Início / Romance / L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE / CHAPITRE 13 — LA RÉVÉLATION CASTELLANE

Compartilhar

CHAPITRE 13 — LA RÉVÉLATION CASTELLANE

Autor: Dledition
last update Data de publicação: 2026-09-08 17:19:45

Amélie

Elle ne se trouble pas. Je lui jette cette phrase au visage comme une pierre, et elle la reçoit comme on reçoit la pluie, avec la tranquillité de quelqu'un qui a prévu l'orage depuis longtemps. Pas un tressaillement, pas un recul. Juste ce regard clair qui me fixe avec une patience infinie, comme si elle avait attendu ce moment toute sa vie et qu'aucune de mes paroles ne pourrait le gâcher.

— Je sais, dit-elle simplement. Et pendant quelques jours encore, vous le penserez. Ensuite, vous
Continue a ler este livro gratuitamente
Escaneie o código para baixar o App
Capítulo bloqueado

Último capítulo

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 126— LA RAGE DE SABRINA

    — Ève La prison est un bâtiment gris, massif, sans âme. Des murs de béton, des barbelés, des miradors. Une forteresse au milieu de nulle part, entourée de champs et de bois, loin de tout, loin de la vie. C'est là que Sabrina est détenue. C'est là qu'elle purge sa peine. C'est là qu'elle attend. Je ne suis pas allée la voir. Je ne veux pas la voir. Je ne veux pas être dans la même pièce qu'elle, respirer le même air, croiser son regard. Je ne veux pas lui donner cette satisfaction. Mais je pense à elle. Tout le temps. Chaque nuit, quand je ferme les yeux, je la vois. Je vois son sourire. J'entends sa voix. Je sens sa haine. Le réseau m'envoie des rapports. Des rapports quotidiens. Ce qu'elle fait. Ce qu'elle dit. À qui elle parle. Rien. Elle ne fait rien. Elle ne dit rien. Elle ne parle à personne. Elle est seule, dans sa cellule, et elle attend. Ce soir-là, je suis dans le bureau de Gabriel. Il est à l'hôpital, e

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 125 — LE BILAN

    — ÈveL'hôpital est blanc. Blanc et froid et silencieux. Les néons bourdonnent au plafond, les civières roulent sur le linoléum, les blouses des infirmières claquent comme des drapeaux. Je suis assise dans un couloir, sur une chaise en plastique, et je regarde la porte de la chambre de Gabriel. Elle est fermée. Elle est blanche, elle aussi. Tout est blanc. Tout est froid.On m'a donné des vêtements de rechange. Un pantalon de jogging gris, un t-shirt trop grand, une paire de chaussons en papier. J'ai pris une douche. J'ai regardé l'eau qui coulait, qui devenait rose, puis rouge, puis transparente. J'ai regardé le sang qui partait, qui disparaissait dans la bonde, et je me suis dit que c'était le sang des autres. Le mien, je ne le sentais plus.Gabriel est dans la chambre. On l'a opéré. La balle a traversé le bras sans toucher l'os, sans sectionner de nerf. Il a eu de la chance. Beaucoup de chance. Il va s'en remettre. Il aura une cicatrice, une belle

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 125— LA DERNIÈRE BALLE 2

    Je hoche la tête. Je n'ai pas de mots. Je n'ai pas de voix. Je regarde Gabriel, je regarde Léo, et je m'assois par terre, à côté d'eux, et je prends la main de Gabriel, et je prends la main de Léo, et je reste là, immobile, à attendre.Les ambulances arrivent cinq minutes plus tard. Les sirènes hurlent, les portières claquent, les brancardiers courent. Ils se précipitent vers Gabriel. Ils regardent son bras, ils hochent la tête, ils le soulèvent, ils le posent sur un brancard. Léo ne veut pas le lâcher. Il s'accroche à sa veste, il pleure, il crie.— Je reste avec lui ! Je reste avec lui !— Léo. Ma voix est calme. Elle est douce. Elle est la voix que je prends quand je dois le rassurer. Tu vas avec ton père. Tu restes avec lui. Je vous rejoins. D'accord ?Il me regarde. Ses yeux sont pleins de larmes, mais il me croit. Il me croit toujours. Il hoche la tête. Il monte dans l'ambulance avec Gabriel. Les portières claquent. L'ambulance dém

