LOGINTITRE : Qui se ressemble s'assemble (Sous-titre : L'Alliance des Monstres) Synopsis Victoria Valmont a 6 ans quand sa tante Léa tente de la tuer. L'accident qui s'ensuit coûte la vie à Léa, et ses parents, croyant à un jeu dangereux, la tiennent pour responsable. Pendant 18 ans, ils l'ont forcée à céder tout à Camille, la fille de Léa, pour "expier" sa faute. Mais le jour où Victoria est attaquée par des bandits, elle est sauvée par un homme aussi cruel qu'elle : Alex, un PDG impitoyable. Entre eux, ce n'est pas de l'amour, c'est une guerre. Mais les guerres les plus sanglantes finissent souvent dans les draps. Et lorsque Alex découvre la vérité sur le passé de Victoria, il devient son plus grand protecteur... et son plus grand vengeur.
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Épisode 1
La nuit tombait sur la ville, enveloppant les ruelles sombres d'une obscurité poisseuse qui semblait coller à la peau. Victoria Valmont marchait d'un pas rapide, le claquement de ses talons résonnant sur le bitume mouillé comme un compte à rebours. Elle n'aurait pas dû sortir, pas après la dispute, pas après ces mots qui l'avaient transpercée comme des lames. Mais rester dans cette maison, entendre encore une fois qu'elle était coupable, que sa tante était morte par sa faute, c'était au-dessus de ses forces. Elle avait claqué la porte, et elle le regrettait déjà.
Un bruit de pas derrière elle. Puis un autre. Trop rapides, trop lourds pour être ceux d'un simple passant.
Victoria serra les poings sans ralentir. Elle n'eut pas le temps de se retourner qu'une main la saisit par les cheveux et la tira violemment en arrière, lui arrachant un cri de surprise.
— Regarde ce qu'on a là, ricana une voix masculine. La petite princesse perdue.
Trois hommes masqués l'encerclaient dans une ruelle étroite, coupant toute retraite. Leurs silhouettes se découpaient dans la lumière blafarde d'un réverbère, et Victoria sentit la peur lui serrer la gorge, mais elle ne bougea pas. Elle avait appris à ne jamais montrer sa peur. Elle avait appris à survivre.
— Vous vous trompez de personne, dit-elle d'une voix froide.
— Oh, on ne se trompe pas, répondit un autre en sortant un couteau dont la lame accrocha la lumière. On nous a bien décrits : cheveux noirs, yeux clairs, robe de bourgeoise. C'est toi.
Le premier bandit s'approcha, une lueur malsaine dans le regard, et Victoria comprit qu'ils ne comptaient pas seulement lui voler son sac.
— On va s'amuser un peu avant de te laisser partir.
Elle ne attendit pas qu'il finisse sa phrase. Son poing s'écrasa sur la mâchoire du premier homme, qui tituba en arrière, et elle enchaîna aussitôt avec un coup de pied dans le ventre du deuxième. Le troisième tenta de l'attraper, mais elle se dégagea d'un mouvement brusque, utilisant son élan pour le projeter contre le mur. Elle se battait comme elle respirait : sans pitié, sans hésitation, avec cette rage froide qui couvait en elle depuis dix-huit ans.
Mais ils étaient trois, et elle était seule.
Un coup la toucha à l'épaule, une douleur fulgurante qui lui fit perdre l'équilibre. Elle trébucha sur le bitume froid et tomba lourdement, le souffle coupé. Les bandits se relevèrent, furieux, et l'un d'eux leva son couteau au-dessus d'elle.
— Sale garce !
Victoria ferma les yeux. Elle attendit le coup.
Il ne vint pas.
Un bruit sourd, un cri étranglé, puis le silence. Victoria rouvrit les yeux et vit un homme debout devant elle, grand, large d'épaules, vêtu d'un costume sombre parfaitement coupé qui semblait défier la misère de la ruelle. Il tenait une laisse dans une main, et à l'autre bout, un malinois au pelage noir montrait les crocs en grognant vers les bandits.
L'homme ne dit pas un mot. Il frappa le premier bandit d'un coup sec à la tempe, et l'homme s'effondra comme une masse. Le deuxième tenta de fuir, mais il le rattrapa en deux enjambées et lui brisa le poignet d'un geste précis, presque détaché. Le troisième, tremblant, recula en balbutiant une question que personne n'écouta.
— Qui... qui êtes-vous ?
