LOGINGuylaine, une jeune femme indépendante et fière, se retrouve piégée dans un monde qu'elle ignorait : celui des loups-garous. Après une nuit passionnée avec un inconnu charismatique, elle découvre qu'il n'est autre que Damien Blackwood, le PDG impitoyable d'un empire milliardaire... et l'Alpha suprême d'une puissante meute cachée. Rejetée comme "mate faible" lors de leur première rencontre officielle, Guylaine s'enfuit, enceinte de lui sans le savoir. Mais Damien, obsédé par ce lien qu'il a d'abord nié, la traque sans relâche. Entre contrats forcés, menaces de la mafia rivale qui veut détruire sa meute, et un désir brûlant qu'aucun des deux ne peut ignorer, Guylaine doit choisir : fuir pour toujours... ou devenir la Luna qui fera trembler son empire ? Rejet, grossesse surprise, vengeance, passion interdite, pouvoir absolu... une romance paranormale addictive qui vous tiendra en haleine jusqu'au bout !
View MoreLa pluie martelait les vitres du taxi comme si le ciel voulait noyer la ville entière. Guylaine serra son sac contre elle, les phalanges blanchies par la tension. Vingt-trois heures trente-sept. Elle avait raté le dernier bus, encore une fois, à cause de cette maudite réunion qui s’était éternisée jusqu’à vingt-deux heures. Son patron, Monsieur Koffi, avait insisté pour qu’elle reste « juste cinq minutes de plus » pour relire le dossier de la campagne publicitaire. Cinq minutes qui s’étaient transformées en trois heures.
Elle soupira, frottant ses tempes. Ses boucles noires, qu’elle avait soigneusement attachées en chignon ce matin, s’étaient rebellées depuis longtemps ; quelques mèches collaient maintenant à sa nuque humide. « Vous descendez où exactement, ma belle ? » demanda le chauffeur en jetant un coup d’œil dans le rétroviseur. Sa voix était rauque, fatiguée, comme s’il conduisait depuis le début de la semaine. « Rue des Baobabs, juste après le grand rond-point. Merci. » Il hocha la tête et tourna à gauche. Les néons des bars et des hôtels bon marché défilaient en traînées colorées sur le pare-brise. Guylaine ferma les yeux une seconde. Elle n’avait qu’une envie : rentrer, prendre une douche brûlante, avaler un yaourt nature debout dans la cuisine et s’effondrer sur son lit. Le taxi s’arrêta enfin devant son immeuble de cinq étages, un bâtiment grisâtre qui avait connu des jours meilleurs. Elle paya, sortit sous la pluie et courut jusqu’à l’entrée. L’ascenseur était en panne – évidemment. Elle monta les escaliers deux par deux, ses talons claquant sur le béton usé. Arrivée au troisième, elle fouilla dans son sac à la recherche de ses clés. Ses doigts tremblaient légèrement – froid, fatigue, ou peut-être cette sensation étrange qui ne l’avait pas quittée depuis qu’elle avait quitté le bureau. Comme si quelqu’un la regardait. Elle secoua la tête. Paranoïa post-burnout, rien de plus. Elle ouvrit la porte de son petit deux-pièces, alluma la lumière. Et se figea. Un homme était assis sur son canapé. Pas n’importe quel homme. Il portait un costume noir taillé sur mesure, chemise ouverte sur deux boutons, cravate desserrée. Ses épaules larges tendaient le tissu. Ses avant-bras, croisés sur sa poitrine, révélaient des veines saillantes et une montre en acier qui devait valoir plus que tout ce qu’elle possédait. Mais ce n’était pas ça qui la cloua sur place. C’était son regard. Des yeux dorés, presque luminescents dans la pénombre de son salon mal éclairé. Des yeux de prédateur. Et pourtant il y avait quelque chose de familier. Terriblement familier. Guylaine sentit son cœur cogner contre ses côtes. « Vous… vous êtes entré comment ? » Sa voix sortit plus aiguë qu’elle ne l’aurait voulu. L’homme ne bougea pas tout de suite. Il la détailla lentement, de haut en bas, comme s’il évaluait une marchandise. Puis il se leva. Un mètre quatre-vingt-dix au moins. La pièce sembla rétrécir d’un coup. « La porte était ouverte, » répondit-il d’une voix grave, veloutée, avec un léger accent qu’elle ne parvint pas à placer. « Ou peut-être que tu l’as laissée ouverte… pour moi. » Guylaine recula d’un pas instinctif. Son dos heurta la porte d’entrée qu’elle venait de refermer. « Je n’ai laissé aucune porte ouverte. Sortez. Tout de suite. Ou j’appelle la police. » Il inclina légèrement