LOGINArrivé dans le bâtiment, qui n’était autre que la prison, le souvenir de sa dernière visite lui revint en mémoire. Un sourire narquois s’esquissa sur ses lèvres, mais il l’effaça rapidement.
Il s’approcha de la cellule où une jeune femme était assise, la tête basse.— Qui es-tu ? demanda le roi d’une voix ferme.— Vous ne me reconnaissez même pas ? répondit-elle, un sourire de colère aux lèvres.Après tout ce que nous avons partagé, toi et moi…Le soleil s’élevait à l’horizon, illuminant le ciel d’un bleu pur, comme si la nature elle-même célébrait cette union sacrée. Tout le royaume était en effervescence. De nombreuses personnalités venues de la République Centrafricaine et d’ailleurs étaient présentes pour assister au mariage le plus attendu et médiatisé de l’année.Dans la grande cathédrale, décorée avec goût et majesté, résonnait une douce et mélodieuse symphonie chantée par des choristes vêtus de superbes tenues conçues spécialement pour l’événement. Le prêtre, vêtu de ses ornements sacerdotaux, se tenait devant l’autel, prêt à sceller l’union entre Aurora Klein et Sa Majesté Abdoul Aziz Toussaint III.Debout, côte à côte, les futurs époux échangeaient leurs vœux, leurs regards remplis d’émotion.— Aurora, mon amour, déclara Abdoul d’une voix vibrante, Je te promets fidélité, amour, bonheur et paix. Je jure sur mon honneur qu’à mes côtés, tu ne connaîtras que joie et sécur
Arrivé dans le bâtiment, qui n’était autre que la prison, le souvenir de sa dernière visite lui revint en mémoire. Un sourire narquois s’esquissa sur ses lèvres, mais il l’effaça rapidement. Il s’approcha de la cellule où une jeune femme était assise, la tête basse. — Qui es-tu ? demanda le roi d’une voix ferme. — Vous ne me reconnaissez même pas ? répondit-elle, un sourire de colère aux lèvres. Après tout ce que nous avons partagé, toi et moi… — De quoi parlez-vous, jeune femme ? Et pourquoi vouloir faire du mal à mon épouse ? — Tu n’es qu’un salaud, Abdoul, cracha-t-elle en envoyant sa salive au sol. — Sois plus claire ! hurla-t-il, furieux. — Je suis Betty, l’une de tes esclaves sexuelles que tu as jetée après que cette idiote d’Aurora ait mis les pieds au palais, sans te soucier de mes sentiments. Abdoul esquissa un sourire amer, puis ordonna d’ouvrir la porte de sa cellule.
— Ce n’est pas possible… dit le roi, inquiet pour le sort de sa tendre épouse et de leur enfant encore à naître. Soudain, Abdoul hurla puissamment, comme si la terre allait s’ouvrir sous leurs pieds : — Gardes ! Tous accoururent en un instant. — Oui, votre majesté ! répondirent-ils à l’unisson. — Je veux qu’une troupe bien armée se rende immédiatement à la parcelle familiale de ma femme, ordonna-t-il avec fermeté. Sans perdre une seconde, les gardes royaux, fusils en main, partirent en trombe vers la maison d’Aurora. Une heure plus tard, ils arrivèrent, mais ne trouvèrent que sa mère, qui balayait la cour en chantonnant. — Salutations, femme. Où se trouve Sa Majesté la reine Aurora Klein ? demanda un garde. — Ma fille ? s’étonna Ogechi. Elle est sortie il y a moins de trente minutes, accompagnée de son cortège. Les gardes échangèrent un regard inquiet, puis remontèrent dans leurs véhi
