LOGINLe soir, nous dînons ensemble, nous parlons de tout et de rien, de nos journées, de nos projets, de nos rêves, et j'apprends à le connaître, vraiment, pour la première fois, sans les masques, sans les mensonges, sans les trahisons. Il me raconte son enfance, ses peurs, ses doutes, ses regrets, il me raconte l'homme qu'il était, l'homme qu'il est devenu, l'homme qu'il veut être, et je l'écoute, je l'écoute comme on
Le soir, nous dînons ensemble, nous parlons de tout et de rien, de nos journées, de nos projets, de nos rêves, et j'apprends à le connaître, vraiment, pour la première fois, sans les masques, sans les mensonges, sans les trahisons. Il me raconte son enfance, ses peurs, ses doutes, ses regrets, il me raconte l'homme qu'il était, l'homme qu'il est devenu, l'homme qu'il veut être, et je l'écoute, je l'écoute comme on écoute une musique qu'on aime, comme on regarde un tableau qu'on admire, comme on aime un homme qu'on a choisi.La nuit, il me prend dans ses bras, il me fait l'amour, doucement, tendrement, infiniment, comme une renaissance, comme un recommencement, comme un pardon qu'on se donne, qu'on s'offre, qu'on partage, et je pleure dans ses bras, je pleure de joie, de soulagement, de reconnaissance, parce que c'est la première fois que je suis vraiment moi, vraiment Ivy, vraiment A
Je tombe à genoux devant lui, je prends son visage entre mes mains, je le regarde, je le regarde longtemps, très longtemps, et je vois, je vois dans ses yeux tout ce qu'il a souffert, tout ce qu'il a perdu, tout ce qu'il a pardonné, et je sais, je sais que je dois lui pardonner, que je dois me pardonner, que je dois nous pardonner, pour vivre, pour aimer, pour recommencer.— Je te pardonne, dis-je, et les mots sortent de ma bouche comme un souffle, comme une prière, comme une renaissance. Je te pardonne, Alexander, je te pardonne tout, parce que je t'aime, parce que je n'ai jamais cessé de t'aimer, parce que je ne pourrai jamais cesser de t'aimer, même après tout ça, même après toutes ces trahisons, toutes ces ruines, toutes ces cendres.Il me prend dans ses bras, il me serre contre lui, je sens son corps qui tremble, ses mains qui s'accrochent à mes cheveux, ses lèvre
Amelia / IvyJe suis restée dans cette chambre d'hôtel pendant des jours, peut-être des semaines, je ne sais plus, je ne compte plus, je flotte dans cet espace anonyme comme une âme en peine, comme un fantôme qui ne sait pas qu'il est mort, comme une femme qui a tout perdu et qui attend que quelque chose arrive, que quelqu'un vienne, que la mort vienne, que l'oubli vienne.Les jours passent, les nuits aussi, et je ne fais rien, je ne mange pas, je ne dors pas, je ne vis pas, je reste là, allongée sur ce lit défait, à regarder le plafond, à compter les fissures, à suivre du regard les ombres que projettent les rideaux quand le vent les soulève, et je pense à eux, à Alexander, à Dimitri, à tout ce que j'ai détruit, à tout ce que j'ai perdu, à tout ce que je ne retrouverai jamais.Mon téléphone sonne parfois, d
Mais je sais que ce jour n'est pas aujourd'hui, pas ce soir, pas maintenant, et je reste là, seule, dans cette chambre d'hôtel, à pleurer, à me souvenir, à me perdre, et je me demande si un jour, enfin, je pourrai me pardonner, si un jour, enfin, je pourrai être heureuse, si un jour, enfin, je pourrai aimer sans détruire, être aimée sans mentir, vivre sans me perdre.Je me lève, je vais à la fenêtre, j'ouvre les rideaux, la nuit est tombée, la ville est noire, les lumières s'éteignent une à une, les vies s'arrêtent une à une, les rêves meurent une à une, et je reste là, à regarder ce monde qui continue sans moi, qui m'oublie, qui me laisse, qui m'abandonne.— Qu'est-ce que tu as fait, Ivy ? murmuré-je dans le silence de la chambre, et ma voix résonne comme celle d'une étrangèr
Je l'embrasse, un dernier baiser, un baiser qui goûte les larmes, le pardon, l'amour, un baiser qui efface tout, le passé, la vengeance, les mensonges, un baiser qui nous réconcilie, qui nous rassemble, qui nous sépare, pour toujours, à jamais, et je reste dans ses bras, je reste contre lui, je reste avec lui, cette dernière fois, cette seule fois, ce dernier instant, avant de partir, avant de disparaître, avant de m'oublier.— Je t'aime, murmure-t-il dans mes cheveux, et sa voix est douce, très douce, comme une prière, comme un adieu, comme un amour qui ne demande rien, qui n'attend rien, qui ne veut rien d'autre que d'être aimé, lui aussi, lui aussi, lui aussi. Je t'aime, Ivy, je t'aimerai toujours, même après tout ça, même après toutes ces trahisons, toutes ces ruines, toutes ces cendres, je t'aime, je t'aime, je t'aime.— Je sais, r&e
Ils me regardent, ils ne disent rien, ils ne font rien, ils restent là, immobiles, silencieux, brisés, et je vois dans leurs yeux la même douleur, la même rage, le même désespoir, le même amour, et je sais, je sais que c'est le seul choix possible, que c'est la seule décision juste, que c'est la seule façon de les sauver, de me sauver, de nous sauver tous.— Adieu, Alexander, dis-je, et je l'embrasse, un dernier baiser, un baiser qui goûte les larmes, le pardon, l'amour, un baiser qui efface tout, le passé, la vengeance, les mensonges, un baiser qui nous réconcilie, qui nous rassemble, qui nous sépare, pour toujours, à jamais.— Adieu, Dimitri, dis-je, et je l'embrasse, un dernier baiser, un baiser qui goûte les larmes, le pardon, l'amour, un baiser qui efface tout, le passé, la vengeance, les mensonges, un baiser qui nous réconcili
RoyJe retiens une exclamation. Elle n’est pas vieille. Trente-cinq ans, peut-être ? Mais son visage est ravagé. Des cernes profonds comme des blessures, des pommettes coupantes, une bouche entrouverte sur des dents abîmées, une lèvre fendue. Et pourtant… pourtant, il y a une étrange netteté dans s
IvyLa voix vient de ma droite. Elle est cassée, à peine audible. Je tourne la tête. Dans la pénombre, je distingue un visage réduit à un masque d’os et de peau grise. Des yeux enfoncés brillent d’un éclat fiévreux.— Oui, je réussis à dire.— Bienvenue chez les mortes-vivantes, ricane la voix, ava
IvyC’est ce dont Magda a parlé. Des « goûts particuliers ». Son membre, en érection, est disproportionné par rapport à sa petite taille. Long, épais. Et il brille. Littéralement. Il a appliqué une sorte de gel ou d’huile qui le fait luire d’un éclat obscène et artificiel dans la lumière tamisée. C
IvyLa journée a été un long glissement sur la pente du dégoût. Le dos d’Anya, une carte topographique de la cruauté, danse devant mes yeux chaque fois que je cligne des paupières. L’odeur de l’antiseptique qu’on a étalé sur ses plaies se mêle, dans la mémoire de mes narines, à celle du sang frais







