ANMELDENLa Femme du Parrain Résumé Le jour où le test de grossesse affiche deux lignes roses, Aurora De Luca reçoit les papiers du divorce. Six ans de mariage. Zéro regard. Zéro explication. Pour Dante Marchetti, héritier du trône mafieux de New York, elle n'a jamais été qu'une clause imposée par son grand-père. Une dette remboursée. Une étrangère dans son propre lit. Alors Aurora fait ce qu'aucune femme De Luca n'a jamais osé faire. Elle disparaît. Sans un mot. Sans une trace. Elle emporte le secret le plus dangereux de la Cosa Nostra dans son ventre. Trois ans plus tard, la Sicile tremble. Un nouvel empire émerge des cendres de Palerme. On l'appelle Obsidienne. Personne n'a vu le visage de sa dirigeante. Mais ses méthodes sont chirurgicales, impitoyables. Et elle vise un seul homme : Dante Marchetti. Quand le piège se referme, Dante se retrouve face à un fantôme. Son ex-femme. Plus froide. Plus mortelle. Une reine de l'ombre qui connaît chaque faille de son organisation. Il devrait l'écraser. Mais ses hommes viennent de lui remettre une photo. Une petite fille aux boucles noires et aux yeux gris orage. Ses yeux. Aurora ne lui a pas seulement volé trois ans. Elle lui a volé un héritage. Et maintenant qu'il sait, aucune armée, aucun empire, aucun secret ne l'empêchera de récupérer ce qui lui appartient. Même si pour ça, il doit brûler le monde entier. La reine d'Obsidienne croyait avoir gagné. Le parrain de New York vient de changer les règles du jeu.
Mehr anzeigenChapitre 1
Aurora
Le test affiche deux lignes roses.
Je le tiens entre mes doigts, debout devant le miroir de la salle de bain, et je ne peux pas détacher mes yeux de ces deux petites barres qui semblent pulser doucement sous la lumière tamisée des appliques murales. Mes jambes flageolent, ma respiration se bloque quelque part entre ma gorge et ma poitrine, et je sens mon cœur cogner contre mes côtes avec une violence qui m'étourdit. Un bébé. Il y a un bébé en moi. Cette pensée traverse mon esprit comme une décharge électrique, et je pose instinctivement ma main sur mon ventre, là où la vie vient de s'accrocher en secret.
Le carrelage en marbre de la salle de bain est froid sous mes pieds nus, et l'air sent le savon à la rose et le jasmin, ce parfum que Rosa vaporise chaque matin sur mes vêtements. Je regarde mon reflet dans le miroir, une jeune femme aux cheveux bruns relevés en chignon, aux yeux sombres agrandis par l'incrédulité, aux joues pâles dans la lumière dorée. Ma robe de soie crème glisse sur mes épaules, froissée par la nuit, et je réalise que je tremble. Je tremble d'espoir, un espoir si pur, si violent, qu'il me brûle la poitrine.
Je descends l'escalier, le test caché dans ma poche. Mes doigts le serrent à travers le tissu comme un talisman, et chaque marche qui me rapproche du bureau de Dante fait battre mon cœur un peu plus vite. Les murs du manoir défilent autour de moi, majestueux et froids, couverts de fresques et de dorures qui racontent la gloire de la famille Marchetti. Je ne les vois pas. Je vois seulement son visage, j'imagine son regard quand je lui annoncerai la nouvelle, j'imagine sa voix changer, s'adoucir peut-être, et cette image me donne le courage d'avancer.
Les portes du bureau sont en acajou massif, imposantes comme les grilles d'une forteresse. Je les pousse sans frapper, ce que je ne fais jamais, et j'entre dans la pièce. Il est assis derrière son bureau, penché sur une pile de dossiers qui déborde de chaque côté, et il ne lève pas les yeux. Ses mains sont posées sur le cuir du sous-main, ses doigts longs et bronzés tachés d'encre, et son visage est incliné, les traits durs, la mâchoire serrée, les yeux gris fixés sur les papiers avec cette concentration qui ne vacille jamais. La lumière du matin filtre à travers les rideaux de velours grenat et découpe son profil en ombres et en lumières. Il est beau, d'une beauté qui fait mal, et il ne me regarde pas.
Un serviteur entre quelques secondes après moi, un plateau à la main, et dépose une enveloppe blanche sur le bureau. Je reconnais immédiatement le papier, le cachet, l'écriture noire qui annonce un document juridique. Les papiers du divorce. Mon estomac se serre, ma bouche s'assèche, et je reste figée au milieu de la pièce, incapable de parler, incapable de bouger, tandis qu'il ouvre l'enveloppe d'un geste précis, en sort les feuilles pliées, les parcourt rapidement. Il ne dit rien. Il prend sa plume, la trempe dans l'encrier en cristal, et il signe. Son nom défile sous ses doigts sans une hésitation, sans un tremblement. Puis il repose la plume, rassemble les feuilles, et les pousse vers moi. Il ne lève toujours pas les yeux.
