Tu peux te la faire si tu veux, mais elle est chiante », l'ai-je informé. Il a affiché un sourire en coin avant de dévisager la porte désormais close par laquelle elle venait de sortir.

​J'ai pris une grande inspiration en jetant un coup d'œil à Diego. « Quoi de neuf avec le fournisseur ? »

​« M. Stokes ? » a-t-il demandé. J'ai hoché la tête. « Il a accepté qu'on se voie dès son arrivée en ville d'ici deux semaines. Si ça colle, on travaillera avec lui sur le long terme. »

​« Il paraît qu'on peut récupérer toutes sortes de merdes illégales grâce à lui et qu'il reste intouchable », a ajouté Cleto. « Le type a un casier plus propre que propre aux yeux de la loi. Et il a une réputation en béton dans le milieu. C'est un vrai businessman. » Il a rigolé.

​North a ricané. « J'ai vraiment hâte de le rencontrer, du coup. »

​« C'est réglé, alors. Fixe une date dès qu'il débarque », ai-je dit en tournant le poignet pour vérifier l'heure sur ma montre.

​« Tu vas devoir rentrer à la maison demain pour le dîner avec les Bellucci. Le père est déjà d'une humeur massacrante », a embrayé North.

​« Le père est toujours d'une humeur massacrante », lui ai-je répondu en écartant les cuisses. Et c'était la pure vérité. Dès qu'il s'agissait de moi, il était d'une humeur dogue. Probablement parce qu'on ne s'accordait sur rien et que je n'étais pas le fils parfait qu'il rêvait d'avoir — rôle qui revenait à North.

​North a soupiré. « Ça fait presque une semaine que tu n'as pas foutu les pieds là-bas. »

​« Je ne vais pas épouser une meuf juste parce qu'il l'a décidé », lui ai-je lancé d'un ton blasé.

​Cleto s'est marré. « Pourtant, j'ai bien cru t'entendre menacer la Lilith Bellucci en lui disant qu'elle allait bientôt vivre sous ton toit. »

​« Ah ouais ? Il a dit ça ? » North m'a adressé un sourire narquois en s'enfonçant dans son siège.

​Je l'ai fusillé du regard. « C'était juste pour la chauffer, ducon. Ça n'a rien de marrant de l'épouser et je ne la trouve même pas attirante. »

​C'était un foutu mensonge.

​« C'est la première fois que tu mens aussi mal, Roman Rico », a balancé Cleto, son ouvrant sa grande gueule comme d'habitude.

​Mais il n'avait pas tort du tout. La Lilith Bellucci — Vittoria — était foutrement attirante. Encore plus attirante de près, et bien plus irrésistible que la dernière fois que je l'avais croisée. Tous ceux que j'avais entendus prononcer son nom la trouvaient sublime eux aussi. Ils la voulaient tous, et je savais que s'ils en avaient la moindre occasion comme la mienne, ils l'auraient déjà baguée.

​La seule chose qui les retenait, c'était ce visage perpétuellement renfrogné et toutes ces histoires horrifiques, parfois exagérées, qui circulaient sur son compte. D'une certaine manière, même s'ils ne l'avoueraient jamais, elle les foutait par terre avec son culot.

​J'ai levé les yeux au ciel alors que North et Diego rigolaient. « Elle lui a cloué la main à la table avec un couteau et ce taré s'est mis à rigoler ! Il l'a laissée faire ! » a enchaîné Cleto en se marrant encore plus fort.

​Machinalement, j'ai frotté ma main bandée, là où elle avait planté sa lame. Je me suis rappelé son sourire en coin plein de malice avant de partir, lorsqu'elle avait enfoncé ses ongles dans ma plaie comme la vraie timbrée qu'elle était. Son visage s'était imprimé dans un coin de ma tête depuis ce jour-là. Tout comme elle m'avait laissé cette même impression trois ans plus tôt, une sensation que j'avais tant essayé d'oublier à l'époque.

