Home / Romance / L'ESCLAVE / chapon 02

Share

chapon 02

last update Last Updated: 2025-08-26 03:57:15

« Je te tuerai », gronda-t-il en resserrant sa prise sur le cou d’Aurora, l’étouffant davantage.

— Majesté, vous allez la tuer ! s’écria un garde, inquiet.

À contrecœur, le roi relâcha son emprise, s’attendant à voir la jeune femme tousser, trembler ou supplier. Mais rien. Aucun signe de peur. Juste ce regard droit, fier, perçant.

— On dirait que notre roi manque de courage pour aller jusqu’au bout, lança Aurora d’une voix ferme.

Le silence tomba dans la salle. Tous retenaient leur souffle. La voix d’Abdoul retentit alors, glaciale :

— Tu te tais ! hurla-t-il si violemment que toute la salle en frémit.

Mais Aurora, elle, resta de marbre.

Le roi était stupéfait. Comment une simple villageoise pouvait-elle lui tenir tête ? Tout le monde le craignait. Il était respecté, redouté. Pourtant, elle... elle le défiait ouvertement. Était-elle vraiment la fille de ce lâche d’Ikem ? Cet ivrogne notoire, incapable, sans honneur ?

« Elle n’est pas comme les autres... », pensa-t-il, troublé malgré lui. Belle, assurée, mystérieuse. Une force se dégageait d’elle.

Un garde s’approcha timidement :

— Mademoiselle, ça va ?

Elle l’ignora, ses yeux toujours rivés sur le roi.

— Toi, hurla Abdoul en pointant un soldat, enfermez-la dans une cellule. Qu’elle passe une semaine sans nourriture ! Nous verrons si son arrogance survivra à la faim.

Aurora éclata d’un rire bref, méprisant. Avant d’être traînée, elle cracha à ses pieds. Le roi la suivit du regard, fasciné et furieux.

« Qui est-elle vraiment ? » se demanda-t-il en silence.

Puis il reprit, comme si de rien n’était, la sélection des prochaines esclaves.

Certaines des femmes sélectionnées deviendraient mes esclaves personnelles, d’autres se contenteraient d’embellir le palais. J’en choisis six, toutes aussi gracieuses que séduisantes, tant par leur beauté que par leur prestance.

Dans leurs regards, je lus une excitation mêlée d’admiration. Être esclave personnelle du roi signifiait un privilège : celui d’être choisie dans l’intimité, ce qui garantissait à leurs familles quelques avantages et faveurs. Je ne suis pas un monstre — même si j’ai le pouvoir de prendre ce que je veux — j’accorde toujours quelque chose en retour.

*— Cellule —*

— Faites-la entrer, ordonna le garde en la bousculant.

— Faites attention à ce que vous faites, répondit Aurora d’une voix douce, mais lourde de menace.

— Pour qui te prends-tu, idiote, pour me parler ainsi ?! cracha le garde en s’approchant avec agressivité.

À peine avait-il levé la main qu’il se retrouva violemment projeté contre le mur, sonné. Il cracha du sang, choqué.

— Tu vas regretter ça, sale garce ! rugit-il. Où as-tu appris à te battre ?! Quel genre de femme es-tu ?!

— Je suis Aurora Klein. Et sache une chose : je ne suis pas ici pour jouer, dit-elle d’un ton glacial, son regard brûlant d’une étrange intensité.

« Sachez que je ne suis pas ici pour m’amuser », lança Aurora avec rage avant d’entrer dans sa cellule. Elle alla s’asseoir calmement au centre, les jambes croisées, le regard fixe et froid.

Le garde la regardait, stupéfait, incapable de détacher ses yeux de cette jeune femme.

*Elle est étrange, trop calme, trop sûre d’elle…* pensa-t-il. *Si je ne la voyais pas de mes propres yeux, j’aurais cru qu’il s’agissait d’un homme déguisé.*

Il se redressa lentement en s’appuyant contre le mur, ferma la cellule, et repartit vers le campement des gardes royaux.

---

*Camp des gardes royaux*

— Qu’est-ce qui t’est arrivé, Benoît ? demanda l’un des gardes en voyant son ami revenir courbé et ensanglanté.

— C’est la petite négresse...

— Laquelle ? fit-il, intrigué.

— Celle que le roi a envoyée en cellule.

— Attends... Tu veux dire que c’est cette jeune fille qui t’a mis dans cet état ?! s’exclama-t-il, ébahi.

— Oui, c’est bien elle, frère. Elle est coriace. Je te jure, je n’ai jamais vu une femme comme ça.

— Waouh... Moi, j’aime ce genre de femme, dit l’autre en se léchant la lèvre inférieure.

— T’approche pas d’elle, sinon tu vas vite regretter ton existence, grogna Benoît en s’affalant sur un banc, une main sur le ventre.

— Prends ton temps, hein, mais t’as pris cher, hein ! se moqua-t-il.

— Moque-toi bien, imbécile !