Six ans de mariage réduits à ce geste, à ce froissement de papier, à ce silence. J'attends un mot, une explication, un regard, mais rien ne vient. Alors je m'avance, je prends la plume, et je signe à mon tour. Mon nom, Aurora De Luca, au bas d'une page qui efface tout ce que j'ai été pour lui. Le test de grossesse pèse dans ma poche comme une pierre, et je ne le sors pas. Il ne mérite pas de savoir. Il ne mérite pas cette joie. Il ne mérite plus rien de moi.
Je repose la plume, je tourne les talons, et je sors sans un bruit, la tête haute, le dos droit, alors qu'à l'intérieur tout s'effondre. Ce soir-là, allongée sur le lit froid d'une chambre d'invités, je comprends enfin ce que j'ai toujours refusé d'admettre. Je n'ai jamais existé dans cette maison. Je n'ai jamais été une épouse. Je n'ai jamais compté. Et l'enfant que je porte ne connaîtra jamais cette humiliation.
Chapitre 45DanteJe fais un pas en avant, un seul pas, et elle recule d'un pas, maintenant entre nous cette distance infranchissable qui semble calculée avec une précision diabolique, comme si elle connaissait exactement la longueur de mes jambes et la vitesse de mes réflexes, comme si elle avait répété cette chorégraphie des dizaines de fois avant mon arrivée. Je fais un autre pas, elle recule encore, et ce manège se poursuit tandis que je m'enfonce dans la galerie, mes yeux fixés sur les siens, ces yeux sombres qui brillent derrière le voile comme des éclats d'obsidienne, ces yeux qui sont la seule chose vivante dans ce royaume de mort, la seule chose qui ne soit pas figée par les siècles. Je ne vois rien d'autre, je ne peux rien voir d'autre, le voile efface tout, gomme tout, dissout ses traits dans une masse d'ombre impénétrab
Chapitre 44DanteJ'entre dans les catacombes des Capucins à minuit précises, seul, sans gardes, sans arme visible, comme elle l'a exigé dans ce message crypté qui m'a arraché au sommeil et qui n'a cessé de tourner dans ma tête pendant tout le vol transatlantique. Le silence qui m'accueille est si profond, si absolu, si total, que j'entends les battements de mon propre cœur résonner contre mes côtes comme un tambour funèbre, chaque pulsation amplifiée par l'étroitesse des murs de pierre qui m'entourent. Le tunnel d'entrée est un boyau de roche calcaire, humide et glacé, creusé par des moines il y a des siècles, et mes épaules frôlent presque les parois couvertes de salpêtre qui scintillent faiblement à la lueur des bougies. L'air est épais, stagnant, chargé d'une odeur de terre ancienne,
Chapitre 43AuroraLes catacombes des Capucins sont un royaume de silence et de poussière, un labyrinthe de galeries souterraines creusées dans la roche calcaire il y a plus de quatre siècles, où des centaines de momies alignées dans les niches des murs regardent les visiteurs de leurs orbites vides depuis des générations. L'air est froid, humide, chargé d'une odeur de moisi et de vieille pierre qui prend à la gorge dès qu'on franchit le seuil, une odeur qui imprègne les vêtements, les cheveux, la peau, et qui reste collée aux narines bien après qu'on est remonté à la surface. La seule lumière provient des bougies que j'ai fait disposer le long des galeries par mes hommes dans l'après-midi, des centaines de petites flammes vacillantes qui projettent des ombres mouvantes sur les murs couverts de salpêtre et sur le
Chapitre 42DanteLe message arrive sur mon téléphone crypté au milieu de la nuit, une vibration brève et sèche contre le bois de la table de chevet, et ce simple bourdonnement suffit à me tirer du sommeil dans lequel je venais à peine de sombrer après des heures passées à arpenter la bibliothèque comme un fauve en cage. Je m'assieds dans mon lit, les draps de lin blanc qui glissent sur mes jambes nues, et je saisis l'appareil posé près de la lampe dont la lueur jaune tremblote encore dans la pénombre. L'écran affiche une série de caractères codés, une succession de symboles et de chiffres que seul mon logiciel de déchiffrement peut traduire, et je lance le protocole sans attendre, les doigts fébriles sur le clavier tactile, le cœur qui bat déjà plus vite d






Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.