​Je me suis rappelé la manière dont ses longs cheveux mielleux ondulaient au rythme du roulement de ses hanches lorsqu'elle était sortie. Ces mêmes cheveux qui avaient capté mon attention la première fois que je l'avais vue, ces mêmes cheveux dans lesquels j'avais glissé mes doigts des années auparavant. Je me suis aussi rappelé le dégoût sur son visage quand elle avait jeté un coup d'œil à ses chaussures Yara et qu'elle y avait vu le sang, sans oublier la lueur meurtrière dans son regard lorsqu'elle avait fixé son père.

​« Tu te marres bien ? » lui ai-je demandé en le fusillant des yeux. Son rire s'est coupé net lorsqu'il a compris que je n'étais plus d'humeur à plaisanter.

​Il s'est redressé. « Non, Rico. »

​« Fais pas ton rabat-joie », a marmonné Diego, ce qui m'a fait lever les yeux au ciel.

​« Enfin bref, c'est une meuf que tout le monde veut, non ? Tu peux juste voir ça comme un de tes petits jeux habituels avec tes nombreuses conquêtes, mon frère. Ça va flatter ton ego. Tu te la fais jusqu'à ce que tu te tannes, comme d'hab », a lâché North avec un clin d'œil.

​J'ai ricané doucement. S'ils savaient.

​« Tu penses vraiment que son ego n'est pas déjà au troisième dessous ? » Diego a jeté un coup d’œil à North en secouant la tête.

​« Alors juste pour le fun, non ? » North a haussé les épaules. « Ou t'as la trouille qu'elle ne tombe pas amoureuse de toi comme toutes les autres ? » Il a affiché un sourire en coin en penchant la tête.

​J'ai poussé un ricanement méprisant. « La trouille ? Toutes les filles tombent amoureuses de moi, North. »

​« Elle, c'est un autre spécimen », a coupé Cleto. Sa grande bouche avait soudainement oublié l'avertissement que je lui avais servi quelques secondes plus tôt.

​« Je mets trois mille billets qu'elle ne tombera pas sous ton charme, Roman », a rigolé North en allumant une cigarette tout en me couvant du regard.

​Évidemment qu'ils allaient parier là-dessus. Ce ne serait pas la routine chez les Argentero s'il n'y avait rien à parier ou si un pari n'était pas déjà en cours.

​Et voilà qu'ils pariaient carrément sur ma gueule et en ma présence ? Ces mecs étaient complètement tarés.

​« Trois mille billets à vous deux qu'il ne pointera même pas son nez demain », a lancé Diego. « Ou qu'il ne se mariera pas non plus. »

​Voir le plus responsable et le plus sérieux du trio, Diego, poser un billet sur la table, c'était plutôt cocasse.

​« Tu es sur le point de perdre du biff, mon frère », a balancé Cleto à Diego en rigolant tout en me fixant.

​Le truc, c'est qu'après cette fameuse nuit, j'avais fait de mon mieux pour l'oublier et je m'étais promis que, quoi qu'il arrive, je ne me remettrais plus jamais avec elle.

​Mais vu la façon dont les choses tournaient entre nos deux familles et la façon dont ces abrutis en face de moi se comporteraient, une petite pointe d'agacement a allumé une étincelle de rancœur en moi. En tant que tête de mule, j'ai eu immédiatement envie de leur prouver qu'ils avaient tort, et surtout de leur faire péter leur fric. Parce que franchement, qui ne tomberait pas amoureux de moi ?

​Et puis, elle m'avait quand même cloué la main à la table avec un putain de couteau, et bordel, ça avait fait un mal de chien.

​« C'est à quelle heure demain ? » ai-je demandé. Leurs regards se sont aussitôt braqués sur moi. Ils avaient déjà l'air emballés par le spectacle, ce qui n'a fait qu'augmenter mon agacement.

​« Tu dois être là-bas avant dix-huit heures », a répondu North.

​C'est là que j'ai décidé que peu importait ce qui s'était passé entre nous ces trois dernières années, ou tout ce que je m'étais répété jusque-là. J'allais épouser Vittoria Bellucci, coûte que coûte.

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