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CHAPITRE 35 : SCALPEL ET SILENCE 2

Author: Déesse
last update publish date: 2026-01-02 02:06:06

Ivy

L’obscurité qui vient n’est pas celle de la terre. Elle est chimique, douceâtre, et elle m’emporte sans un combat.

La douleur est une mer. Une marée rouge, brûlante, qui monte et descend avec les battements de mon cœur, mais qui ne se retire jamais complètement. Je émerge par fragments, entre deux vagues d’agonie. Des visions floues : le plafond, le visage crispé de Roy essuyant mon front, la forme sombre de Léo vérifiant des perfusions.

Mon visage n’existe plus. Il est un champ de bataille
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    Après, nous restons enlacés, silencieux, vivants, et je sens son cœur qui bat contre le mien, son souffle qui se mêle au mien, ses mains qui caressent mes cheveux, mes épaules, mon dos, et je me demande si c'est possible, si c'est encore possible, si nous pouvons être heureux, si nous pouvons oublier, si nous pouvons recommencer, ou si nous sommes condamnés à nous aimer, à nous détruire, à nous perdre, encore et encore, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien, plus personne, plus jamais.— Je t'aime, murmure-t-il dans mes cheveux, et sa voix est douce, très douce, comme une promesse, comme un serment, comme un avenir qu'il nous offre, qu'il nous donne, qu'il nous construit, pierre après pierre, jour après jour, nuit après nuit, mensonge après vérité, pardon après pardon.— Je t'aime, répondé-je, et c'est la v&eac

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    Il ne sait pas, il ne sait pas que c'est moi, que c'est Ivy, que c'est la femme qu'il a rejetée, humiliée, payée pour qu'elle disparaisse, qui est revenue, qui s'est reconstruite, qui s'est inventée un nouveau visage, un nouveau nom, une nouvelle vie, pour le détruire, pour le tuer, pour le perdre.Il ne sait pas, il ne sait pas que c'est moi qui ai vidé ses comptes, volé ses secrets, trahi sa confiance, détruit son empire, anéanti sa vie, et je le regarde, je le regarde dormir, paisible, confiant, aimant, et je pleure, je pleure sur lui, sur moi, sur nous, sur tout ce gâchis, sur cet amour que j'ai détruit, sur cette vie que j'ai anéantie, sur cette vengeance qui m'a dévorée, qui m'a tuée, qui m'a laissée seule, plus seule que je ne l'ai jamais été, plus seule que je ne le serai jamais.Amelia / IvyLes jours passent, les se

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    Il se lève, il vacille, ses jambes tremblent, ses mains cherchent un appui, et je le rattrape, je le tiens contre moi, je sens son corps si maigre, si fragile, si brisé, et je pleure, je pleure sur lui, sur moi, sur nous, sur tout ce gâchis, sur cet amour que j'ai détruit, sur cette vie que j'ai anéantie, sur cette vengeance qui m'a dévorée, qui m'a tuée, qui m'a laissée seule, plus seule que je ne l'ai jamais été, plus seule que je ne le serai jamais.— Laisse-moi, dit-il, et il essaie de se dégager, de partir, de fuir, mais il n'a plus de force, plus de volonté, plus de vie, et il s'effondre dans mes bras, son poids m'écrase, sa douleur m'étouffe, son désespoir me noie, et je le tiens, je le tiens contre moi, je le tiens comme si je pouvais le sauver, comme si je pouvais le guérir, comme si je pouvais le ramener à la vie, à moi, à

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