---

*Appartement royal*

Dans une pièce luxueuse, richement décorée, se tenait un homme imposant, torse nu, les muscles saillants, le dos orné de tatouages mystérieux. Il se laissait déshabiller par ses servantes, toutes suspendues à ses moindres gestes, les yeux brillants de désir.

— Arrêtez de me fixer comme si j’étais une sucrerie au milieu d’un essaim de mouches, grogna-t-il d’une voix grave, rauque et autoritaire.

— Veuillez nous excuser, Majesté, répondirent les six esclaves d’une même voix, baissant immédiatement les yeux.

*Hum,* répondit-il simplement, tandis que ses servantes le déshabillaient soigneusement, leurs regards empreints d’un mélange de respect et de désir.

Lorsqu’il fut complètement nu, il se dirigea vers sa salle de bain, une pièce majestueuse ornée de marbre et d’or, où l’attendait son immense baignoire. Il leur fit signe de le rejoindre. Sans hésiter, elles se dévêtirent et entrèrent dans l’eau à ses côtés.

Elles le lavèrent avec soin — certaines s’occupant de son dos, d’autres de son torse. Leurs gestes, d’abord mécaniques, devinrent plus audacieux, plus sensuels. Il sentit leur empressement, leur envie d’attirer son attention, de devenir plus que de simples servantes.

Cédant à cette tension palpable, il en prit une contre lui, puis une autre, se laissant aller à ses instincts royaux. Ce moment partagé fut intense, rempli de domination et de soumission, comme il les aimait.

Une fois apaisé, il leur ordonna de le nettoyer avec une dévotion toute particulière. Elles se mirent à l'essuyer avec leur langue, certaines prennent goût à le faire, d'autre pas vraiment mais qu'importe leur état d'âme , elles étaient des esclaves et n'avaient aucun droit de révoquer ce que le roi ordonné au risque de soit être décapité ou pire finir en prison comme l'est "Aurora".

Lorsqu’il sortit enfin de l’eau, tout sec et propre. Ses serviteurs l’attendaient pour l’habiller de sa tenue de nuit royale. Un magnifique pantalon de soi bleu qui épousait à la perfection son magnifique corps de dieux grecs, Raffermissant ses muscles fessiers.

Leurs tâches accomplies. Elles commencèrent à quitter une à une l'immense chambre du roi, lui laissant savouerer la délicatesse douceur de ses draps sur sa peau fraîchement nettoyer et parfumée. Mais alors qu’il cherchait la meilleure position dans son lit, prêt à sombrer dans le sommeil, une pensée persistante l’assaillit.

*Aurora.*

Il fronça les sourcils.

— Pourquoi est-ce que je pense encore à cette fille ?! Se questionna t'il sans trouvé des réponses.

Il tenta de chasser son image, en D'ailleurs à forcer de le réprimé elle revenait en force dans sa mémoire, créant et formulant toute forme de scénario anodin avec elle.

Il s'imagina être avec elle dans cette immense chambre, nu sur ses draps entrain de la faire sauvage l'amour.

Elle hurlait et griffait son dos, en gémissant au cru de son cou, son nom, comme une prière délicieuse et sacrée :

__ Anh!...Oui!...Mon roi!...oui! ...Je ne suis qu'à toi...Anh!..Rien qu'à toi ...Oh! Oui...Abdoul...Anh!

Ces pensées salaces d'elle, s’accrochait à son esprit comme une ombre indélébile empêchant de trouver le sommeil.

Il s'écria d'une voix Forte qui fut peur à ses gardes postés de par et d'autre devant sa chambre :

__ *Sors de ma tête, idiote !* hurla-t-il dans la nuit en se tenant la tête.

À Suivre

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • L'ESCLAVE    Chapitre 36

    Juste après, Tatia se leva calmement, un sourire mystérieux aux lèvres. Elle entra dans sa chambre et revint quelques instants plus tard avec une petite boîte en bois sculptée.— Qu’est-ce que c’est, maman ? demanda Berline en fronçant les sourcils.Tatia ouvrit lentement la boîte, révélant une fine poudre blanche.— Tiens. dit-elle en tendant un petit sachet. — C’est une drogue très puissante. Un aphrodisiaque. Chez les hommes, ça agit comme un feu qui embrase tout leur être. Tu en glisseras dans son repas ou sa boisson, mais attention...Elle pointa un doigt menaçant. — Assure-toi que vous soyez seuls. Sinon, c’est une autre qui profitera de ses effets… et tu n’auras que tes yeux pour pleurer.— D’accord maman, merci infiniment. Je ne vais pas rater cette fois.Elles discutèrent encore un moment de la stratégie à adopter, puis Berline offrit quelques présents à sa mère — bijoux, tissus de luxe, parfum rare. Une