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 124 — LA DERNIÈRE BALLE

    — ÈveLe Balafré lève son arme et je vois le canon qui cherche ma poitrine et je vois son doigt qui se crispe sur la détente et le temps se dilate, se déchire, se suspend, et je ne pense à rien, je ne réfléchis pas, mon corps agit avant ma tête, mon corps se souvient de tout ce que j'ai appris sans jamais vouloir l'apprendre, à Vancouver, dans les salles de gym, dans les cours de self-défense que mon père m'avait forcée à suivre, dans les nuits où je ne dormais pas et où je frappais un sac de sable jusqu'à ce que mes poings saignent.Je me jette de côté. La balle passe si près que je sens son souffle sur ma joue, une brûlure froide, un sifflement qui m'emplit l'oreille. Le sol est là, dur, couvert de gravier et de terre gelée, et je roule, je roule, et je me relève en un seul mouvement, mes jambes qui se déplient, mon corps qui se redresse, et je suis déjà en mouvement, je suis déjà sur lui.Il ne s'attend pas à ça. Il me voit arriver et ses yeux s'éc

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 123 — L'ÉTAU

    — ÈveLa voiture file sur l'autoroute. Morin conduit vite, trop vite, mais personne ne lui dit de ralentir. Gabriel est à côté de lui, il parle dans son téléphone, il donne des ordres, il coordonne je ne sais quoi. Moi, je suis à l'arrière, avec Léo. Il est couvert de poussière et de larmes séchées. Il a une petite coupure au front, une égratignure sur la joue. Rien de grave. Rien de mortel. Mais il tremble encore.Je le serre contre moi. Je caresse ses cheveux. Je regarde par la fenêtre. La nuit défile, noire, sans lune. Les phares creusent un tunnel dans l'obscurité. Derrière nous, il n'y a rien. Pas de voitures, pas de lumières. Le calme après la tempête. Mais je ne me fie pas au calme. Le calme, c'est souvent le pire.— Où est Bertrand ? demande Léo. Sa voix est faible, cassée. Où est le monsieur qui a crié ?Je regarde Gabriel. Il ne se retourne pas. Il ne dit rien.— Il a été très courageux, dis-je. Il nous a aidés. Il a…Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas si Bertrand est

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 122— RETROUVAILLES

    — ÈveLe projecteur me brûle les yeux. Je lève la main, je m'abrite, mais la lumière est partout, elle me traverse, elle me fouille, elle m'aveugle. Je serre mon arme. Je serre Léo contre moi. Je sens son corps qui tremble, sa main qui s'accroche à mon manteau, sa respiration qui s'accélère.Gabriel est à côté de moi. Il a posé Léo à terre. Il s'est placé devant lui, il le protège de son corps, il a sorti son arme, il la tient à deux mains, le canon pointé vers l'homme balafré.— Lâchez vos armes, dit le Balafré. Sa voix est calme, presque douce. Vous êtes encerclés. Vous n'avez nulle part où aller.— On a un endroit où aller, dis-je. Mon fils.Le Balafré rit. Un rire court, sec, sans joie.— Votre fils est là. Il est vivant. Pour l'instant. Mais si vous ne lâchez pas vos armes, il ne le sera plus longtemps.Je regarde autour de moi. Dix hommes. Peut-être douze. Des fusils d'assaut, des gilets pare-balles, des visages durs. Ils sont professionnels. Ils savent ce qu'ils font. Je n'ai a

Mais capítulos
Explore e leia bons romances gratuitamente
Acesso gratuito a um vasto número de bons romances no app GoodNovel. Baixe os livros que você gosta e leia em qualquer lugar e a qualquer hora.
Leia livros gratuitamente no app
ESCANEIE O CÓDIGO PARA LER NO APP
DMCA.com Protection Status