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Chapitre 11 : L'Appel

Author: Déesse
last update publish date: 2025-12-03 02:15:09

Ivy

Le jour a dû passer. Une autre nuit approche. Une pâleur laiteuse et sale filtre à travers la vitre opaque, suffisante pour voir les contours des murs mais pas assez pour les éclairer. C’est la lumière des limbes. La mienne.

Je ne suis plus allongée. Je suis accroupie dans le coin le plus éloigné de la porte, le dos contre le béton froid, les bras encerclant mes genoux. Une position fœtale. Un réflexe atavique qui cherche une protection que les murs ne peuvent offrir.

L’idée, folle et douce
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    Il sourit, un sourire triste, un sourire brisé, un sourire qui dit adieu, qui dit pardon, qui dit amour, et il se lève, il se lève lentement, très lentement, comme s'il n'avait pas la force, comme s'il n'avait pas le courage, comme s'il n'avait pas la volonté de partir, de s'en aller, de disparaître.— Adieu, Ivy, dit-il, et les mots sont une mort, une fin, un adieu que je n'aurais jamais voulu prononcer, que je n'aurais jamais voulu entendre, que je n'aurais jamais voulu vivre. Adieu, Ivy, adieu, mon amour, adieu, ma vie, adieu, tout ce que nous aurions pu être, tout ce que nous n'avons jamais été, tout ce que nous ne serons jamais.Il s'en va, il disparaît dans la foule, il s'efface de ma vie, de mon cœur, de mon avenir, et je reste là, assise dans ce café, à pleurer, à me souvenir, à me perdre, et je me demande si un jour, enfin, je pourrai

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    Le soir, nous dînons ensemble, nous parlons de tout et de rien, de nos journées, de nos projets, de nos rêves, et j'apprends à le connaître, vraiment, pour la première fois, sans les masques, sans les mensonges, sans les trahisons. Il me raconte son enfance, ses peurs, ses doutes, ses regrets, il me raconte l'homme qu'il était, l'homme qu'il est devenu, l'homme qu'il veut être, et je l'écoute, je l'écoute comme on écoute une musique qu'on aime, comme on regarde un tableau qu'on admire, comme on aime un homme qu'on a choisi.La nuit, il me prend dans ses bras, il me fait l'amour, doucement, tendrement, infiniment, comme une renaissance, comme un recommencement, comme un pardon qu'on se donne, qu'on s'offre, qu'on partage, et je pleure dans ses bras, je pleure de joie, de soulagement, de reconnaissance, parce que c'est la première fois que je suis vraiment moi, vraiment Ivy, vraiment A

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