LOGINLucienLucien alla chercher Jonah au bureau d'un de ses vieux amis. Il attendit dans la voiture, ouvrant la portière de l'intérieur quand Jonah apparut.« Je t'aurais retrouvé à la maison », dit Jonah.Lucien inspira profondément. « Il faut qu'on parle. »Jonah ne posa pas de questions. Il se glissa dans la voiture, fermant la portière. « On parlera en route, alors. »Lucien s'éloigna du trottoir, ses doigts serrés fermement autour du volant. Il attendit quelques minutes, jusqu'à ce qu'ils soient bien sur la route, avant de jeter un coup d'œil à Jonah. « Tu m'as dit que Peter détestait Eveline quand ils étaient plus jeunes. Il voulait que leur père épouse sa mère et sentait qu'elle était un obstacle. C'est ça ? »« Oui », répondit Jonah en hochant la tête. « C'est pour ça que je voulais qu'il reste loin d'elle. »« Parce que tu ne pouvais pas lui pardonner ce qu'il avait fait… » Lucien marqua une pause, quittant la route des yeux avec une expression grave sur le visage, « …ou parce qu
LucienLe plan de Lucien d’aller chez Jonah et de fouiller les affaires des parents d’Eveline dans la cave n’avait qu’un seul hic.Powell.Le directeur fit irruption dans son bureau juste au moment où il rassemblait ses affaires, prêt à partir pour la journée. Il était venu travailler comme d’habitude… en maintenant les apparences tandis que Patrick, Ashcroft et Jonah continuaient de creuser sur Peter Callahan.La porte s’ouvrit en claquant et heurta le mur avec un bruit sourd. Lucien se tenait près de son bureau, le dos à la porte, et se retourna brusquement en entendant le son.« Qu’est-ce que— »Powell porta un doigt à ses lèvres, lui faisant signe de se taire. Puis il ferma la porte et la verrouilla. Ce n’est que lorsqu’il fut sûr qu’elle était verrouillée et que personne n’entrerait que ses épaules s’affaissèrent jusqu’à presque toucher le sol.« Tu dois m’aider », chuchota-t-il.Il s’approcha de Lucien et saisit fermement son bras. La sueur coulait sur son visage comme une riviè
EvelineLa maison côtière était plus grande qu'elle ne l'avait imaginé. Et elle était encore plus isolée, parce que le côté de la plage où se trouvait la maison était privé et coupé du reste du public.Eveline arpenta la maison pendant des heures, passant par chaque pièce et chaque recoin, jusqu'à être épuisée et avoir besoin de s'asseoir.L'infirmière, qui était là quand elle était arrivée—et qui travaillait pour Ashcroft—avait l'air inquiète.« Mademoiselle Storm », soupira-t-elle de soulagement quand Eveline se retrouva finalement de retour dans le salon, lui offrant une bouteille d'eau qu'elle avait sous la main. « Vous devriez y aller doucement. Le médecin a mentionné le repos… et le bébé… »« Je sais », marmonna Eveline.Si elle pouvait rester assise tranquille, elle le ferait.Mais son esprit vagabondait sans fin.Lucien l'avait envoyée seule, avec deux hommes que Patrick avait recrutés personnellement, de ses années à traiter avec des clients peu recommandables. Le trajet avai
LucienLe dîner fut rapide.Lucien passa une heure à préparer minutieusement tout pour Eveline, passant le menu en revue comme s’il s’agissait de sa dernière chance. Elle resta dans la cuisine avec lui et il ne cessait de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule……comme si elle allait disparaître s’il la quittait des yeux trop longtemps.Et pendant le dîner, il lui tint la main tout le temps, volant des regards qui s’attardaient longuement. L’accord tacite entre eux mena à l’abandon du repas à mi-chemin.Il l’embrassa près de la table, puis la porta doucement dans ses bras, les menant vers la chambre.La chambre baignait dans la lueur douce et faible de la lampe de chevet, projetant de longues ombres dorées à travers la pièce. Lucien allongea Eveline sur le matelas comme si elle était faite de verre filé, son toucher révérencieux et sans hâte.Pendant un long moment, il plana simplement au-dessus d’elle, les mains plantées de chaque côté de ses épaules, regardant son visage.Les fine