la tête, un sourire dangereux naissant au coin de ses lèvres. « Appelle-les. Je serai ravi de leur expliquer pourquoi je suis ici. » Il fit un pas vers elle. L’air sembla s’alourdir. Guylaine sentit une chaleur étrange monter dans sa poitrine, comme si son propre corps la trahissait. « Qui êtes-vous ? » murmura-t-elle, la gorge sèche. Il s’arrêta à un mètre d’elle. Assez près pour qu’elle sente son parfum – bois de santal, musc, et quelque chose de sauvage, d’animal. « Damien Blackwood. » Le nom claqua comme un coup de fouet. Tout le monde connaissait Damien Blackwood. Le milliardaire. Le PDG de Blackwood Group. L’homme qui rachetait des entreprises comme d’autres achètent des cafés. L’homme dont les photos dans les magazines montraient toujours le même visage impassible, arrogant, intouchable. Mais ce Damien-là n’était pas celui des magazines. Celui-ci la regardait comme s’il avait faim. « Et toi… » continua-t-il en baissant légèrement la voix, presque un ronronnement, « …tu es Guylaine Mvogo. Vingt-quatre ans. Assistante marketing chez Koffi & Associés. Orpheline depuis tes seize ans. Tu vis seule. Tu ne fais confiance à personne. Et pourtant… » Il fit encore un pas. Leurs corps étaient presque collés maintenant. « …tu m’as laissé entrer. » Guylaine sentit ses jambes trembler. « Je ne vous ai jamais vu de ma vie. » Mensonge. Une image fulgurante traversa son esprit : trois semaines plus tôt, la soirée d’anniversaire de sa meilleure amie Awa, dans ce club huppé du centre-ville où elle n’aurait jamais dû mettre les pieds. Elle avait bu deux verres de trop. Elle s’était retrouvée dans un coin sombre, contre un mur, avec un inconnu qui l’embrassait comme si le monde allait s’arrêter. Des lèvres exigeantes. Des mains puissantes sur ses hanches. Une odeur qui l’avait rendue folle. Elle avait fui avant même de connaître son nom. Et maintenant il était là. Dans son salon. « Tu mens mal, » murmura-t-il en penchant la tête pour effleurer presque son oreille. « Ton corps se souvient. Ton pouls s’accélère. Ton odeur… » Il inspira profondément, les yeux mi-clos. « …change. Elle devient sucrée. Irrésistible. » Guylaine posa les deux mains sur son torse pour le repousser. Erreur. Le contact fut électrique. Une décharge remonta le long de ses bras, jusqu’à sa nuque. Elle sentit ses genoux fléchir. Damien attrapa ses poignets d’une seule main et les plaqua doucement mais fermement contre la porte au-dessus de sa tête. « Lâchez-moi, » souffla-t-elle, mais sa voix tremblait. « Dis-moi que tu ne ressens rien, » répondit-il, son visage à quelques centimètres du sien. « Dis-moi que tu ne rêves pas de cette nuit tous les soirs depuis trois semaines. Dis-moi que tu ne te réveilles pas en sueur, le corps en feu, en murmurant un nom que tu refuses d’admettre. » Guylaine ferma les yeux très fort. « Je ne… je ne sais pas de quoi vous parlez. » Il rit doucement. Un son grave, presque animal. « Menteuse. » Soudain, il lâcha ses poignets et recula d’un pas. Comme s’il se forçait à le faire. « Je ne suis pas venu pour te prendre ce soir, Guylaine. Pas encore. » Il glissa une main dans la poche intérieure de sa veste et en sortit une carte noire, sobre, sans rien d’autre qu’un numéro de téléphone gravé en relief argenté. Il la posa sur la console près de la porte. « Quand tu seras prête à arrêter de fuir… appelle-moi. » Il se dirigea vers la sortie. Guylaine resta figée, le souffle court. Juste avant d’ouvrir la porte, il se retourna une dernière fois. Ses yeux étaient redevenus presque humains… mais pas tout à fait. « Une dernière chose, » dit-il d’une voix basse, presque menaçante. « Ne parle à personne de moi. Pas à ta meilleure amie. Pas à ton patron. Pas même à toi-même quand tu te regardes dans le miroir. Parce que si tu le fais… » Il marqua une pause. Son regard glissa sur son ventre, puis remonta jusqu’à ses yeux. « …je saurai. Et je viendrai te chercher. Où que tu sois. » La porte claqua derrière lui. Guylaine glissa lentement le long du mur jusqu’à s’asseoir par terre, les jambes repliées contre elle. Son cœur battait si fort qu’elle crut qu’il allait exploser. Et au fond d’elle, une petite voix qu’elle n’avait jamais entendue auparavant murmura : Il t’a marquée. Il t’a choisie. Et maintenant… tu