Tôt le matin, comme à son habitude ces derniers temps, elle passa près d’une heure à vomir. Puis elle prit son bain et s’habilla. Abdoul se réveilla presque en même temps qu’elle. Après avoir pris leur petit déjeuner ensemble, ils discutèrent des préparatifs de leur mariage. Il l’accompagna jusqu’à son cortège qui devait la conduire chez sa mère. Avant de monter dans la voiture, elle se rapprocha de lui et lui vola un long et doux baiser. — Prends soin de toi, mon cœur, reviens-moi vite, ma reine d’amour. — Ne t’inquiète pas, mon bébé, ce n’est que pour une journée, répondit-elle en lui souriant avec tendresse. — Oui, je sais, mais tu me manques déjà, dit-il en l’embrassant une seconde fois. Cette fois, il insista, cherchant à la retenir, mais elle se dégagea doucement de son étreinte et monta dans le cortège, direction chez elle. Le trajet se passa sans encombre jusqu’à son arrivée où elle trouva sa mère
Le matinAurora se réveilla blottie dans les bras de son roi, une violente envie de vomir lui nouant l’estomac. Elle se leva précipitamment et courut aux toilettes, où elle se mit à rejeter tout ce qu’elle avait mangé la veille. L’épisode dura près d’une heure, voire deux. À chaque fois qu’elle tentait de se relever, les nausées revenaient en force, l’obligeant à se pencher à nouveau. Abdoul se réveilla en sursaut. En ne la trouvant pas à ses côtés, l’inquiétude l’envahit aussitôt. Il se leva et suivit les bruits venant des sanitaires. — Mon amour, tu es là ? demanda-t-il avec douceur. — Oui, bébé, répondit-elle d’une voix faible, déjà sous la douche. Elle décida de prendre un bain prolongé pour se soulager. Une fois sortie, simplement enveloppée d’une serviette autour de la poitrine, elle croisa son regard. — Tu es magnifique, souffla-t-il en l’admirant. — Merci, mon cœur, dit-elle en souriant fai
Appartement 10*Après que la réunion avec ses conseillers se soit déroulée comme il l’avait espéré, Abdoul se décida à retourner auprès de celle qu’il considérait déjà comme sa femme, la future mère de son héritier. Au fond de lui, il en était persuadé : ce serait un garçon. Il connaissait bien la force de ses gênes… et de ses talents d’amant.En entrant dans la chambre, il la trouva déjà de retour, assistée par son fidèle eunuque Dani. Lorsqu’Aurora leva les yeux vers la porte et vit le roi, des larmes jaillirent sans qu’elle ne puisse les retenir. Elle-même ne comprenait pas pourquoi elle pleurait aussi facilement… Mais bon, se dit-elle intérieurement : *Ah, les hormones !*Abdoul s’approcha rapidement d’elle, l’air inquiet, et ordonna à tous de quitter la pièce.— Qu’est-ce qu’il t’arrive, mon amour ? demanda-t-il avec tendresse.— Tu te rends compte qu’on va devenir parents ? dit-elle, en larmes.— Oui, mon trésor… et tu ne p
Le maître de cérémonie porta son regard vers le roi, et il lui demanda :— Mon roi, comment trouvez-vous nos charmantes candidates ? demanda le conseiller royal avec malice.Et lui, Paré de ses habits d’apparat, le roi, depuis son trône, laissa échapper intérieurement : Quelle b
Appartement 10— Je me demande bien pourquoi le roi a mentionné cette autre fille… Serait-il intéressé par elle ? murmura Aurora, l’air soucieux. — Ne vous chagrinez pas, My Lady, répondit Dani avec douceur. Je suis convaincu que vous êtes la seule à avoir véritablement fait b
— Je n’arrive pas à croire qu’elle ressentait la même chose que moi, murmura le roi, le cœur en fête, alors qu’il reprenait lentement le chemin de ses appartements. Appartement 10 — dieux de nos ancêtres… qu’est-ce qui vient de se passer ? se demanda Aurora en posant
Dans la pièce secrète— Nous devons sortir d’ici… murmura Aurora. — Pourquoi, ma fleur ? Tu as peur ? — De moi-même… de ce que je pourrais faire si je reste. — Montre-moi, osa-t-il doucement. — Ne me tentez pas… — Je te désire, Auror