EvelineL'hôpital où Lucien l'emmena ne ressemblait pas à un hôpital.Il ressemblait à un hôtel et était presque vide, avec à peine des patients qui marchaient alentour. Il lui tenait la main, sa prise ferme mais douce, tandis qu'ils franchissaient les portes vitrées. Leurs pas étaient étouffés par le tapis quand ils s'arrêtèrent à la réception, où une femme habillée comme si elle travaillait dans un hôtel leur sourit.Sourit à Eveline.« Mademoiselle Storm ? » dit-elle.Eveline hocha la tête.« Le médecin vous attend. Je vais vous conduire à elle maintenant. »Eveline avait travaillé dans des hôpitaux assez longtemps pour connaître la différence entre une salle d'attente et l'endroit vide qu'ils traversaient, menant au bureau du médecin.« Lucien », chuchota-t-elle, tandis que la réceptionniste les conduisait vers un autre ascenseur. « Qu'est-ce qu'on fait ici ? C'est quoi cet endroit ? Ils l'ont vidé pour nous ? »« J'ai fait appel à une faveur. » Il serra sa main avec un sourire ra
Son téléphone sonna alors qu’il sortait de la clinique. Il le sortit de sa poche après être monté dans sa voiture, un sourire touchant son visage quand il vit que c’était Eveline.« Salut, mon amour. »« Comment ça s’est passé ? »« Bien », répondit-il. « Et toi ? »Il entendait du bruit en arrière-plan — le brouhaha des activités hospitalières. Eveline avait refusé de rester à la maison, parce qu’elle ne voulait pas laisser ses pensées prendre le dessus.Elle voulait aussi être à l’hôpital, pour que Peter ne vienne pas la chercher chez eux. « Je viens te chercher maintenant », lui dit-il. « Il y a un endroit où on doit passer et ensuite… » il expira. « Je pensais qu’on pourrait dîner quelque part de chic. »« Ouuu », rit-elle. Le son réchauffa sa poitrine et la remplit. « Un rendez-vous. On n’en a pas eu depuis une éternité. J’ai l’impression que je devrais rentrer m’habiller ou quelque chose. »« Je trouve que tu es absolument ravissante dans ta blouse », dit-il en s’éloignant de la
EvelineLa clé tourna avec un déclic étouffé, un son couvert par celui qui figea Eveline dans l’entrée. Ce n’était pas la télévision, comme elle l’avait cru.C’était un bruit humide, bas et rythmé, ponctué d’un souffle guttural aigu qu’elle connaissait intimement. Son souffle à lui.Son sac de voya
« Mademoiselle Storm. »Eveline resta figée sur place lorsqu’il entra dans la pièce, un sourire poli aux lèvres. Il s’approcha d’elle en tendant la main.« Enchanté de vous rencontrer. Je suis le Dr Roswood. Je m’occuperai du cas de votre père. »Elle fut incapable de dire un mot. Ses lèvres refusa
Eveline pinça la carte entre ses doigts en se retournant brusquement, la cachant derrière son dos. Son cœur cognait contre sa cage thoracique, et à la façon dont il la regardait, elle était presque certaine qu’il pouvait l’entendre.Les lèvres de Lucien s’étirèrent en un sourire plat qui n’atteigni
Eveline ne savait pas vraiment comment elle était passée du bar à cet appartement luxueux et spacieux, perché dans une tour moderne aux murs de verre donnant sur les lumières de la ville. Mais l’inconnu qui se tenait devant elle la regardait comme s’il voulait la dévorer toute entière.« Quelque ch







