Masuk— Merci, chuchote Sasha, la voix étranglée par l’émotion.Elle rend le téléphone à Miguel, ses mains encore tremblantes tandis que les larmes continuent de couler silencieusement sur son visage, chaque goutte portant le poids des mots tus, des sentiments contenus.La sensation de vulnérabilité l’envahit, mais il y a aussi un étrange soulagement, comme si une part d’elle avait enfin trouvé un peu de paix, même si momentanée.La conversation avec son père fut brève, durant un peu plus de deux minutes avant que l’appel ne soit brusquement coupé alors qu’il parlait encore. Mais, malgré la brièveté, cela avait suffi. Elle avait pu entendre qu’il n’était plus battu et qu’on lui donnait à manger. Cela apporta à Sasha un soulagement qu’elle ne savait pas qu’elle avait si urgemment besoin.Miguel avait exaucé sa demande ; il avait vraiment fait ce qu’elle avait demandé. Les émotions qui l’ont traversée alors qu’elle écoutait le récit de son père sur la façon dont il était traité firent bondir
Sasha regarde la pile de vêtements entassés devant la buanderie ; elle fronce les sourcils, une expression de surprise et d'indignation se dessinant sur son visage.— Comment ces vêtements ont-ils pu se retrouver là ? Et à qui sont-ils ? — demande-t-elle, la voix chargée de frustration. Qui que ce soit qui ait laissé ces fringues n'aurait-il pas pu au moins avoir la décence de les déposer à l'intérieur pour qu'elle les lave ?Miguel renifle l'air au-dessus de la pile, son visage devenant impassible lorsque l'odeur familière atteint son odorat.— Lovetta — répond-il, le nom sortant de ses lèvres comme une confirmation inévitable.Quand il est passé devant les chambres, celle de Lovetta était fermée à clé, donc il n'a pas récupéré les vêtements ; il les prendrait au prochain lavage ; il n'aurait jamais pensé que la concernée elle‑même viendrait apporter le linge...Sasha cligne des yeux, et la compréhension s'installe vite dans son esprit.Elle nous a vus !La pensée devrait être embarr
Miguel détourne le regard, ne voulant pas laisser transparaître sa propre frustration face à ce qui arrive aux veuves et à leurs petits. Un acte barbare du point de vue de sa raison, mais il ne peut pas contrôler les instincts des autres lycans, et chaque meute a ses propres règles.— Ils n'ont pas de louveteau alpha pour remplacer le père ; en fait, c'est la première portée de Velut Luna de cette meute, et sans un successeur déjà né et adulte, la situation devient encore plus compliquée — explique Miguel, les yeux fixés au plafond, la voix basse comme s'il confessait quelque chose de douloureux, Sasha le remarque, une nouvelle couche s'ouvrant sur le lycan à ses côtés. — Je dois organiser les disputes entre les bêtas de cette meute, et celui qui sera le plus fort passera par le rituel et deviendra le nouvel alpha.Miguel soupire ; depuis qu'il a pris la place de nouveau Genuíno Alfa il y a cinquante ans, il n'a jamais eu à superviser la transformation d'un bêta en alpha. Mais il en a
Miguel couche délicatement Sasha sur les vêtements emmêlés, en une sorte de nid improvisé sur le sol. Elle a les jambes molles et tremblantes, son corps entièrement soutenu par le mâle qui a joui si fort en elle quelques secondes plus tôt que le sperme coule encore le long des cuisses de Sasha.Il s'écarte légèrement, restant à genoux, les yeux obscurcis par la luxure tandis qu'il observe la femelle devant lui. Il y a dans le regard de Miguel une quasi révérence, comme s'il prenait un moment pour apprécier la vision qui se présente à lui.— Belle, murmure-t-il, la voix rauque, chargée de désir ; son membre redevient douloureusement dur à la vue.Il l'observe attentivement, chaque détail gravé dans sa mémoire. Les lèvres de Sasha sont gonflées, encore humides des baisers qu'ils ont partagés, et elles tremblent légèrement, comme si elle ressentait encore le fantôme de ses caresses. Les marques rouges qui parsèment son cou et sa poitrine — les suçons et les morsures qu'il a laissés — con
Le silence de la buanderie est brisé par le bruit doux du tissu glissant sur la peau. Miguel ne perd pas de temps, bougeant avec empressement ; ses mains agiles retirent déjà le manteau de Sasha par les épaules, laissant le tissu glisser le long de ses bras et tomber silencieusement sur le sol, sans cérémonie.Ses mains sont précises et impatientes, et aussitôt le t‑shirt est tiré par‑dessus sa tête, ses doigts effleurant la peau nue tandis que le vêtement rejoint le manteau sur le sol. Les yeux de Miguel sont sombres, envahis d’un désir qu’il ne cherche pas à dissimuler.Sasha, le corps en feu et le désir palpitant, rend le geste avec la même urgence. Ses mains tremblent d’impatience et montent vers sa poitrine, ses doigts déboutonnent sa chemise à la hâte, tandis que leurs lèvres se séparent à peine.Le vêtement est enlevé et jeté de côté, révélant les muscles puissants de Miguel. Ses doigts parcourent les lignes de son abdomen, explorant chaque contour comme s’il devait graver chac
Sasha finit de déposer le dernier vêtement lavé dans le sèche‑linge. Le bruit doux des machines emplit la buanderie tandis qu’elle ajuste les habits avec des gestes méticuleux. La fatigue pèse sur ses épaules, mais le travail physique l’aide toujours à garder l’esprit occupé, à éloigner les pensées qu’elle préfèrerait ne pas affronter, loin des regards intrusifs.Quand elle tend les bras pour attraper le prochain panier de vêtements mouillés, un contact ferme et soudain la surprend. Des mains puissantes serrent sa taille avec une urgence silencieuse, et avant qu’elle ne puisse réagir ou entendre quoi que ce soit, son corps pivote ; la frayeur la fait retenir son souffle, et ses yeux, grands d’un choc, rencontrent la large poitrine du Genuíno Alfa.Son cri meurt dans sa gorge. Miguel plaque son corps contre le sien, ses mains serrent la taille de Sasha avec force ; sa poitrine se soulève et s’abaisse au rythme de respirations profondes, et elle remarque les muscles de ses bras se tendr