  • L'ESCLAVE    Chapitre 35

    Appartement 7 – Aube du désespoir Berline était assise devant son miroir, un peignoir de soie entrouvert sur son épaule. Son regard, vide, trahissait l’orage qui grondait en elle. Son eunuque, tremblant, lui appliquait un maquillage sobre mais élégant, comme elle l’avait demandé. Elle se leva sans un mot, réajusta sa tenue, et sortit avec une grâce froide. Sa destination était claire : les appartements du roi. — Je veux voir Sa Majesté, dit-elle sèchement aux deux gardes postés devant la porte royale. — Le roi n’a pas passé la nuit ici, miss Berline. Elle fronça les sourcils. Son cœur s’accéléra, mais elle garda son calme. — Alors… où est-il ? — Avec Miss Aurora. Un frisson de rage glacée la traversa. Mais elle se contenta de sourire froidement. — Je vois… Sans un mot de plus, elle pivota sur ses talons et se dirigea, telle une reine b

  • L'ESCLAVE    Chapitre 34

    Quelque heures plus tard, elle s'endormit paisiblement, un sourire énigmatique accroché aux lèves, comme ci ces rêves lui murmurent une victoire...Le matinLes premiers rayons du soleil percent lentement l’horizon, teintant les rideaux d’un doux orangé. Il était cinq heures du matin. Le silence sacré de l’aube enveloppait l’Appartement Royal.Dans le lit aux draps froissés, le roi Abdoul, encore allongé, savourait la chaleur du corps de celle qu’il tenait tendrement contre lui. Aurora, collée à son torse nu, dormait paisiblement, les traits détendus, les cils encore lourds de sommeil.Un sourire charmeur se dessina sur le visage du roi. Lentement, il parsema son dos nu de baisers mouillés, tendres, langoureux, jusqu’à la réveiller en douceur.— Bonjour, toi… murmura-t-il avec une voix suave.Mais au lieu d’un sourire ou d’un baiser, Aurora attrapa le drap, le plaqua contre sa poitrine et se leva brusquement du lit, direction la

  • L'ESCLAVE    Chapitre 33

    Appartement 7 — As-tu exécuté tout ce que je t'avais ordonné ? demanda Berline d’un ton tranchant, sans même lever les yeux de son miroir. — Effectivement, Miss Berline. Elle était là... et elle a tout entendu, répondit Oscar, son eunuque, la voix presque tremblante. — Parfait, murmura-t-elle avec un sourire carnassier. C’est dans cette confusion que je vais frapper. Et le roi tombera dans mes filets, comme tous les autres. Elle lâcha un petit rire, froid, presque mécanique. Oscar la regardait avec un mélange d’admiration et de terreur. Devait-il vraiment lui dire ce qu’il avait vu ? Son cœur hésitait. — Miss Berline… — Oui, Oscar ? Encore une bonne nouvelle, j’espère ? — Tout dépend de comment… vous allez la prendre, répondit-il en reculant d’un pas prudent. — Ne m’énerve pas, Oscar ! Parle ! gronda-t-elle, les sourcils déjà froncés. — Sur le chemin

  • L'ESCLAVE    Chapitre 32

    Il s’approcha encore, leurs souffles se mêlèrent. Il la toucha avec une délicatesse inattendue, comme s’il redoutait de la briser. Son regard disait tout ce que ses mots ne pouvaient pas. Le silence s’imposa, chargé de tension, de désir retenu, de blessures non guéries. Ils étaient là, deux âmes écorchées, prises dans une tempête d’amour, de doute et de passion. Puis elle se rapprocha à son tour, posa sa main contre sa joue et murmura : — J’ai peur… Mais je suis là. Montre-moi que je ne me trompe pas sur toi. À un moment, Abdoul scella leurs lèvres dans un baiser long, profond, chargé de passion. Ce baiser parlait pour eux, traduisant le feu qui les consumait intérieurement. Puis, ensemble, ils quittèrent la baignoire, leurs corps encore frémissants de désir, et il la porta jusqu’au lit avec une douceur empreinte de tendresse. Il la déposa délicatement sur les draps avant de s’installer tout contre elle, entr

  • L'ESCLAVE    Chapitre 31

    — Aurora, parle-moi… Si c’est à cause de ce que Berline a raconté aujourd’hui, sache que c’est un mensonge, tenta le roi d’un ton suppliant. Aurora éclata d’un rire nerveux, presque hystérique, tout en claquant ses mains, comme pour évacuer la douleur. — Vous êtes vraiment un excellent comédien, lâcha-t-elle avec mépris. Vous venez ici, la bouche pleine de serments d’amour, de fidélité… et derrière mon dos, vous distribuez les mêmes promesses à une autre ! Elle hurla, la voix brisée : — Menteur ! Escroc ! Traître ! — Mon amour… qu’est-ce que tu racontes ? tenta-t-il en s’approchant. Mais elle recula, jusqu’à se retrouver coincée entre lui et le mur. Le roi, imposant, la bloqua de ses bras, son regard brûlant d’intensité. — Parle-moi doucement maintenant… explique-moi ce que tu as vu ou entendu, dit-il, sa voix grave vibrante d’émotion, alors que ses lèvres commençaient à effleure

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status