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Penulis: Anatory
last update Tanggal publikasi: 2025-12-28 06:07:37

Le dimanche commença tard.

Je me réveillai à 13 h 17, la bouche pâteuse, la tête lourde d’alcool et de rêves où Ethan me plaquait contre le mur de l’ascenseur encore et encore. Je grognai, je tendis la main vers mon téléphone. Aucun message. Évidemment.

Lola m’avait déjà envoyé quinze vocaux.

« Amélia, debout ! On sort ce soir. Pas de discussion. Tu viens ou je viens te chercher avec un seau d’eau glacée. »

Je répondis d’une voix rauque :

« Ok, ok, je viens. Mais si je vomis sur ta robe, c’est ta faute. »

Elle répondit en hurlant :

« Parfait ! 22 h 30 devant le Rex. Robe courte, talons, maquillage de guerre. On va te faire oublier ton patron tyranniquement sexy. »

Je passai la journée à faire semblant de vivre : je rangeais, je faisais une machine, je tentais un banana bread qui ressemblait plus à une brique. À chaque fois que je passais devant le miroir, je me surprenais à vérifier si j’avais l’air « assez bien » pour qu’il regrette. Ridicule.

À 22 h 28, je fus devant le Rex, robe noire ultra courte, cuissardes, lèvres rouge sang. Lola poussa un cri de hyène en me voyant.

« Bordel, Amélia ! Tu vas tuer quelqu’un ce soir ! »

Chloé arriva en courant, manteau en fausse fourrure rose bonbon.

« J’ai des shots dans mon sac. On commence fort. »

Nous entrâmes. La musique nous avala.

Première tequila sur le comptoir.

Lola : « À toutes les mauvaises décisions qu’on va prendre ce soir ! »

Chloé : « Et à tous les mecs qui ne seront jamais Ethan ! »

Je levai mon verre.

« À ça. »

Nous fonçâmes sur la piste.

Je dansai comme si ma vie en dépendait. Bras en l’air, cheveux qui fouettaient, yeux fermés. Pendant vingt minutes, j’oubliai. Vraiment.

Et puis des mains se posèrent sur mes hanches. Chaudes. Sûres.

Je me retournai. Grand, brun, yeux verts, chemise noire entrouverte. Sourire de connard charmant.

« Salut, toi. Tu danses comme si tu voulais punir quelqu’un. »

Je ris, déjà un peu ivre.

« Peut-être que oui. »

« Je peux être ta cible ? »

« T’as l’air de pouvoir encaisser. »

Il se pencha à mon oreille, sa voix couvrit la musique.

« Je m’appelle Lucas. Et toi ? »

« Amélia. »

« Amélia… ça sonne comme un problème. »

« Le meilleur genre. »

Nous dansâmes. Très près. Très vite.

Il me fit tourner, me rattrapa, me plaqua contre lui.

« T’es célibataire ? » demanda-t-il.

« Oui à 100 %. »

« J’adore moi aussi à 100 %. »

Lola surgit, avec le téléphone d’Amélia à la main.

« Selfie ! Vous êtes trop beaux, là ! »

Flash. Je passai mon bras autour du cou de Lucas, nous sourîmes comme des idiots.

Elle cria : « Story du siècle ! »

Lucas me reprit par la taille.

« Tu me donnes ton numéro ? »

Je haussai les épaules, l’alcool me rendait courageuse.

« Pourquoi pas. »

Il sortit son téléphone.

« Vas-y, dicte. »

Je lui donnai les chiffres en riant.

« Tu vas vraiment m’appeler ? »

« Demain matin, promis. Même si j’ai la gueule de bois. »

Il se pencha, m’embrassa doucement.

« T’es trop belle bébé. »

Je l’embrassai encore. Plus fort. Plus longtemps.

C’était bon. C’était chaud. C’était… facile.

Et pourtant, au fond de moi, quelque chose restait froid.

Chloé nous sépara en riant.

« Ok les gars, on va boire ! »

Nous fîmes la tournée des shots.

Je perdis le compte.

Je dansai encore.

Je ris.

Je vivais.

À 2 h 47, nous sortîmes. L’air froid me gifla.

Lola commanda l’Uber.

Dans la voiture, je sortis mon téléphone pour mettre une playlist douce.

Je consultai mon I*******m.

Je vis la story que Lola avait postée sans me demander : moi collée à Lucas, nos bouches presque jointes, légende « Amélia is BACK, baby ».

Et en bas… un petit cœur rouge.

3 h 04 du matin.

Ethan.

Je cliquai. Il avait vu. Il avait liké.

Mon ventre se noua instantanément.

Chloé, à moitié endormie, marmonna :

« Pourquoi tu fais cette tête ? »

Je montrai l’écran.

« Il a liké la story. »

Lola se redressa d’un coup.

« Attends, ton patron ? À trois heures du mat’ ? »

« Oui. »

Chloé éclata de rire.

« Il est en train de se branler sur ta story, c’est sûr. »

Je lui donnai une tape.

« Arrête ! »

Lola, sérieuse tout à coup :

« Ou alors… il est jaloux. »

Je regardai par la fenêtre.

« Il n’a aucun droit d’être jaloux. »

Lola : « Exact. Mais il l’est quand même. »

Silence dans la voiture.

Je relus le cœur rouge dix fois.

Je cliquai sur son profil. Toujours la même photo de lui en costard, regard noir, impénétrable. Aucune story. Rien depuis des mois.

L’Uber s’arrêta devant chez moi.

Je descendis, les talons qui claquaient sur le trottoir mouillé.

Lola cria par la fenêtre :

« Envoie-lui un message ! Dis-lui que t’as passé une meilleure soirée que lui ! »

Je ris.

« Jamais de la vie. »

Je montai.

J’enlevai mes chaussures dans l’entrée.

Je me démaquillai à moitié.

Je m’écroulai sur mon lit, encore en robe.

Et je fixai ce cœur rouge.

Je tapai, puis j’effaçai.

Je tapai encore.

Finalement, je n’envoyai rien.

Mais je murmurai dans le noir :

« Tu fais quoi, Ethan ? Tu dors pas non plus, hein ? »

Je fermai les yeux.

Mon téléphone restait allumé sur l’oreiller.

Le cœur rouge brillait encore.

Et moi, je ne savais plus si j’étais en colère, flattée, ou juste… complètement foutue.

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