ne pourras plus jamais lui échapper. Dehors, sous la pluie battante, Damien Blackwood leva les yeux vers la fenêtre du troisième étage. Un sourire sombre étira ses lèvres. « Bientôt, ma petite louve… » Il disparut dans l’ombre.Le froid qui envahit la chambre fut si brutal que Guylaine sentit son souffle se transformer en buée devant son visage. L’ombre au coin de la pièce ne bougeait plus, figée dans cette silhouette translucide qui portait le visage d’Éléonore. Mais ce n’était pas sa sœur. Pas vraiment. Les yeux rouges brillaient d’une lueur malveillante, et le sourire qui étirait ses lèvres était celui de Darius, cruel et triomphant. Kael et Sélène, blottis contre sa poitrine, se mirent à trembler en même temps. Leur lumière argentée, si douce quelques instants plus tôt, vacilla comme une flamme sous le vent. Liora, quant à elle, se serra plus fort contre sa mère, ses petits yeux dorés écarquillés de terreur.Damien rugit. Son corps se transforma à moitié en une fraction de seconde, muscles gonflés, griffes sorties, crocs luisants sous la lumière tamisée des lampes. Il bondit vers l’ombre, traversant la chambre en un éclair. Sa main massive traversa la silhouette, mais elle ne rencontra que du
Le manoir Blackwood vibrait d’une tension palpable, comme si les murs eux-mêmes retenaient leur souffle. Guylaine était assise au centre du grand lit, les jumeaux blottis contre elle dans un nid de couvertures douces. Kael et Sélène dormaient paisiblement maintenant, leurs petites poitrines se soulevant à un rythme régulier, mais la lumière argentée qui avait illuminé la chambre quelques heures plus tôt n’avait pas complètement disparu. Elle flottait encore autour d’eux, faible, presque imperceptible, comme un voile de lune prisonnier de leur peau. Liora, quant à elle, était nichée dans les bras de sa mère, ses petits doigts serrés autour d’un pan de la chemise de Guylaine. La fillette ne comprenait pas encore les mots, mais elle sentait la douleur. Elle sentait que quelque chose avait changé pour toujours.Guylaine caressait les cheveux de sa fille aînée en silence, les yeux fixés sur le vide. Les larmes avaient séché sur ses joues, mais la brûlure restait. Éléonore. Sa grande sœur,
Le manoir Blackwood semblait plus silencieux que jamais lorsque le convoi de véhicules blindés franchit enfin les grilles renforcées. La nuit rougeoyante avait laissé place à une aube grise et froide, comme si le ciel lui-même portait le deuil d’Éléonore. Guylaine était allongée à l’arrière du SUV principal, enveloppée dans une couverture épaisse imprégnée de l’odeur de Damien. Les jumeaux dormaient contre sa poitrine, leurs petites respirations synchronisées avec les battements irréguliers de son cœur. Kael et Sélène. Deux petits miracles nés au milieu du chaos, deux preuves vivantes que la lune ne les avait pas abandonnés. Pourtant, chaque inspiration lui rappelait le vide laissé par sa sœur.Damien conduisait lui-même, les mains crispées sur le volant, ses articulations blanchies par la tension. Il jetait des regards constants dans le rétroviseur, comme s’il craignait que Guylaine disparaisse à nouveau. Marcus était assis à côté de lui, silencieux, son visage marqué par
Le monde autour de Guylaine n’était plus qu’un tourbillon de douleur et de hurlements. Elle avait crié le nom de Damien une dernière fois avant que l’obscurité ne l’engloutisse, mais maintenant la lumière revenait, brutale, rougeoyante comme la lune au-dessus de la clairière. Son ventre se contractait avec une force qui lui arrachait des gémissements rauques. Le sol froid et humide sous elle était taché de sang, son sang à elle, mêlé à celui des loups tombés pendant la bataille. Elle sentait chaque caillou, chaque brindille qui s’enfonçait dans son dos tandis qu’une nouvelle vague de contractions la traversait.Damien. Où était-il ? Le lien de la mate pulsait dans sa poitrine comme un tambour de guerre, mais il était faible, étouffé par la magie noire que Darius avait invoquée. Elle tourna la tête avec effort. À quelques mètres, le loup géant de Damien, noir comme la nuit la plus profonde, déchiquetait un Rossi d’un coup de mâchoire. Le sang giclait. Darius reculait, riant






Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.
reviews