MasukJe tombe à genoux devant lui, je prends son visage entre mes mains, je le regarde, je le regarde longtemps, très longtemps, et je vois, je vois dans ses yeux tout ce qu'il a souffert, tout ce qu'il a perdu, tout ce qu'il a pardonné, et je sais, je sais que je dois lui pardonner, que je dois me pardonner, que je dois nous pardonner, pour vivre, pour aimer, pour recommencer.— Je te pardonne, dis-je, et les mots sortent de ma bouche comme un souffle, comme une prière, comme une renaissance. Je te pardonne, Alexander, je te pardonne tout, parce que je t'aime, parce que je n'ai jamais cessé de t'aimer, parce que je ne pourrai jamais cesser de t'aimer, même après tout ça, même après toutes ces trahisons, toutes ces ruines, toutes ces cendres.Il me prend dans ses bras, il me serre contre lui, je sens son corps qui tremble, ses mains qui s'accrochent à mes cheveux, ses lèvre
Amelia / IvyJe suis restée dans cette chambre d'hôtel pendant des jours, peut-être des semaines, je ne sais plus, je ne compte plus, je flotte dans cet espace anonyme comme une âme en peine, comme un fantôme qui ne sait pas qu'il est mort, comme une femme qui a tout perdu et qui attend que quelque chose arrive, que quelqu'un vienne, que la mort vienne, que l'oubli vienne.Les jours passent, les nuits aussi, et je ne fais rien, je ne mange pas, je ne dors pas, je ne vis pas, je reste là, allongée sur ce lit défait, à regarder le plafond, à compter les fissures, à suivre du regard les ombres que projettent les rideaux quand le vent les soulève, et je pense à eux, à Alexander, à Dimitri, à tout ce que j'ai détruit, à tout ce que j'ai perdu, à tout ce que je ne retrouverai jamais.Mon téléphone sonne parfois, d
Mais je sais que ce jour n'est pas aujourd'hui, pas ce soir, pas maintenant, et je reste là, seule, dans cette chambre d'hôtel, à pleurer, à me souvenir, à me perdre, et je me demande si un jour, enfin, je pourrai me pardonner, si un jour, enfin, je pourrai être heureuse, si un jour, enfin, je pourrai aimer sans détruire, être aimée sans mentir, vivre sans me perdre.Je me lève, je vais à la fenêtre, j'ouvre les rideaux, la nuit est tombée, la ville est noire, les lumières s'éteignent une à une, les vies s'arrêtent une à une, les rêves meurent une à une, et je reste là, à regarder ce monde qui continue sans moi, qui m'oublie, qui me laisse, qui m'abandonne.— Qu'est-ce que tu as fait, Ivy ? murmuré-je dans le silence de la chambre, et ma voix résonne comme celle d'une étrangèr
Je l'embrasse, un dernier baiser, un baiser qui goûte les larmes, le pardon, l'amour, un baiser qui efface tout, le passé, la vengeance, les mensonges, un baiser qui nous réconcilie, qui nous rassemble, qui nous sépare, pour toujours, à jamais, et je reste dans ses bras, je reste contre lui, je reste avec lui, cette dernière fois, cette seule fois, ce dernier instant, avant de partir, avant de disparaître, avant de m'oublier.— Je t'aime, murmure-t-il dans mes cheveux, et sa voix est douce, très douce, comme une prière, comme un adieu, comme un amour qui ne demande rien, qui n'attend rien, qui ne veut rien d'autre que d'être aimé, lui aussi, lui aussi, lui aussi. Je t'aime, Ivy, je t'aimerai toujours, même après tout ça, même après toutes ces trahisons, toutes ces ruines, toutes ces cendres, je t'aime, je t'aime, je t'aime.— Je sais, r&e
Ils me regardent, ils ne disent rien, ils ne font rien, ils restent là, immobiles, silencieux, brisés, et je vois dans leurs yeux la même douleur, la même rage, le même désespoir, le même amour, et je sais, je sais que c'est le seul choix possible, que c'est la seule décision juste, que c'est la seule façon de les sauver, de me sauver, de nous sauver tous.— Adieu, Alexander, dis-je, et je l'embrasse, un dernier baiser, un baiser qui goûte les larmes, le pardon, l'amour, un baiser qui efface tout, le passé, la vengeance, les mensonges, un baiser qui nous réconcilie, qui nous rassemble, qui nous sépare, pour toujours, à jamais.— Adieu, Dimitri, dis-je, et je l'embrasse, un dernier baiser, un baiser qui goûte les larmes, le pardon, l'amour, un baiser qui efface tout, le passé, la vengeance, les mensonges, un baiser qui nous réconcili
Il encaisse, il encaisse mes coups, il ne se défend pas, il ne riposte pas, il reste là, immobile, silencieux, brisé, et je le frappe encore, encore, encore, jusqu'à ce que mes poings soient en sang, jusqu'à ce que mes bras soient lourds, jusqu'à ce que mes jambes fléchissent, jusqu'à ce que je n'aie plus de force, plus de rage, plus de vie.— Ça suffit, dit-il, et il attrape mes poings, il les bloque, il me regarde, ses yeux sont calmes, trop calmes, et je vois, je vois dans ses yeux la même douleur que la mienne, la même rage, la même haine, le même désespoir, et je comprends, je comprends que nous sommes pareils, que nous avons aimé la même femme, que nous avons perdu la même femme, que nous sommes en train de mourir de la même mort.— Elle n'est à personne, répète-t-il, et sa voix est douce, trè
VANCELes portes de l'ascenseur privé se referment dans un silence d'étoupe, m'arrachant à l'étage où je l'ai laissée. L'air conditionné du lift me frappe au visage, mais il ne parvient pas à éteindre la chaleur qui couve sous ma peau. Une chaleur d'étuve, lourde et électrique.Mon appartement du d
AMELIALe froid du sol en verre traverse ma robe, ancre mon corps dans ce moment, dans cet endroit. Le silence après sa sortie est assourdissant, mais il n’est pas vide. Il est chargé d’électricité, du parfum de son arrogance, de l’empreinte de sa chaleur à quelques centimètres de moi.Et au cœur d
IvyLe moteur de la berline grise vrombit,un bourdonnement régulier qui se substitue au silence de la maison. Par la vitre teintée, les paysages défilent, des champs mornes, des bosquets, des panneaux indicateurs qui pointent vers un monde que je n’ai pas connu depuis une éternité. Je ne les vois p
RoyLe jour se lève,couleur de plomb. Un jour de fin du monde. Sa fin à elle, la dernière étape. La mienne, aussi, d’une certaine manière.Je l’entends bouger dans sa chambre, des bruits feutrés, le froissement d’un tissu précieux, le cliquetis discret de bijoux. Elle se prépare pour son entrée sur