L'homme s'approcha de lui, calmement, presque avec ennui, comme s'il accomplissait une corvée.
— Quelqu'un qui n'aime pas les lâches.
Il frappa, et le troisième bandit s'écroula à son tour.
Le silence retomba sur la ruelle, seulement troublé par le souffle rauque du chien. Victoria, encore au sol, observa l'homme qui venait de la sauver. Il était beau, d'une beauté froide et presque inquiétante, avec des traits taillés à la serpe et des yeux sombres qui la fixaient sans la moindre émotion.
— T'es forte, dit-il finalement. Mais tu as pitié.
Victoria fronça les sourcils, la surprise perçant sa colère.
— Quoi ?
— Tu as hésité. Tu aurais pu les tuer, tu ne l'as pas fait. C'est un mauvais signe.
Il tendit la main vers elle, comme pour l'aider à se relever, et Victoria la repoussa d'un geste sec.
— Je n'ai pas besoin de votre aide.
Elle se releva seule, ignorant la douleur qui lui mordait l'épaule. L'homme la regarda faire, un sourire à peine perceptible flottant sur ses lèvres.
— Comme tu veux.
Il tourna les talons, siffla son chien et s'éloigna d'un pas tranquille, comme si rien de tout cela n'avait d'importance. Victoria le regarda partir, le cœur battant à tout rompre. Qui était cet homme ? Et pourquoi l'avait-il sauvée ?
Elle n'eut pas le temps de réfléchir. Une rage sourde monta en elle, plus forte que la peur, plus forte que la douleur. Elle n'avait pas demandé à être sauvée. Elle n'avait pas demandé à être faible.
— Hé !
L'homme s'arrêta. Il se retourna lentement, sans hâte.
Victoria s'approcha de lui, les poings serrés, le regard brûlant.
— Tu crois que je suis faible ?
— Je crois que tu as pitié, répéta-t-il calmement. Et la pitié, c'est ce qui te tuera.
Victoria ne réfléchit pas. Elle frappa.
L'homme esquiva, mais elle enchaîna avec un coup de pied qu'il bloqua avant de la repousser. Elle revint à la charge, et ils se battirent dans la ruelle, sous les yeux du chien qui les observait, impassible, comme si ce spectacle lui était familier. Victoria était rapide, agile, portée par une rage qui la rendait imprévisible. L'homme était puissant, méthodique, chaque mouvement calculé. Ils se rendirent coup pour coup, sans retenue, sans pitié, deux prédateurs qui se reconnaissaient enfin.
À un moment, elle trébucha, et il en profita pour l'attraper par le poignet et la plaquer contre le mur. Leurs visages se retrouvèrent à quelques centimètres, leurs souffles mêlés.
Victoria haletait, le cœur battant, mais elle ne baissa pas les yeux.
— Tu es imprévisible, murmura-t-il. J'aime ça.
Puis, sans prévenir, il l'embrassa.
Ce ne fut pas un baiser tendre, ni un baiser volé. Ce fut un baiser de guerre, brutal et passionné, désespéré et sauvage, comme si chacun cherchait à détruire l'autre. Victoria aurait dû le repousser, elle aurait dû le frapper, mais elle répondit à ce baiser avec la même férocité, les doigts crispés sur le tissu de sa veste.
Quand ils se séparèrent, Victoria reprit ses esprits. Elle vit rouge. Elle leva les mains et les serra autour de sa gorge.
L'homme ne se défendit pas. Il la regarda, un sourire mauvais aux lèvres, les yeux brillants d'une lueur dangereuse.
— Tu veux tuer ton sauveur ? demanda-t-il d'une voix rauque.
Victoria serra plus fort, les doigts tremblants de rage.
— Oui. Parce que je suis une mauvaise femme.
L'homme éclata de rire, un rire sombre et presque cruel qui résonna dans la ruelle déserte.
— Parfait. Moi aussi.
Il la repoussa doucement, mais fermement, et Victoria recula, le souffle court, partagée entre la haine et une étrange fascination qu'elle refusait de nommer. L'homme ajusta sa veste, siffla son chien et s'éloigna sans un mot de plus, avalé par l'obscurité de la nuit.
Victoria resta seule dans la ruelle, les lèvres encore brûlantes de ce baiser. Elle ne savait pas qui il était, ni pourquoi il l'avait sauvée, mais une chose était sûre : cet homme était dangereux. Et elle aussi.
Qui se ressemble s'assembleÉpisode 11 Point de vue d'Alex KesslerLa voiture filait vers la villa. Je fixais les lumières de la ville qui défilaient derrière la vitre, mais mon esprit était encore dans cet entrepôt. Les cris de mon oncle résonnaient encore dans ma tête, et je ne ressentais rien. Pas de culpabilité. Pas de remords. Juste une froide satisfaction.Mon téléphone vibra. Je le sortis de ma poche. C'était Victoria.Victoria : Tu comptes rentrer bientôt ? J'ai faim, moi.Je souris malgré moi. Cette femme venait de brûler une maison, de menacer sa famille, et tout ce qui l'inquiétait, c'était son prochain repas. Elle est bien plus folle que moi.— Je ne suis pas cuisinier, moi.Victoria : Je m'en fous. C'est toi qui m'as déposée chez toi de force, donc tu dois prendre soin de moi. Ou je te castre.— C'est bien drôle.Victoria : Je n'étais pas en train de m'amuser. Alors, tu viens ou pas ?Je réfléchis un moment, puis lui répondis.— Bientôt. Qu'est-ce que tu veux manger ?El
Qui se ressemblent, s'assemble Épisode 10 Point de vue d'Alex KesslerLa berline s'arrêta devant un entrepôt abandonné, à la périphérie de la ville. Les murs de brique étaient noircis par le temps, les vitres brisées, et une odeur de rouille et de poussière flottait dans l'air. Je descendis de la voiture, enveloppé dans un long manteau rouge qui tranchait avec la grisaille du lieu. Mes gants de cuir noir étaient déjà en place. Je n'aimais pas me salir les mains.Sam m'attendait à l'entrée, son visage fermé.Sam : Ils sont à l'intérieur, monsieur. Nous l'avons trouvé comme prévu.— Bien. Attends-moi ici.Je poussai la porte métallique qui grinça sur ses gonds. L'intérieur était plongé dans une pénombre à peine troublée par une ampoule nue qui pendait du plafond. L'odeur était plus forte ici. Le sang. La sueur. La peur.Au centre de la pièce, attaché à une chaise, se trouvait mon oncle. Xavier Kessler. Un homme d'affaires respecté, un notable de la ville, un salaud de la pire espèce.
Qui se ressemblent, S'assembleÉpisode 9Nous étions à table, en train de manger. Alex avait préparé un plat simple mais délicieux, et je devais admettre qu'il ne mentait pas quand il disait savoir cuisiner. Je mangeais en silence, savourant chaque bouchée, quand il posa sa fourchette et me regarda.Alex : Tu as laissé ton téléphone dans ma chambre. J'ai décroché plusieurs de tes appels.Je déposai ma fourchette à mon tour, le regard dur.— Qui t'a permis de décrocher mes appels ?Alex : Ça m'empêchait de dormir. Disons que ton père t'a appelée, puis ta mère, et ton fiancé. Il était en rogne, donc prépare des excuses.Je souris. Un sourire froid, sans joie.— Je ne donne pas d'excuses au déchet dont je ne veux plus.Il sourit à son tour, un sourire amusé, presque intrigué.Alex : Donc, en gros, tu ne l'aimes plus ?Je le regardai, les sourcils froncés. Non mais franchement, il était malade, lui. Quand il me regardait, est-ce que j'avais l'air d'avoir un cœur pour aimer ?— Je n'ai pas
Qui se ressemble s'assembleÉpisode 8 Je finissais de parler à Sam quand j'entendis des pas dans l'escalier. Je levai les yeux et je la vis. Victoria descendait les marches lentement, en se frottant les yeux comme une petite fille qui vient de se réveiller. Ses cheveux noirs tombaient en désordre sur ses épaules, et elle portait une chemise de nuit trop grande pour elle, probablement ce que Sam lui a trouvé. Elle était belle. D'une beauté sauvage, indomptée, avec ces épines qui la rendaient encore plus attirante.Elle s'arrêta à ma hauteur, me regarda, puis lança d'une voix neutre :Victoria : On mange quoi ?Je la regardai, interdit. Sam aussi. Il ouvrit la bouche, choqué. Personne, jamais, n'avait osé me demander ça. Personne n'osait même me parler sans y être invité. Et cette fille, cette inconnue que j'avais recueillie par pure curiosité, venait de me demander à manger comme si j'étais son majordome._____ Un bonjour ne t'aurait pas tuée.Elle sourit, un sourire qui ne toucha pas












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